ESSAI DE CHRONOLOGIE

 

des implantations communautaires des

 

 ‘Salésiens de Don Bosco’ des ‘Provinces’ de France

 

 

suivi de

 

diverses annexes sur leurs activités missionnaires …

 

 

 

 

 

 

 

 

Raymond GILLET, 30/11/2007              

 

                                  

 

Avertissement

 

Les pages qui suivent, ont été rédigées par simple compilation, essentiellement à partir de la lecture des ouvrages suivants:

- Collections du Bulletin Salésien français et Don Bosco Aujourd’hui (abréviation BS),

- Collection Don Bosco France (abréviation DBF)

- Histoire des Fondations Salésiennes de France par Jules-Marie BESLAY (ronéoté vers 1958-1960)

                        livre premier  1875-1888 - livre deuxième 1888-1903 - livre troisième 1903-1940

- Don-Bosco à Nice, par Francis DESRAMAUT, ADE-Paris, 1980

- L’Orphelinat Jésus-Adolescent de Nazareth ...(1896-1948), Francis DESRAMAUT, LAS-Roma-1986

- Les Cahiers Salésiens (publications du Père Francis Desramaut)         

- La présence salésienne en Suisse Romande, P. Donnet, Benediktbeuern-1985, mémoire polycopié

- Répertoire alphabétique des salésiens du Patronage Saint-Pierre de Nice entre 1875 et 1930,

                        par Francis Desrmaut, Lyon-1977 (ronéoté en 69 pages au format 21-29,7)

- et quelques autres publications parfois citées au passage…

mais aussi à l’aide d’informations données par plusieurs confrères.

NB : En mai 1996, un premier jet a été polycopié en 14 exemplaires numérotés de 01 à 14 (format A4, 195 pages, couverture bleue), avec le titre : « Essai de présentation chronologique des implantations salésiennes des Provinces de France (A Bailleul, mai 1996, R.GILLET) ».

 

 

SOMMAIRE

 

 

Pages     

3 à 236............ Chronologie des implantations communautaires successives (liste en fin de volume)

237............. A l’époque des loi anti-congréganistes…

238.................. Premières fondations de la nouvelle province « de Belgique et de Suisse »

239.................. Les trois premières implantations des salésiens en Haïti

240.................. Relance des implantations salésiennes au Canada

241.................. Première implantation des salésiens au Sri-Lanka (Ceylan)

242.................. Premiers missionnaires des provinces salésiennes de France en Afrique noire

243.................. Afrique Noire : premières implantations canoniques de la province salésienne de Paris

244.................. Premiers confrères africains (zone A.T.E.) admis par les provinces européennes

245-246....... Premiers confrères africains (zone A.T.E.) admis après la création de la délég. mondiale

247-249....... Salésiens ayant travaillé dans les provinces de France, puis en AFRIQUE NOIRE

250............. Salésiens ayant travaillé dans les provinces de France, puis au MOYEN-ORIENT

251............. Salésiens ayant travaillé dans les provinces de France, puis en AMERIQUE DU NORD

252-253....... Salésiens ayant travaillé dans les provinces de France, puis en AMERIQUE LATINE

254............. Salésiens ayant travaillé dans les provinces de France, puis en EXTRÊME-ORIENT

255............. Salésiens ayant travaillé dans les provinces de France, puis ailleurs en EUROPE

256.................. Evolution des structures de la congrégation salésienne en France

257............. Revues, Services, et Groupes missionnaires salésiens

258.................. Le « Bulletin Salésien » français

259-260........... Informations salésiennes par diverses publications

261.................. Editions Don Bosco-Paris

262.................. Groupes, services, initiatives d’animation salésienne

263.................. Diverses associations françaises créées pour les MISSIONS SALESIENNES

264.................. Diverses associations françaises créées pour les OEUVRES SALESIENNES

265............. Diverses choses non classées et « Les salésiens français et les guerres »

266-269....... Liste chronologique des implantations de communautés (répertoriées des pages 3 à 236)

270-273....... Liste géographique des implantations de communautés (répertoriées des pages 3 à 236)

 

 

 

 

 

1875

Nice (Alpes-Maritimes)

PATRONAGE SAINT-PIERRE, DON BOSCO-NICE

 

 

            Le Patronage Saint-Pierre à Nice (Alpes Maritimes, diocèse de Nice) - où Don Bosco fut appelé dès 1874 – fut la 1° fondation salésienne européenne hors d’Italie. Les salésiens, c’est à dire deux prêtres (Joseph Ronchail et Enrico Guelfi), un abbé, un coadjuteur (Filippo Cappellaro, cuisinier) y arrivent le 09 novembre 1875 et s’installent dans une ancienne filature de la rue Victor (2 ou 3 petites chambres)

1875-1887 : P. RONCHAIL Joseph, 1° directeur. Il ouvre un patronage, puis une école professionnelle pour orphelins (début avec 45 pensionnaires) déclarée en Préfecture comme Œuvre d’assistance. En 1876, il achète la Villa Gauthier (9.000m², au bord du Paillon), au 1-Place d’Armes (devenue Place du XV°Corps). En 1877, arrivent 3 salésiennes avec quelques postulantes, c’est la 1° fondation des salésiennes en France. En 1986, on a  107 apprentis, 77 étudiants, et 50 adultes.

1887-1919 : P. CARTIER Louis, directeur. On bâtit l’école professionnelle en 1894. Jusque 1901, quelques novices font leur noviciat dans cette maison. En février 1901, on fête, avec Don Rua, le 25° anniversaire de la présence des salésiens en France. Il y a alors 7 ateliers: typographe, imprimeur, relieur, menuisier, serrurier, cordonnier, tailleur. De 1901 à 1906, c’est l’époque des persécutions. En 1901, l’école passe officiellement au diocèse qui y maintient le P. Cartier (sécularisé !). Les ateliers sont transformés en société anonyme, la  « Société Industrielle des Ateliers de la Place d’Armes ». Le 13 octobre , c’est la dissolution officielle du « Patronage St-Pierre, oeuvre de Don Bosco », mais dès le lendemain, un laïc, Mr Levrot, crée l’ « Association du Patronage St-Pierre »(Loi 1901) qui prend possession de l’œuvre, et déclare ouverte la « Maison de famille des Apprentis » qu’il va diriger. P.Cartier loge 29, rue Barba, mais garde son bureau comme aumônier ! La section des apprentis s’amenuise et celle des « étudiants » disparaît. En 1905, c’est la vente des locaux par l’Etat. Ils sont rachetés par un « britannique », qui les loue aussitôt à l’Association ! En 1906, l’Etat vend le mobilier de l’école et les machines des ateliers… En 1907, on rouvre une « Ecole secondaire » en supprimant la « Maison de famille ». Le directeur officiel de l’école secondaire (jusqu’en 1923) et du patronage est alors le prêtre diocésain Louis-Albert BESSIERES ;  P.Cartier y est toujours discrètement présent (aumônier !) et des coadjuteurs y sont aussi en poste... En 1909, il y a 175 élèves dont 85 apprentis, 58 primaires et 32 latinistes, et on débute une colonie de vacances à Langogne (Lozère,). En 1911-1912, débute la paroisse ND-Auxiliatrice, qui sera érigée le 20/10/1913 et confiée au P.Cartier. En 1913, il y a 19 salésiens, dont 3 reconnus comme « italiens » !

1919-1921 : P. PATARELLI Charles, directeur. Au sortir de la guerre, il reprend, officiellement et publiquement comme salésien, la direction de l’œuvre.

1921-1923 : P. CARTIER Louis, directeur (P.Patarelli, fatigué, reste comme préfet). En 1921, il ouvre l’école (120 élèves) aux apprentis, et fonde l’ « Association ND-Auxiliatrice au 32, place du XV°Corps à Nice », qu’il déclare officiellement selon la loi de 1901.

1923-1925 : P. PATARELLI Charles, directeur à nouveau. En 1923, un nouveau directeur académique du secondaire, Barthélémy MARIA, succède à l’abbé Bessières. Un arrêté ministériel du 20/02/1923 approuve la « Société de secours mutuel » des Anciens.

1925-1930 : P. VIRION Paul, directeur (après ses « provincialats »). Il pose, en 1926, la première pierre du sanctuaire ND-Auxiliatrice.

1930-1937 : P. BRON Joseph, directeur. Désormais, il y a un noyau important d’externes. En 1931, il lance un cercle militaire avec son journal « Sous les drapeaux » ; le 25 juin 1933, c’est la bénédiction et l’ouverture au culte du sanctuaire ND-Auxiliatrice (P.Blain, curé). En 1936, on installe une centrale électrique indépendante, et c’est le début du journal « L’Ancien ».

1937-1946 : P. SIMEONI Vincent, directeur. En 1944, on se réfugie à Caussols.

1946-1952 : P. BOUQUIER Henri, directeur. En 1949, il crée l’oeuvre d’éducation populaire « Institut Louis Cartier ». On inaugure un nouveau bâtiment (40x25m) en 1951.

1952-1955 : P. HAWTHORN Edouard, directeur.

1955-1958 : P. PONS Marcel, directeur.

1959-1965 : P. BAUDIN Robert, directeur. De 1963 à 1973, P.Galas est curé de ND-Auxiliatrice.

1967-1972 : P. BOUCHET Albert, directeur. En 1967 est signé le contrat d’association de l’école avec l’Etat. Dans la nuit du 19 au 20 février 1970, les reliques de D.Savio sont volées dans la Basilique (restituées anonymement en septembre 1981).

1972-1975 : P. CALEMARD Marius, directeur. En 1973, P. AUBERT est curé de ND-Auxiliatrice. En 1974, il y a 1050 élèves dans l’école et 600 jeunes au parascolaire (ex-patro...), et on constitue une nouvelle communauté salésienne autour de la paroisse ND-Auxiliatrice.

1975-1984 : P. KOCH Jean, directeur. En 1977, on crée la « Fondation Don Bosco-Nice-40, place du XV° Corps (devenue Place Don Bosco en 1980).

1984-1990 : P. MOUILLARD Michel, directeur. En 1984, on compte 725 jeunes au Lycée professionnel.

1990-1994 : P. JACQUEMOUD Marcel, directeur et vicaire provincial.

En 1992, direction laïque avec  Mr PERPOLI Noël.

En 1993: la Communauté est désormais séparée de l’école, au  6, rue P.Cartier.

Les supérieurs successifs seront :

P. WIRTH Morand (1994-1996), P. GATEAU Jacques (1996-2007+).

A partir de 2001, suite à une restructuration diocésaine, le sanctuaire ND-Auxiliatrice n’est plus paroisse et la communauté « Nice-ND-Auxiliatrice-36, place Don Bosco » est canoniquement supprimée, ses confrères étant rattachés à « Nice-Don Bosco », sans changer de résidence.

 

 

 

 

 

Consulter

BS juillet 1894 p112sq et BS janvier 1901 p15-21 : historique

BS janvier 1950 p5 et BS octobre 1951 p114-116 :  ouverture de l’’ Institut Cartier

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome III, p5-13

Don-Bosco à Nice par Francis Desramaut (ADE-Paris 1980)

BS sept-oct 1981 p11 : un paquet pour une messe (reliques de D.Savio)

DBF 80 janvier 1978 : Les débuts de l’œuvre salésienne en France : Nice…

 

 

1877-1878

CANNES (Alpes-Maritimes)

Oeuvre pour adolescents

 

 

A  Cannes (Alpes-Maritimes, diocèse de Nice), on avait commencé à s’occuper d’une oeuvre pour adolescents lancée par le curé du lieu : école primaire, patronage, école professionnelle (beaux projets)

1877-1878 : P. PERROT Pierre, unique directeur.

après un essai loyal d’un an, les salésiens se retirent,

« sur la promesse de conditions meilleures qui ne se présentèrent jamais »...

 

 

 

 

 

Consulter

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay , tome I, p35

 

1878

Marseille (Bouches-du-Rhône)

ORATOIRE SAINT-LEON, DON BOSCO-MARSEILLE

 

 

A Marseille (Bouches-du-Rhône, diocèse de Marseille), la 2° fondation salésienne française débuta par un bail de 50 ans, sur une oeuvre paroissiale de la Société Beaujour, dirigée par les Frères au 7-9, rue Beaujour : elle comprenait une école élémentaire pour pauvres et un foyer pour jeunes artisans. L’ouverture canonique date du 28 juin 1878, mais les salésiens arrivent de Turin (P. Joseph Bologne et le coadjuteur Louis Nasi) le 01 juillet 1878. Leur arrivée a été combinée avec et par le Chanoine GUIOL, curé de Saint-Joseph, la paroisse du quartier.

1878-1884 : P. BOLOGNE Joseph, premier directeur salésien. L’adresse initiale est au 1, rue Beaujour, puis ce sera au 9. L’œuvre débute le 02 juillet 1878 avec 40 petits écoliers (externes) et 2 pensionnaires-apprentis (puis 8, avec Mr Borghi, coadjuteur menuisier venu lui aussi de Turin). Ce sera l’Oratoire Saint-Léon,  en l’honneur du pape Léon XIII : elle est déclarée en Préfecture comme œuvre d’assistance. En janvier 1879, on ouvre une classe de latin, puis des ateliers de cordonniers et de tailleurs. Suite aux décrets Jules Ferry du 29 mars 1880, la maison est déclarée « diocésaine ». Malgré tout, le 02 novembre, ordre est donné d’en partir dans les 24 heures ! On monte la garde, et il ne se passera rien ! En 1881, est érigée la Province de France : son provincial, P.Albéra, s’installe à « Saint-Léon ». De plus, Mère Amélie et 3 salésiennes viennent prendre en soin de la cuisine et de la lingerie pour les 150 internes et les 60 externes. En 1882, on achète les maisons voisines (Vittoz, Gravet, Basset). En 1883, une maison est aménagée pour les sœurs au 11, rue Beaujour, et on transfère l’entrée et la direction de l’ oeuvre au 9, rue des Romains.

1884-1898 : P. GROSSO Jean-Baptiste, maître de chapelle, devient directeur. En 1891 : il achète la propriété Imbert (en bas) pour s’étendre jusqu’à la rue des Princes ; on réalise également la construction en briques roses du double bâtiment des ateliers et de la salle des fêtes. En 1892, directeur et provincial se transportent au 78, rue des Princes (devenue rue Stanislas-Torrents). En 1893, vient s’ajouter à l’école professionnelle et à l’école apostolique, un noviciat pour coadjuteurs : Don Tomatis Giorgio, puis P.Montagnini Dominique en seront les maîtres des novices. L’Association des Anciens est fondée le 31 mai 1896.

1898-1900 : P. MONTAGNINI Dominique, directeur.

1900-1905 : P. OLIVE Ludovic, directeur. En 1902, débute le procès de 8 prêtres salésiens (Perrot, Renat, Sutto, Jauffret, Baron, Siméoni, Buzy, Pichon). Après un premier acquittement en juin et un deuxième en juillet, la cour de cassation les condamne le 01 septembre 1903 : amende, dispersion et confiscation des biens ; et la « Société Beaujour », propriétaire, sera elle-aussi « dépouillée ». On arrive à garder la jouissance d’une partie des bâtiments : la ville construit un mur de séparation et installe une école municipale. Notre maison ne garde que des apprentis et devient les « Ateliers professionnels », dirigés officiellement par le marquis de Villeneuve-Trans (+1908), aidé du  Commandant en retraite Picquant qui sera  administrateur jusque début 1906. C’est en fait ce dernier qui dirige les ateliers avec deux aumôniers diocésains ( dont P.Levrot, son directeur spirituel !).

1905-1919 : P. LEVROT Léon, directeur. Salésien, il s’installe, officiellement comme aumônier (diocésain !). P. Faure Hyppolite relance, en 1906, le patronage Saint-Joseph dans une dépendance de « Saint-Léon ». En 1908, le P.Cron H. est revenu ; il sera économe jusqu’en 1930 (sauf durant la guerre). Dès 1912, les abbés font de l’assistance et vont aux patronages fondés à cette époque, pendant que les coadjuteurs (Moullet P.,Estayer, Fleuret, Guérinot, Blanc, Faure Florent, Brunier, Lacaze, Martin, Richard) sont aux ateliers. Après l’armistice, P.Rivière F., revenu du Brésil,  arrive comme professeur de théologie. P. Dumas E. est alors responsable des écoliers, et l’abbé Chantier V., son adjoint. De 1910 à 1924, P. Siméon dirige, après P. Matha, la maîtrise Saint-Joseph (fondée par Don Grosso).

1919-1925 : P. CANDELA Antoine, directeur (après 5 années de guerre !). Il est aussi professeur des théologiens : Faure, Siméon, Rivière ...et Michel Danjou qui reprend, le premier, la soutane !). En 1920, la Société Beaujour acquiert  les locaux du Patronage, puis des maisons attenantes. La maison provinciale part à « Lyon-St-Rambert » en 1921. En mai 1922,  le bulletin « La Voix de l’Orphelin et de l’enfant pauvre (2°série) » devient avec le N°33 « La Voix de l’Orphelin », et avec le N°34 « Le Petit Nouvelliste… », et l’exposition coloniale de Marseille attribue une médaille d’or à nos ateliers Mécanique-Forge-Ajustage. Les salésiens dirigent alors 4 patronages à Marseille (voir pages suivantes).

1925-1931: P. SIMEONI Vincent, directeur. Il abat le mur de séparation construit par la ville et retrouve la chambre de Don Bosco intacte ; il relance l’atelier de menuiserie et construit  deux étages au dessus de la chapelle, sur 40 m de long (jusqu’au 70, rue des Princes). C’est l’époque de la colonie de vacances du Muy (donnée), de « La Pastorale » , « La Passion » et la Kermesse.

1931-1937 : P. BUZY-DEBAT Jean, directeur. En 1932,  il achète un terrain rejoignant la rue Beaujour.

1937-1940 : P. FAURE Hippolyte, directeur.

1940-1946 : P. BOUQUIER Henri, directeur.

1946-1952 : P. TOESCA Charles,  directeur. En 1948, il y a 100 écoliers et 200 apprentis (dont 200 pensionnaires). En 1951, première subvention accordée par le département : « Taxe d’apprentissage ».

1952-1958 : P. BOUQUIER Henri, directeur.

1958-1964 : P. ANFOSSO André, directeur.

1964-1972 : P. AMIL Michel, directeur. Vers les années 1965, Marcel Léger et André Piraton animent l’ « Avenir de Provence ». En 1971, c’est désormais l’Ecole Technique Don Bosco (Marseille 6°).

1972-1978 : P. DOUSSET Jean, directeur.

1978-1984 : P. DELEMONTEX Charles, directeur.

1984-1992 : P. KOCH Jean, directeur. En 1989 est créée la Fondation Don Bosco-Marseille au 78, rue Stanislas Torrents.

En 1992, la direction vient laïque avec Mr BROUAT Christian. En 1994, il y a 650 élèves. Les supérieurs successifs de la communauté seront : P.KOCH Jean (1992-1999), P. LAPORTE Jean (1999-2007+)

 

 

 

 

Consulter

BS avril 1879 (le 1°en français) p3-4 : ouverture de Saint-Léon

BS avril 1949 p41-42 : vie, effectifs de St-Léon

Don Bosco à Marseille, H.Faure-1959,  226p, 13x18.5, Imp. Don Bosco-Marseille

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome III, p14-23

BS sept-oct 1978 p34-35 : Marseille prêt pour un 2°centenaire

DBF 80 janvier 1978 : Les débuts de l’œuvre salésienne en France : Nice…

 

 

 

 

1878 - 1972+

MARSEILLE (Bouches-du-Rhône)

Divers patronages de quartier pour les jeunes

 

 

Dans divers quartiers de Marseille, en ville et en banlieue de Marseille, surtout après 1903, les salésiens animeront  8 patronages (ou filiales) : « à la Belle-de-mai, au Vallon de l’Oriol, puis à Saint-Joseph et à Saint-Loup, puis à Saint-Barnabé, à Saint-Philippe et enfin à Sainte-Marguerite ». En 1912, les abbés, en civil, font de l’assistance à l’école et vont aux patronages. « En 1922, les salésiens dirigent encore 4 patronages » (lesquels ?). Voici la liste des patronages où ont œuvré les salésiens de « Marseille-Saint-Léon » :

1-Un «  patro » du port existait bien avant 1894…

Le jeune salésien Antoine MARTIN dût y travailler…

2- Le Patronage ND-Auxiliatrice ou « patro de l’Oriol » (1897-1933+)

Fondé au Vallon-de-l’Oriol et lancé au 113, boulevard Bompard, le 16 mai 1897, par l’abbé Arthur PIERRE, avec l’abbé DHUIT…

1897-1899 : Abbé Arthur PIERRE, 1° directeur. On note 70 inscrits en 1897, 90 en 1898.

1899-1901 : Abbé DHUIT Julien, directeur.

1901-1902 : P .SIMEONI Vincent. ou/et GEORGES E., directeur.

1901-190?  : P. BUZY J., directeur. Il est aidé de Mr GUERIN L., coadjuteur.

1905-1906 : Abbé SIMEONI, directeur.

1914-1917 : P. GENIEYS A., directeur.

En 1921, , au concours régional, le « patro de l’Oriol » se classe 1° en gymnastique et 3° pour la clique. Son journal est « L’avant-garde », du nom de sa société sportive. En 1923, le patro a 240 inscrits.

3- Le Patronage ND-de-Bon-Secours  (1898-1938+)

C’était au quartier « Belle de Mai », un quartier où il y avait beaucoup d’étrangers et ce fut un patronage pour petits garçons.

On retrouve comme directeurs successifs ( ?) :

1906... : PICHON F.

1912-1913 : P. GENIEYS A.

1919-1920 : P. GENIEYS A.

1920-1924 : P. PICHON F.

1932-1938 : P. GAUTHIER E.

4- Le Patronage de la rue de Princes  (1899-1972+)

a) d’abord appelé « Patronage Saint-Michel » (1899-1903)

Il fut ouvert  au 76, rue des Princes, en octobre 1899, par l’abbé Paul Barolin, comme « œuvre externe des jeudi et dimanche ». A cause de quelques difficultés paroissiales, on l’appela «Patronage Saint-Michel  », en l’honneur de Don  Rua ! Ce fut le « centre » des patro salésiens…

1899-1900 : Abbé BAROLIN Paul, directeur. L’année 1900 verra : l’ordination de l’abbé Barolin, la bénédiction de la première pierre du patronage et la création de l’association gestionnaire « La Ruche ».

1900-1903 : Abbé SIMEONI Vincent, directeur. Il crée deux groupements : « La jeune Gaule » pour les cours et les jeux, et « Les bien-assis » pour le contrôle et la tenue des salles. En 1901, il y a de 70 à 145 jeunes.

1903-1903 : Abbé FAURE Hyppolite., directeur. Il entre en fonction en avril 1903, mais doit fermer l’œuvre, par suite de l’interdiction de la Congrégation en France…

b) réouvert sous le nom de « Patronage Saint-Joseph » (1906-1962)

Demandé par le chanoine Mendre, curé de la paroisse, comme « patronage pour les enfants du catéchisme et la jeunesse paroissiale », son ouverture fut annoncée en chaire le 28 janvier 1906. Elle eut lieu au 76, rue des Princes, dans une dépendance de « Saint-Léon », sous la direction du P.Faure Hyppolite avec l’abbé Moitel et Mr Audiffred.

1906-1922: P. FAURE Hyppolite, directeur. En 1907, on lance « L ‘avenir », une société de gymnastique (abbé Rey), les premiers tambours et clairons (P.Rossi, Mr Guérinot). La colonie de vacances et le tournoi catéchétique débutent en 1909, le journal « L’union des jeunes » et l’Harmonie Saint-Joseph (P .Rossi, P.Cau, Mr Fleuret, abbé Le Hénaff) en 1910. De 1910 à 1916, l’abbé ROUSSELLE P. en est le directeur-suppléant du P.Faure mobilisé. En 1919, on crée « La Française », société de préparation militaire agrée par le Gouvernement ... En 1921, note toujours parmi les activités : l’Harmonie Saint-Joseph, journal « L’Union des Jeunes », et le concours de catéchisme.

1922-19.. : P. ROSSI J., directeur. En 1923, on compte 200 enfants au patronage et fonctionnent :  la Clique, l’Harmonie, la Chorale, le Théâtre, le Vestiaire, les Cercles, la Colonie ; et on relève l’excellent palmarès de l’Avenir de Provence (gymnastique). En 1930, il y a 98 anciens, 97 persévérants et 100 enfants.

1934-1939 : P. RIVAT J-B., directeur. En 1956, on fête le cinquantenaire du patro à l’église St-Joseph.

c) à partir de 1962, c’est  l’ « Œuvre de jeunesse Avenir-Provence » (1962-1972+)

1962-1972  : P. LEGER Marcel, directeur. Il est aidé d’A.Piraton. Il y a environ 300 jeunes de 7 à 18 ans (trois-quarts venant de la paroisse Saint-Joseph). L’œuvre est ouverte tous les soirs à partir de 16h et tous les jours de congé. Les activités sont : éducation physique, football, athlétisme, gymnastique, ping-pong, natation, imprimerie, orchestre (15 musiciens), colonie de vacances au Bocage à Chambéry (100 jeunes). On dispose d’une salle de spectacle (600 places) et d’une salle de distraction.

-----------------------------------------------------

            A partir de 1903, les salésiens participent aussi au nouvel essor de quelques patronages des environs :

a/- Patronage Saint-Loup : P. Siméoni y est nommé en 1903, puis de 1914 à 1918. b/- Patronage Saint-Barnabé : milieu un peu plus bourgeois, avec P. Rossi Joseph. Sa société sportive s’appelle « La Jeanne-d’Arc ».

c/- Patronage Saint-Philippe : assez récent en 1921… En  1923, la chapelle neuve et le terrain sont payés ! Les activités de chorale ou d’aumônerie ont grandement bénéficié des salésiens.

d/- Patronage Sainte-Marguerite : salésiens ou salésiennes ?

 

 

Consulter

BS juillet 1894 p112-113

BS novembre 1947 p16-17

BS oct-déc 1962 p18-20 : patronage Saint-Joseph

BS septembre 1901 p237 : patronage Saint-Michel

BS nov-déc 1923 p181-182 : patronage Saint-Joseph

Un patronage salésien : joyeuse histoire… 1906-1931, par H.Faure-1931, 128p, 1x18

Don Bosco à Marseille, par H.Faure-1959, 226p, 13x18.5, Imp.Don Bosco-Marseille

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome III, p14-23

DBF n°74 juillet 1976 : P.Antoine Martin : 18831976 (Patronage du Port !)

BS sept-oct 1978 p34-35 : Marseille prêt pour un 2°centenaire

 

La Crau d’Hyères (Var)

LA NAVARRE : COLONIE AGRICOLE, ORPHELINAT SAINT-JOSEPH

1878

 

 

            A La Crau (Var, diocèse de Fréjus-Toulon), à 12 km de Hyères et 15 km de Toulon, une oeuvre débutée en 1862 par l’abbé Vincent  prêtre diocésain, sur le domaine de La Navarre (à lui donné par Mr François Roujon le 06/11/1868) périclitait. Les salésiens (P.Perrot , et l’abbé Giordano venu de Nice avec le coadjuteur Mario Gay) s’installent le 05 juillet 1878 dans cette maison vue en songe par Don Bosco en août 1877. Ce fut la troisième fondation salésienne française (3 jours après Marseille !). Vaste domaine propice à la vigne, elle sera la première école d’agriculture de la congrégation . Colonie agricole, elle devient l’ « Orphelinat agricole de La Navarre » ou « l’Orphelinat Saint-Joseph ». Deux salésiennes (dont Sr Gariglia) arrivent en octobre et prennent en charge la cuisine et la lingerie : une troisième sœur arrive 15 jours après.

1878-1898 : P. PERROT Pierre (italien), directeur. Il ouvre avec 12 garçons une œuvre déclarée en Préfecture comme oeuvre d’assistance. Don Bosco envoie six autres coadjuteurs pour les besoins de la ferme. Les effectifs s’accroissent : 50 en 1879, en 1888, 100. En 1884, Don Bosco y effectue sa troisième et dernière visite et bénit la chapelle terminée.

1898-1905 : P. TOMATIS Giorgio, directeur. Fonctionnent alors l’école agricole (viticulture et horticulture), l’école apostolique (latinistes), et la section d’apprentissage (cordonniers et tailleurs). Les confrères desservent la chapelle de secours de LA LONDE. En 1899, les élèves font le premier pèlerinage à ND des Victoires à Collobrières (20 km). La publicité pour leurs vins rouges et blancs et leur Quinquina (BS juin 1901, avant dernière page), puis pour « un stomachique et un reconstituant de premier ordre, et un apéritif sans rival » vont leur apporter quelques revenus… De 1901 à 1903, ce sera les procès anti-salésiens : après deux acquittements successifs, la cour de cassation décrète la dispersion de la communauté et la confiscation des biens. Le 07 septembre 1903, 50 jeunes sur 140 partent pour Sampierdarena (Italie) avec P.TOMATIS. Restent 2 salésiens et 5 sœurs, « sécularisés ». Et le 28 septembre, le chanoine Léonce THOMAS, curé de Sauvebonne, prend effectivement la direction (qu’il avait officiellement depuis 1902, l’établissement ayant alors été transmis au diocèse) qu‘il gardera jusqu’en 1905. Les 20 écoliers sont envoyés à l’école primaire de Sauvebonne et les coadjuteurs continuent les travaux des champs et de la ferme avec les plus grands. Les soeurs, vêtues en « dames », continuent cuisine et lingerie. En 1904,  ordre est donné de fermer l’établissement et de le quitter dans les 24 heures ! Mais P.Tomatis, providentiellement de passage, « arrange » les choses. PP. Perrot, Tomatis, et Virion passent de temps en temps à l’école.

1905-1919 : P. PRANDI Lorenzo, directeur. P.Faure Casimir est économe, P.Arribat catéchiste (1907), et P. Binachon chargé de la paroisse Saint-Isidore de Sauvebonne ( devenue paroisse par ordonnance royale et épiscopale de 1846 !). P. Hennaert et l’abbé Vital Chantier sont professeurs, et  Mr Dumas chef d’atelier. De 1912 à 1926, P. Arribat dessert la paroisse de Sauvebonne où il y a un petit patronage. Le 22 juillet 1914, l’ordre de mise en vente des biens est donné, mais il est suspendu avec la déclaration de guerre le 02 août ! Partent alors en guerre  les PP. Faure Casimir, Hennaert, Arribat et MM. Mars et Garcin. Restent jusqu’à la paix. PP. Prandi, Binachon, et Perrot Pierre.

1919-1925 : P. SIMEONI Vincent, directeur. En 1920, passe Mgr Malan Antoine, ancien élève du vivant de Don Bosco, devenu salésien : il est évêque au Matto Grosso-Brésil. Le 10 juin 1922, a lieu la vente effective de la propriété : elle est rachetée par un ami: Mr Justinien Moutte.

1925-1931 : P. SELLE Samuel, directeur. De 1904 à 1928, les effectifs ont oscillé entre 20 et 120 jeunes. En octobre 1925, arrive pour un an le scolasticat de philosophie du Château d’Aix avec ses professeurs, PP. Candela et Siméon. En septembre 1929, arrive le noviciat du Château d’Aix, avec le maître des novices, P. Amielh (pour un an, le noviciat  français sera unique). Un groupe de vocations tardives est lancé en 1930 : ils seront 15 en 1932 et 20 en 1933.

1931-1934 : P. ARRIBAT Auguste, directeur.

1934-1945 : P. AMIELH Hubert, directeur. Il reste maître des novices. En octobre 1938, on va jusqu’à la classe de première incluse, avec 210 internes. De 1939 à 1944,  la maison est réquisitionnée par la marine française, puis l’armée italienne, et l’armée allemande. En 1939,  seuls les jardiniers demeurent, mais hébergés au presbytère de Sauvebonne avec P. Hawthorn. A partir de 1941, on reconstitue progressivement les classes (1941-42 : 150 élèves; 1942-43 : 12 novices). Mais en janvier 1944, la maison est réquisitionnée de nouveau comme hôpital militaire annexe, et en mars, la réquisition devient totale: les classes sont fermées et le noviciat se transporte à Lyon. En octobre, on reprend les classes (140 élèves) et le noviciat revient.

1945-1950 : P. HAWTHORN Edouard, directeur (ex-économe). En 1948, on ouvre à nouveau une section de vocations tardives.

1952-1958 : P. PHALIPPOU Emile, directeur et maître des novices.

1958-1959 : P. AMIEHL Hubert, directeur  (P.Ténégal  maître des novices).

1959-1964 : P. HAWTHORN Edouard, directeur. En 1959, le noviciat est réuni à Dormans (Marne) pour toute la France. En 1960, il y a 235 garçons, primaires et secondaires jusqu’à la classe de troisième

1964-1965 : P. TENEGAL Aimé, directeur.

1965-1972 : P. GAUTHIER Raymond, directeur.

1972-1984 : P. BOUCHET Albert , directeur. En 1978, on compte 200 enfants de la 8° à la 5° et on crée la « Fondation-La Navarre ».

1984-1993 : P. CHABERT Jules, directeur. En 1984, il y a encore école primaire et  collège, et c‘est le début de l’externat.

1993-2002 : P. CARREL Jude, supérieur. En 1993, P. WILLIAMS John devient « directeur académique » ; il y a 150 élèves internes ou demi-pensionnaires ; les salésiens desservent en plus la paroisse de La Crau. E 2001-2002, la communauté (actifs et retraités) est composée de 13 confrères résidents et d‘un rattaché (P. Jean GOUGAIN à Saint-Cyr-sur-Mer).

 2002-2007+ : P. RIPAUD Paul, supérieur. En 2006-2007, la communauté est constituée de 11 confrères résidents et de 3 rattachés (P. Charles ALESSANDRI à Adissan (34), P. Louis BALMES à Fontès (34), et P. Jean GOUGAIN à Saint-Cyr-sur-Mer).

 

 

Consulter

BS juin 1892 p 86-88 (avec croquis)

BS juin 1901 avant dernière page : réclame pour ses vins

BS janv-févr 1940 p12-13 : voyage autour de nos maisons (seuls les jardiniers demeurent !)

BS juillet-sept 1961 p7-8 : le vin; l’école...

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome III, p24-30

BS mai-juin 1979 p3-7 : La Navarre, 100 ans !

DBF 80 janv-1978 : Débuts de l’œuvre salésienne en France+100 ans des sœurs.

BS mai-juin 1992 p30 : Au salon national de l’agriculture, les vins de La Navarre

 

 

 

Saint-Cyr-sur-Mer (Var)

ORPHELINAT AGRICOLE SAINT-ISIDORE

1878 – 1901

 

 

            A Saint-Cyr-sur-Mer (Var, diocèse de Fréjus), au canton de Le Beausset, entre Toulon et Marseille, à 6 km de Bandol, non loin de La Navarre, sur une vaste propriété au sol fertile, avait été fondée en 1865 par l’Abbé Vincent, prêtre diocésain, la « Colonie Agricole Saint-Isidore ». Elle fut transmise à Don Bosco avec « La Navarre » ...  L’abbé Vincent dirigeait encore : on recevait à la fois les petits garçons et les petites filles. Les salésiens la prennent en charge en 1878. Le premier directeur en est le P.RENAT Léon. Il y accueille Don Bosco fin janvier 1879. On décida alors que les garçons iraient à La Navarre avec les salésiens, les filles restant à Saint-Isidore avec des salésiennes. Les salésiennes arrivent le 02 juin 1879 et prennent l’oeuvre en charge, sous l’autorité des salésiens. En 1882, on construit de nouveaux bâtiments : une habitation pour les salésiens et une chapelle. Mais la construction devra être interrompue. En 1883, il y a 40 fillettes.

L’Orphelinat agricole Saint-Isidore a pour première supérieure salésienne Soeur Daghero, future Mère Générale.

Les directeurs salésiens successifs furent :

1878-1880 : P. RENAT Léon, directeur.

1880-1882 : P. GHIVARELLE Carlo, directeur.

1882-1891 : P. VARAIA Antonio, directeur. En 1887, P.Varaia réside à La Ciotat et y anime la colonie italienne et les groupes de coopérateurs. En 1889, « tous les dimanches, un prêtre salésien se rend à Menton où un patronage (100 enfants) a été fondé par deux coopérateurs MM. Ripert et de Montléon avec leur Conférence de Saint-Vincent de Paul.

1891-1894 : P. PASQUALE Francesco (PASCAL François), directeur.

1894-1897 : P. FASANI Cesare, directeur. En 1894, les salésiens de Saint-Cyr sont chargés de l’aumônerie de la colonie italienne de La Ciotat, sur demande du curé-chanoine PARANQUE : les offices ont lieu dans la «Chapelle des Pénitents Blancs».

1897-1900 : P. PASQUALE Francesco, directeur.

En 1901, la maison est un « orphelinat de jeunes filles avec enseignement primaire et ouvroir ».

Puis, on parle de chapelain ou d’aumônier avec :

1914-1915 : P. ANDRE Victor, chapelain

1916-1917 : P. LE CARDINAL Guillaume, aumônier des FMA 

1919-1921 : P. PRANDI Laurent, aumônier des FMA 

1921-1924 : P. DELPONT Jules, aumônier des FMA 

1927-1930 : P. JOSSERAND Joseph, « directeur » 

1956 : P.ROCHARD Ange, aumônier des FMA.

Les Supérieures salésiennes successives de la maison furent :

Sœur DAGHERO ; Sœur PISCIOLI Santina (voir DBF 95) ; Sœur PESTARINO Katerina ; Sœur HUGUES Alessandria ; Sœur LORENZALE Marianna ; Sœur SAMPIETRO Maria.

 

Consulter

BS avril 1979 p2 (premier BS en français !) : reprise de l’oeuvre par les salésiens

BS janvier 1880 p1-2 : prise en charge par les sœurs

BS mai 1880 p6-7 : débuts de l’oeuvre

BS décembre 1882 p 127 : construction prévue pour le logement des salésiens...

BS octobre 1885 p144 : Sqint-Cyr ... (intéressant article)

BS juillet 1889 p 113 : patronage de Menton et BS août 1889 p124: Don Varaia directeur

BS juillet 1894 p 114 : La colonie italienne de La Ciotat

BS janvier 1951 p28-28 : cyclône

DBF 90 juillet 1980 p29-30 : centenaire de Saint-Cyr (…, directeurs et supérieures)

DBF 95 octobre 1991 : une lettre de Sœur Marie-Dominique aux sœurs de Saint-Cyr (octobre 1880)

 

Challonges (Haute-Savoie)

Ecole primaire, cours d’adultes, catéchismes

1879 – 1880

 

 

            A Challonges (Haute-Savoie, diocèse d’Annecy), au canton de Seyssel, arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois, sur la sollicitation du Commandeur Dupraz, grand ami des salésiens, Don Bosco avait accepté de lancer une œuvre. Le 10 novembre 1879, les salésiens ouvrent une école primaire, des cours d’adultes, des catéchismes, et des conférences pour les enfants malheureux (patronage). Ils furent « vite remplis et fort appréciés » !

1879-1880 : P. CAYS de GILETTA Carlo (comte),  directeur. Envoyé par Don Bosco, il eut à faire face à diverses manoeuvres des tenants de l’école laïque, d’abord contre lui-même, directeur « non français ». On nomma alors comme « directeur académique », l’abbé Vincent (?). Mais devant les difficultés et intransigeances de « l’élément laïque de l’endroit », les salésiens quittèrent dès 1880. (NB : En août 1880, paraissait le fameux décret contre les congrégations religieuses !).

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS janvier 1880 p2 : ouverture

BS juin 1883 p75... : dans l’article/ Comte Cays de Giletta

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome I, p35

 

Marseille (Bouches-du-Rhône)

NOVICIAT LA PROVIDENCE, SAINTE-MARGUERITE, VILLA PASTRÉ

1883 – 1891

 

 

            A Marseille (Bouches-du-Rhône, diocèse de Marseille), dans la banlieue, sur la paroisse Sainte-Marguerite, aura lieu la quatrième fondation salésienne française. Elle se réalise dans une coquette maison de campagne, vue en songe par Don Bosco, et offerte par Madame Pastré, après la guérison de sa fille par Don Bosco. Cette propriété avait abrité un orphelinat des Dames de Sion, parties rue du Paradis. En septembre 1883, Don Bosco y installe le premier noviciat français qu’il baptise lui-même « La Providence » (on l’appellera plus volontiers « Sainte-Marguerite » ou « la Villa Pastré »), et une petite « colonie agricole », où P. Rivetti oeuvra deux ans.

1883-1884 : P. ALBERA  Paul, provincial résidant à Marseille-Saint-Léon, en est  le premier directeur en titre. Mais pour l’année suivante 1883-1884, le directeur effectif est P. FASANI, vice-directeur et maître des 7 novices que sont Matha Ch., Fèvre, Beissière L, André V., Coye, Patarelli, Tosan D. ; P.Bonelli est le « socius ». Don Bosco passe au printemps 1884.

1884-1887 : P. CARTIER Louis, directeur et maître des novices. En 1884-1885, il y a 17 novices (et 6 autres à La Navarre, Nice ou Marseille) ; le jeune Léon Bessière, âgé de 15 ans, y reçoit la soutane des mains du P.Albera pour monter à Paris avec P. Bellamy chargé de s’implanter à Ménilmontant dès décembre 1884. En 1885-1886, il y a 14 novices.

1887-1891 : P. BELLAMY Charles, directeur et maître des novices. Julien Dhuit y est novice en 1888. En 1891, la maison est transmise aux sœurs salésiennes qui y installent leur noviciat. Les salésiens, avec leur noviciat et P.Binelli, « socius » qui devient maître des novices, se transportent à Saint-Pierre-de-Canon le 31 octobre 1891.

 

 

 

 

 

Consulter

BS mai 1899 p116-120 : Les soeurs...

Le Père Paul Albera, par P.Beslay (1956-89 pages) p44 sq

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome I, p61-64

 

Lille (Nord)

ORPHELINAT SAINT-GABRIEL et PATRONAGE DE L’ANGE GARDIEN

1884 - 1903

 

 

            A Lille (Nord, diocèse de Cambrai, aujourd’hui de Lille), ce fut la cinquième fondation salésienne française. Elle fut la reprise d’une oeuvre existante dont voici quelques éléments d’histoire. En 1873, la baronne Seguier fonde à Lille, rue Colson, près de l’église du Sacré-Cœur, une œuvre pour les orphelins de la guerre 1870 (garçons de 5 à 12 ans). C’est l’Orphelinat Sainte-Gabrielle, confié aux Soeurs de la Charité. En 1880, l’oeuvre est transférée dans une ancienne fabrique, au 288, rue Notre-Dame (rue Gambetta depuis 02/01/1883) : ce sera « l’Orphelinat Saint-Gabriel » sur un terrain de 7 000 mètres carrés, en partie couvert de bâtiments. L’œuvre est la propriété d’une société anonyme présidée par Mr de Montigny. Don Bosco la visite en mai 1883, lors de son voyage à Lille, où il fut reçu chez Mr de Montigny. Le 20 janvier 1884, P.Bologne Joseph arrive avec 2 confrères : ils logeront quelques jours chez Mr de Montigny. Tenue alors par les Soeurs de Saint-Vincent de Paul, l’œuvre est reprise officiellement par les Salésiens le 01 février 1884 : il y a 57 garçons de 7 à 19 ans (un an après, ils seront 90). L’association est transformée en « Société Civile de l’orphelinat Saint-Gabriel », dont les salésiens ont la maîtrise.

1884-1892 : P. BOLOGNE Joseph (BOLOGNA Giuseppe), premier directeur salésien. Il commence avec 7 professeurs salésiens dont plusieurs prêtres parmi lesquels son frère Ange. Au début, les petits vont à l’école chez les Frères, et les grands au travail en ville. Mais dès 1884, on lance une école élémentaire et une « petite école des Arts et Métiers » avec des menuisiers, imprimeurs ,relieurs, tailleurs, cordonniers, ferblantiers. En octobre 1885, on compte 130 pensionnaires. En 1886, l’archevêque de Cambrai vient bénir les nouveaux locaux (L=56m; cour: 86x30m). Il y alors déjà 12 latinistes. Un rapport de police recense, pour 1988, la présence de dix religieux : Bologne Joseph et Ange, Prandi, Gayde, Boye, Souvestre, Malberchi, Gebelens, Vidal, Pelouse. Le 24 février 1888, un incendie détruit la plupart des ateliers qui hébergent alors 150 enfants. On lance une souscription et on reconstruit très rapidement. En juillet 1889, la fin de l’année scolaire est fêtée par une sortie à l’Institution libre de Marcq-en-Baroeul : cela deviendra une tradition. Pour l ‘année 1890, on enregistre dans l’établissement  230 personnes (élèves et professeurs), dont 160 aux ateliers et 70 (de 11 à 20 ans) aux études ; on note le passage de Don Rua (8 jours à compter du 26 février). Désormais, l’admission des jeunes se fera à partir de 12 ans. Il y a un comité de 400 dames à l’ « Oeuvre du Vestiaire de l’Orphelinat de Don Bosco ». Le 28 juin 1890, on achète le terrain voisin (2.150 m²) sur une vaste fabrique. En 1900,  il y a 300 enfants et professeurs et les métiers enseignés sont : imprimerie, lithographie, galvanoplastie, fabrication des clichés, brochure, papeterie, reliure, tailleurs, cordonniers, menuisiers, forgerons, ferblantiers, boulangerie. Plus tard, il y aura aussi la serrurerie et la gravure… Quatorze salésiennes arrivent le 31 octobre 1891, qui remplacent les Sœurs de Saint-Vincent de Paul pour la cuisine, la lingerie et les soins divers : elles ont leur entrée au 2, rue Corbet. Plus tard on leur fera une chapelle.

1892-1903 : P. BOLOGNE Ange, directeur. Déjà présent, il succède à son frère.

Notons qu’à partir du 29 octobre 1893, P.Bron dirige la nouvelle œuvre du Patronage. Ce patro fut ouvert au numéro 1 de la rue Châteaubriand, dans une maison habitée autrefois par Mr Derrevaux, fabricant d’huile : c’était une propriété (contiguë à l’Orphelinat Saint-Gabriel et à la maison des sœurs salésiennes du 2, rue Corbet), qui put avoir sa propre cour de jeux, distincte de la grande cour de l’orphelinat. Ouvert avec 13 enfants, puis 80 à 90, ce fut d’abord un patro du seul dimanche. Ensuite, il fut ouvert les dimanche et lundi pour les jeunes ouvriers (30), ainsi que dimanches et jeudis pour les écoliers. On y faisait une demi-heure de catéchisme à tous, chaque dimanche. Don Rua y passa le 05 novembre 1893 et plaça alors le patronage sous le vocable de l’Ange Gardien (que l’on fêtait à cette époque de l’année !). En 1895, le Patronage de l’Ange Gardien a « enfin une chapelle gracieuse » à la place d’une simple salle.

En 1899, il y a 250 enfants à « Saint-Gabriel » (70 étudiants et 180 apprentis) et 1 296 enfants sont déjà sortis de l’Orphelinat depuis l’arrivée des salésiens ; 32 étudiants sont déjà devenus prêtres. Le séjour « normal » à l’orphelinat va jusque 20 ans.

            L’année 1903 est fatale. Suite à la loi votée par le Sénat qui interdit la Congrégation Salésienne et confisque toutes ses oeuvres, c’est la fermeture définitive. Elle sera suive plus tard de la vente totale des biens par l’Etat, à bas prix. Les salésiens quittent Lille, sauf … P.Bologne Ange qui s’installe, sécularisé, au  25 bis, rue du Vieux-Marché à Lille-Wazemmes, pour s’occuper des anciens, des bienfaiteurs, et des coopérateurs. Puis P.Ricardi, venant de Saint-Genis-de-Saintonge en 1903, l’y remplacera jusqu’à la fin de la guerre 1914-1918.

            Il faut noter alors la vitalité de l’association des anciens élèves de l’époque. En 1910, Mr HAUET en est le président, et écrit : « Les anciens de l’orphelinat Don Bosco, formant une association amicale, se réunissent chaque année à la même époque (janvier), à l’établissement Saint-Louis 20, rue du Vieux-Marché, siège que le conseil choisit pour l’assemblée générale... puis Messe à Saint-Pierre-Saint-Paul, et banquet ». Cette année-là, les Anciens de Tournai ont été invités avec leur président Mr Champanain ...(invitation à Tournai pour l’année suivante).

            Signalons que le dimanche 19 décembre 1937 eut lieu la bénédiction d’une statue de Saint Jean Bosco à ND-de-la-Treille, église cathédrale de Lille, en présence du P.LHERMITTE, salésien, directeur de l’Oratoire Saint-Charles de Tournai (Belgique), qui fit le panégyrique de Don Bosco.

 

 

 

 

 

Consulter

BS mars 1910 p80 : Les Anciens se réunissent

BS avril 1911 p109-110 : abbé Ricardi aumônier des Anciens

Histoire des fondations salésiennes de France,  J-M.Beslay, tome I, p65-70 et  p120-125 : Mlle Louvet

BS juillet-sept 1965 p12-13 : Don Bosco à Bailleul (quelques renseignements sur Lille !)

 

MENILMONTANT, Paris (20e)

ORATOIRE SAINT PIERRE-SAINT PAUL, PATRONAGE SAINT-PIERRE

1884

 

            A Paris, dans le 20°arrondissement, au quartier populaire de Ménilmontant, s’installa la 6° fondation salésienne française (dernière par Don Bosco lui-même). Elle se fit dans une oeuvre existante fondée en 1877 par l’abbé Pisani, MM. Fliche et Le Conte, dirigée depuis 4 ans par les « Frères de Saint Vincent de Paul ». Le 24 décembre 1884, les salésiens prennent en charge « l’Oratoire Saint-Pierre-Saint-Paul », 4000m² au 28, rue Boyer. Plus tard il y eut 3 issues: rues Boyer (28), Rue du Retrait (29), et rue L.Savart.

1884-1887 : P. BELLAMY Charles, premier directeur (salésien depuis 3 mois !), vient avec Léon Bessière (15 ans) qui vient de prendre soutane ! Ils animent le Patronage Saint-Pierre, au 28, rue Boyer, et la petite école professionnelle Saint-Pierre-Saint-Paul (menuisiers, cordonniers, tailleurs, serruriers, imprimeurs, typographes et relieurs), au 28, rue du Retrait. Le jeune Bessière passe le Brevet élémentaire pour diriger le « primaire » dès octobre 1986. En 1887, il y est aussi préfet, aidé de l’abbé Malan.

1887-1898 : P. RONCHAIL Joseph, directeur (et provincial à partir de 1996). En 1888, on accueille 100 écoliers et 50 apprentis, et l’internat héberge 30 artisans et 20 étudiants. En 1890, il y a 75 pensionnaires. En 1895, on monte le premier spectacle de la Passion et Bessière passe le Brevet de Capacité de l’Enseignement Secondaire, pour ouvrir un « secondaire ». Signalons en 1896 : l’ouverture par le 29, rue du Retrait, d’un internat et de nouveaux ateliers ; le décès du P.CAGNAC, directeur de l’oeuvre des externes ; l’achat de terrrains dans la rue Boyer. Le 05 juin 1898, P. Le Bigot, directeur du patro, édite une « Petite chronique du PSP ».

1898-1900 : P. BEISSIERE Léon, directeur (le Provincial Ronchail demeure sur place). L’association des anciens naît en 1899. L’Exposition universelle de 1900 décerne une médaille d’argent à l’école professionnelle, et une médaille d’or aux Salésiens (cf le rapport de Mr Emile CAIL, ingénieur des  Arts et Manufactures sur « L’enseignement Industriel et Commercial dans les Institutions libres catholiques »). 1900-1901 : P. NOGUIER DE MALIJAY Noël, « directeur de l’Oeuvre de la rue du Retrait » qui comprend école professionnelle et école apostolique (latinistes). On rouvre l’école-annexe : « Ecole libre Saint-Pierre, 28 rue Boyer » et il y a, pendant 3 ans, un noviciat pour « futurs chefs d’ateliers » (coadjuteurs).

1900-1945 : P. DHUIT Julien, directeur du « Patro-rue Boyer » (jeudi et dimanche). On dessert alors la chapelle de secours de La Villette et diverses aumôneries. On lance une société de gymnastique, « Les enfants de Don Bosco », qui deviendra « Les Ménilmontagnards » en 1904. Le 30 septembre 1903, les salésiens, chassés, doivent quitter locaux et terrains (lois anticongréganistes). Aussitôt, le patro des apprentis est ré-installé (pour 5 mois) le dimanche sur une partie du Patronage des Lilas, et celui des écoliers se rassemble le jeudi devant le bec de gaz du 16, rue Boyer. P.Dhuit loue pour lui une chambre et une cuisine au 138, rue de Ménilmontant ; P.Noguier de Malijay va diriger une pension de famille pour jeunes gens au 14 rue de Bagneux (Paris 6°). En février 1904, le comte de COURSON obtient du liquidateur une location verbale des cours,  préau, et quelques salles : on ré-intègre les locaux « du Retrait » (ce sera  toléré durant 4 ans). La Chronique, arrêtée durant 15 mois, reparaît en novembre 1904. En juillet 1907, on débute les colonies de vacances dans un vieux couvent de Brachay (Haute-Marne). En décembre 1907, la propriété est vendue et le 16 janvier 1908, avis est reçu de quitter pour le 19. P.Dhuit installe son patro au 276, rue des Pyrénées, sur un terrain loué aux Soeurs de Saint Vincent de Paul, et le 28 juin, l’inauguration du nouveau local a lieu en présence des salésiens. En 1914 fonctionnent : le patro (250 jeunes), la gymnastique (70 inscrits), la Caisse d’économie (des Anciens), concurrencée par la Caisse des colonies de vacances (du P.Dhuit !). De 1914 à 1918, le patro comptera plus de 160 mobilisés dont 34 seront tués. P.Dhuit, mobilisé, est relayé par PP. Chopin Victor, Auffray, Rochard, Régnier, Alphonse. Un événement reste dans les mémoires, l’échauffourée du 29 mai 1921 entre la procession de la Fête-Dieu et le défilé au Mur des Fédérés qui se croisent Place Gambetta : le drapeau tricolore de la procession est piétiné par les manifestants, mais repris par les gymnastes du PSP.

Après cela, le patro doit acheter le terrain de jeu ou partir. P.Dhuit lance une souscription. Il faudra attendre septembre 1922 pour qu’il puisse signer un contrat d’achat, mais pour un autre terrain (1800 m²) au 15 rue du Retrait (proche de son origine !). Les travaux ne démarreront que le 03 octobre 1927 ; la bénédiction des nouveaux locaux (chapelle, théatre, salles de catéchisme) a lieu le 24 février 1929 ; mais on ne quitte définitivement la rue des Pyrénées que le 14 avril. Plus tard le patro deviendra propriété de la « Société Immobilière Saint-Gabriel ». En 1932, c’est la 1° représentation de « La Passion », sur un texte du P.Genieys (initative reprise chaque année désormais). En 1933, la colonie de vacances est à Domfront (Orne - école du Sacré-Coeur). En 1936, P.Dhuit lance le journal « Le Trait d’Union » pour rassembler tous les anciens qui sont sur Paris. Nommé directeur à Rennes, P.Dhuit quitte Paris en février 1938… pour y revenir dès septembre ! Son remplaçant, P. GAUTIER, n’a donc été directeur que 8 mois ! P.Dhuit quittera définitivement Paris en 1945 pour le « Prieuré de Binson » (Marne), où il décèdera en 1948.

1945-1946 : P.POULMAC’H Hippolyte, directeur. En 1946, il achète le terrain de jeux loué pour 18 ans en 1928. On distingue les entrées : Salésiens au N°11, Œuvre au N°15, rue du Retrait.

1950-1959 : P.YHUEL Lucien, directeur. En 1952, il reste seul avec P.Léger Pierre, et arrive P.Tisserand Louis qui va animer (1952-1960) chorale, camps, et sportifs.

De 1959 à 1969, la communauté est rattachée canoniquement à celle de la paroisse voisine ND-de-Lourdes dont les supérieurs et curés seront :: P.Bourdon Emile (1959-1966) et P. Richer (1966-1969). Au « PSP », travailleront PP. Legac, Darblay, Festoc Francis, Héribel, Turgis… Puis la communauté redevient autonome en 1969.

1969-1973 : P. LE DUFF Jean-Yves, directeur.

1973-1982 : P. INISAN Job, directeur. Rénovation des bâtiments de 1977 à 1981.

1982-1988 : P. YVINEC André, directeur.

1988-1989 : P. CORRE René, directeur.

1989-1994 : P. LAFOUGE Henri, directeur.

1994-1997 : P. MONNIER Jean-Pierre, supérieur. Les « directeurs » successifs de l’œuvre sont alors : P.Lafouge (directeur de la Maison Provinciale, il reste en poste jusqu’en 1995), P.MONNIER J-P.(1995-96), Mr BOUDEREAUX Ch. (1996-98).

            En 1997-1998, œuvre et communauté (Ch. Boudereuaux, J-P. Monnier, et André Regnault) sont rattachées à « Paris-Monte-Christo ». A partir de 1998, la direction de l’œuvre est assumée par des laïcs et il ne reste sur place que le Père André REGNAUT.

            En 2002-2003, l’œuvre est rattachée à « Paris-Maison Provinciale », d’où un confrère est chargé d’y assurer un suivi pastoral.

 

 

Consulter

BS déc.1891 p199-210 : historique

BS déc.1900 p 243-244 

BS oct.1936 p222 : le cardinal salésien Hlond à la colonie de Domfront

BS janv.1949 p12-14 : P.Dhuit et un intéressant historique

BS mai-juin 1977 p19-21: toujours jeune à 100 ans !

Histoire des fondations salésiennes de France,  J-M.Beslay, tome I, p71-78 et tome III, p64-75

BS janv-fév.1980 p9 : PSP/rénovation

BS mai-juin 1981 p12 : Renouveau au patro

BS mai-juin 1985 : Gamins de Paris...

 

 

Jussey (Haute-Saône)

ORPHELINAT AGRICOLE DE LA FERME DE GEVIGNEY

1888 – 1889

 

 

            Sur la commune de Jussey (Haute-Saône, diocèse de Besançon), près de Vesoul, fut ouverte, le 10 février 1888, une colonie agricole, dans une ferme de 100 hectares (« Ferme de Gévigney ») donnée à Don Bosco lui-même  par Monsieur VILLEMOT, propriétaire à Besançon, ancien conseiller à la Cour. Ce fut une des dernières fondations de Don Bosco lui-même. Il s’agissait d’accueillir des enfants sans ressources ou orphelins, pour les former aux travaux de la campagne.

1888-1889 : P. FEVRE Jean-Baptiste, fut l’unique directeur. Il avait P.Rivetti comme préfet-économe. Les débuts se firent avec 6 enfants. Suite à un conflit avec le donateur, et aucun contrat n’ayant été signé, les salésiens quittent la maison à la fin de l’été 1889…  pour ouvrir celle du Rossignol à Coigneux dans la Somme.

Il y eut procès, mais les salésiens furent condamnés aux dépends !

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS mars 1888 p40 : fondation

Histoire des fondations salésiennes de France,  J-M.Beslay, tome II, p7

 

 

Bayencourt (Somme)

ORPHELINAT DU ROSSIGNOL, ECOLE d’AGRICULTURE de COIGNEUX

1889 – 1903

 

 

            Sur la commune de Bayencourt (Somme, diocèse d’Amiens), à 15 km de Doullens (autrefois canton de Pas), à la limite entre le Pas-de-Calais et la Somme, les salésiens fondèrent, en 1889, une colonie agricole. La maison fut plus connue sous le nom de « Coigneux » (par Mailly-Maillet, pour l’adresse postale !), car il s’agissait d’une ferme située juste au-dessus de l’église du village voisin de Coigneux. L’Assemblée Générale des Catholiques du Nord de 1888 avait demandé des fondations de ce genre. Celle-ci fut rendue possible par un don de Madame Louise JONGLEZ, bienfaitrice de l’Oratoire Saint-Gabriel de Lille : elle donnait aux salésiens son « Domaine du Rossignol », une ferme (assez délabrée) de 90 hectares, dont 70 hectares de terres cultivables. L’ouverture se fit le 08 décembre 1889. P. Rivetti, Mr Borivent (coadjuteur) et 5 garçons de Ménilmontant étaient arrivés en gare de Mondicourt le 07 : il leur fallut trois heures de marche dans la neige pour parvenir à destination. Un autre salésien est déjà là (lequel ?). Ce sera « l’Orphelinat du Rossignol » ou « l’Ecole d’agriculture de Coigneux ».

1889-1896 : P. RIVETTI Jean-Baptiste, premier directeur. Mr Borivent , coadjuteur, possède son Brevet élémentaire et assure la direction académique. On commence avec l’arrivée successive de 3 chevaux et d’une vache.  Les débuts sont pauvres. L’aide matérielle et morale (remarquable) des cultivateurs voisins – en particulier de « Monsieur Drobecq (« excellent voisin de la ferme contigüe, séparée par une barrière à claire-voie ») - et du clergé, fait que l’intégration locale est rapide et excellente. En 1890, il y a 5, puis 18 élèves, et l’on s’adonne aux travaux de grande culture et d’élevage. Don Rua effectue un premier passage le 19 mai 1890 : il arrive après avoir célébré la messe dans la paroisse voisine de Mondicourt ; on décide d’acheter une moissonneuse. « Un directeur, un économe et deux 2 laïques, et 25 pensionnaires » est l’effectif de 1895. Le 29 décembre 1896 meurt le Père Rivetti, directeur. Il est enterré au pied de la grande croix à l’entrée du cimetière de Coigneux et sa grosse pierre tombale porte toujours l’inscription suivante :

« ICI REPOSE LE CORPS DE Mr L’ABBE J-B.RIVETTI NE A NOVALESA (Italie) DIRECTEUR DE L’ORPHELINAT DU ROSSIGNOL DECEDE LE 29.Xbre 1895 DANS SA 45°ANNEE. REQUIESCAT IN PACE. PIEUX SOUVENIR DE LA COMMUNE DE COIGNEUX DES PAROISSIENS D’HENU, COUIN ET SOUASTRE ».

1897-1903 : P. MOLINARI Eugène, deuxième et dernier directeur. Il acquiert, en 1898, « toute la ferme du Rossignol (Plaine Notre-Dame) », par l’achat des bâtiments et terrains voisins, qui les enclavaient. En 1900, des classes sont construites et l’écurie est devenue chapelle. La fête du directeur, en 1901, se fait avec la présence de dix prêtres des environs ! L’année 1903 voit l’interdiction des Salésiens par la loi votée au Sénat…. L’œuvre doit fermer et les biens sont confisqués le 04 juillet 1903. Ils seront vendus à vil prix.

 

Consulter

BS septembre 1890 p117-120 : fondation

BS août 1891 p135-136 et BS novembre 1891 p177

BS février 1892 p26-27 et BS mai 1892 …

BS avril 1894 p55-56

BS juin 1895 p 132-133 : très bon descriptif

BS avril 1897 …

BS février 1899 p37-41 : achat de la ferme voisine

BS février 1900 … et BS mai-juin 1900 p111-112 : constructions achevées

BS juin 1901 …

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p8-13

 

Dinan (Côtes-d‘Armor)

ORATOIRE  JESUS OUVRIER

1891 – 1903

 

 

            A Dinan (Côtes-du-Nord, aujourd’hui Côtes-d’Armor, diocèse de Saint-Brieuc), les salésiens arrivèrent en décembre 1890 et furent d’abord hébergés par la famille CHUPIN. C’étaient « les trois Louis » : P. Louis Ricardi, Mr Louis Nasi et l’abbé Louis Mialhe. Ils se mirent au travail en janvier 1891 en s’installant au 28 de la rue Beaumanoir, dans une maison (les locaux du « Cercle Catholique des ouvriers ») donnée aux Salésiens (à la « Société Anonyme des Terrains de la rue du Retrait, à Paris » ; S.T.A.R), par l’Abbé MARTIN, propriétaire et vicaire à l’église Saint-Sauveur. Leur mission était triple : prise en charge du « Cercle Catholique des ouvriers » (vivotant et qui disparaîtra sans doute vers 1892), ouverture d’un patronage du dimanche (auquel on intéresse les dames patronnesses), et aménagement des constructions pour lancer un internat, dans les locaux du « Cercle ».

1891-1899 : P. RICARDI Louis, premier directeur. L’abbé Daniel, archiprêtre, l’aidera beaucoup. En mars-avril 1891, on peut entrer dans les locaux du futur « Oratoire Jésus-Ouvrier », mais c’est en             novembre qu’a lieu l’ouverture officielle de l’école avec 26 enfants dont 6 latinistes (puis 12). Le laïc Auguste Liziard, professeur et bachelier en est le directeur académique. Il y a trois ateliers (tailleurs, cordonniers, menuisiers) et les jardiniers. On travaille aux ateliers deux heures le matin et deux heures l’après-midi. Il y a deux séances de musique par jour (au début !...car « Turin » trouva trop peu de travail manuel). En 1892-1893, on achète quelques propriétés voisines (3 maisons et un terrain de 11 ares). Don Rua passe en octobre 1893. De 52 pensionnaires en 1892, on est arrivé à 95 en 1898. Dès 1894, plusieurs jeunes partent au juvénat de Saint-Pierre de Canon : PASTOL René, FESTOU Julien, TANGUY Jean, CRON Henri... On construit durant les années 1895-1896, un nouveau bâtiment en équerre (80x7m ; 3 niveaux), en arrière du bâtiment existant. Un différend avec l’évêque apparaît en 1896 à propos de la section latiniste (concurrence !). En 1897, suite à neuf cas de typhoïde, il y a fermeture temporaire de la maison : le puits « coupable » sera bouché !

1899-1903 : P. POURVEER Yves-Marie, deuxième et dernier directeur. Il ouvre officiellement l’annexe « Saint-Charles » à Mordreuc, sur la commune de Pleuhiden (Côtes du Nord) : elle est destinée aux vocations tardives et à l’enseignement agricole. Elle est confiée au Père COYE. Le 07 décembre 1900, arrive à l’Oratoire une communauté de soeurs de la « Présentation de BROONS ». En 1901, l’œuvre de Dinan fonctionne avec une école professionnelle (cordonniers, tailleurs, menuisiers) et une école apostolique (latinistes) : l’effectif est de 100 élèves pour 9 religieux. « Mordreuc » est fermée en 1902 sur ordre du Procureur de la République, après jugement du tribunal. Dès janvier 1903, P.Pourvéer prépare un chemin de repli pour sa maison de Dinan, et en juin, tout est prévu pour la rentrée suivante à Guernesey. En juillet, la congrégation des Salésiens est officiellement interdite par une loi du Sénat. P. Pourvéer avait bien vu et à la mi-août, le transfert à Guernesey de tout le matériel et du mobilier (avec cloison et parquets !) se fait en trois voyages sur « Le Fawn ». Le mardi 01 septembre 1903, la notification d’expulsion arrive, mais les oiseaux sont partis !

En 1908, les immeubles salésiens sont rachetés au liquidateur par le supérieur du collège des Cordeliers (expulsé aussi de ses locaux), le futur Mgr De La Motte, qui en fit don à La Société Civile des Cordeliers. Au sujet de ce rachat, un différend opposera longtemps les Salésiens aux Cordeliers…

Vocations salésiennes : SANTIER Eugène, CORVAISIER Léon, PASTOL René, PETIT Eugène, REGNIER Emmanuel, FETY Jean-Marie, POURVEER Yves, CRON Henri, FESTOU Louis, GICQUEL Arsène, PIRIOU Julien, TANGUY Jean, GAUTIER Auguste, DAUVIER Victor, GIMBERT Pierre, ROCHARD Ange, PINCEPOCHE Julien, GAUTHIER Pierre-Marie, ROCHE Louis-Marie, LE HENAFF Pierre, DUMAS Eugène, THEBAULT Ferdinand

Consulter

Histoire des fondations salésiennes de France,  J-M.Beslay, tome II, p14-23

Les Salésiens de Don Bosco à Dinan 1891-1903, par Yves Le Carrérès, LAS-Roma 1990

 

Ruitz (Pas-de-Calais)

COLONIE AGRICOLE SAINT-JOSEPH

1890 – 1903

 

 

            A Ruitz (Pas-de-Calais, diocèse d’Arras), dans l’arrondissement de Béthune, les salésiens ouvrirent , le 05 juin 1891, une colonie agricole et une section de quelques latinistes, en annexe de l’Orphelinat Saint-Gabriel de Lille. L’adresse postale était : « Ruitz, par Barlin »). Un ancien château construit au 18° siècle, avec des bâtiments de ferme assez considérables, et entouré d’un domaine de 64 hectares sur les communes de Haillicourt et Houdain, avait été cédé par Monsieur d’ORESMIEUX René, du Château de Fouquières (près de Béthune), à l’« Association Anonyme de l’Orphelinat Saint-Gabriel de Lille ». Il avait été mis à disposition du P. Joseph Bologne pour ses « étudiants » de Lille, avec le projet d’y établir un orphelinat agricole (en correspondance avec un voeu renouvelé de l’ « Assemblée Générale des Catholiques du Nord ». La création officielle de l’orphelinat date du 08 décembre 1890, mais c’est en 1991 que se fera la vraie rentrée.

1891-1893 : P. RONCHAIL Albin, premier directeur. Il commence avec 24 grands garçons et quelques salésiens. Les enfants suivent d’abord les cours de l’école primaire du village.

1893-1900 : P. COSSON Emile, deuxième directeur. On note en 1895 : 15 agriculteurs (culture et jardinage) et 20 scolastiques. En 1899, on ouvre un pavillon pour  des cours d’enseignement en faveur d’enfants de 8 à 13 ans. Un groupement de « Dames du Vestiaire de la Colonie Saint-Joseph de Ruitz » s’est créé, surtout avec des femmes du secteur de Béthune : elles font des travaux et organisent des loteries. La séparation officielle d’avec « Saint-Gabriel » de Lille est décrétée en 1900 : il y a une quarantaine d’élèves, agriculteurs et latinistes.

1900-1903 : P. PATARELLI Charles, troisième et dernier directeur. En 1901, il y a officiellement l’enseignement agricole, l’école apostolique (latinistes), et l’école primaire. En 1903, comme les autres œuvres salésiennes françaises, Ruitz doit fermer (il y avait alors une soixantaine d’enfants) et ses biens sont confisqués par l’Etat : la congrégation salésienne est interdite (Loi du Sénat). Les salésiens quittent Ruitz.

            Durant la guerre 1939-1945, le domaine fut occupé par les troupes françaises et britanniques. Monsieur d’Oresmieux sollicita de nouveau les salésiens pour qu’ils reviennent, mais en vain. Ce sont les Pères du saint-Esprit qui y installèrent une école de missions de 1929 à 1952.

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS août 1891 p133-135 : fondation

BS novembre 1891 p173

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome I, p 120-125 (Mlle Louvet)

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p29-32.

Site Internat de la « Commune de Ruitz ».

 

Oran (Algérie)

SAINT-LOUIS, RUE MENERVILLE, RUE DE L’ARSENAL

1891 – 1964

 

 

            La première implantation salésienne en Afrique du Nord, sur demande de Mgr Soubrier, fut la prise en charge de la Maîtrise de la Cathédrale Saint-Louis d’Oran et la fondation d’une école. P. Bellamy et 6 jeunes confrères ou aspirants (Mr Bertrand (menuisier), Cyprien et Léon Beissière, E.Verwaerde, G.Tomatis, …), tous français sauf Tomatis) arrivent le 24 août 1891, veille de la Saint Louis !

1891-1901: P.BELLAMY Charles, premier directeur (ex-maître des novices à « Marseille-Sainte-Marguerite), et « directeur académique ». Dès octobre 1891, il ouvre, avec 40 élèves, l’ école Saint-Louis, qui s’installe dans les locaux des Frères. En novembre, on lance le  patronage Saint-Louis. En 1893, l’école est transférée rue Ménerville, dans l’ancien tribunal civil, au quartier de « La Marine » : ce sera  l’ « école de la Rue Ménerville » dont l’effectif dépassera 100 élèves. On ouvre aussi cette année-là, le Foyer du Soldat, avec 3 anciens de « Paris-Ménilmontant ».  Des fondations ont lieu en 1895 : Conférence de Saint-Vincent-de-Paul, « Joyeuse Union ». C’est aussi l’année du début des attaques anti-congréganistes : interdiction est faite au public d’accéder à la chapelle ND-Auxiliatrice (du patronage), sous prétexte d’ouverture non sollicitée ; puis le Foyer du Soldat est fermé par les autorités. En 1899, lors de la fête de Saint François de Sales, on crée l’Association des Anciens : il faut avoir 23 ans et avoir accompli son service militaire ! Don Rua passe en visite à Oran en avril 1999. En 1900, il y a cinq salésiens à l’école Saint Louis.

1901-1919: P.BESSIERE Léon, directeur d‘« Oran-Eckmühl », devient directeur de toutes les oeuvres d’Oran, au départ soudain (provisoire : 3 mois !) du P.Bellamy à la Grande Chartreuse. Son frère, Cyprien, le seconde pour la gestion courante de la ‘Rue-Ménerville’. En 1901, il y a l’école primaire (externes), le patronage, l’oeuvre militaire, et la maîtrise paroissiale. En juin 1903, la fermeture de l’école est décidée par les autorités, suite à l’interdiction des Salésiens en France : on déménage clandestinement le mobilier. Le 01 septembre, PP. Bessière Léon et Corlay refusent l’expulsion et sont condamnés. Ils seront condamnés en correctionnelle, en appel, mais pas en cassation !  Le 07 juin 1904, PP. Cyprien Bessière et Hennar, présents ce jour-là, sont expulsés manu militari. Les coadjuteurs Bertrand, Rogues et Mullas, répertoriés comme gardiens, résident toujours dans nos écoles d’Oran. Le 14 novembre 1904, P. Léon Bessière, MM. Mullas et Bertrand quittent Oran pour Turin : ce sera un « faux » départ en mission (Chine), car 15 jours après, ils sont de retour ! On continue autrement avec le patronage non touché par les lois, dans une salle du presbytère, la crypte de la cathédrale, etc…, puis, de 1904 à 1909, au 18 rue de l’Arsenal (maison Martineau). Le patro Saint-Louis (« La Marine ») est bien vivant ; « le père Bertrand » a ses musiciens, P. Cyprien B. sa chorale… En 1905, c’est la vente de l’œuvre de la rue Ménervile par le liquidateur : le curé la rachète comme école de la Maîtrise. En 1906, le patronage lance son journal « L’Union », qui sera bien développé avec l’arrivée du P. Beslay de 1922 à 1926. En 1909, on loue une nouvelle maison, à étages, toujours dans la même rue de l’Arsenal, au N°28 : on emménage et on donnera la 1°représentation de « la Passion ». De 1914 à 1915, et de 1919 à 1920, P. Cyprien Bessière sera directeur de « Saint-Louis ».

1919-1929 : P. VIAL Camille, 3°directeur (de toutes les oeuvres d’Oran). On monte toujours « La Passion » (cf « La Vie Catholique » du 21 février 1926).

1931-1932 : P. BESSIERE Léon, directeur.

1932-1935 : P. RIQUIER Emile, directeur.

1935-1944 : P. ROCHARD Ange, directeur (au 14, rue de l’Arsenal). P. Perrin M. dirige le patronage. En 1946, la « Paroisse Saint-Louis » est créée et confiée aux salésiens. Elle aura pour curés successifs : P. Prin (1946-1952), P. Rochard (1952-1955), P. Galas (1955-1956), P. Gauthier Joseph (1956-1968). Le 01 novembre 1954, débute l’insurrection en Algérie.

1955-1956 : P. GALAS, supérieur et curé. En 1957-1958, P.Santonja dirige le patronage, après le P. Perrin. En 1960, le « Cercle Don Bosco » joue encore la Passion, malgré les évènements, devant une grande foule. En 1962-1963, la paroisse tourne au ralenti : 200 fidèles à la messe du dimanche, mais 100 musulmans sont admis au patro sur demande de leurs parents. Le 23 mars 1962, c’est le pillage et le saccage de la « Chapelle des Planteurs » (dépendant de la paroisse salésienne Saint-Louis). En janvier 1963, P. Gauthier lance, en France, pour les rapatriés, un feuillet intitulé « Brise d’Algérie » (tirage jusque 3500 exemplaires) : il succédait à son bulletin paroissial « Brise marine » et fut suivi du bulletin « Amitié ». A partir de 1964, les salésiens ne sont plus que 4 sur Oran, tous à Eckmühl (adresse : « Don Bosco  41, rue H.Poincarré »), avec P. GAUTHIER Joseph, « directeur (1964-1968) des salésiens d’Oran » . En 1965, P. Gauthier fait fonctionner - à partir d’Eckmühl (2km) - dans les locaux du presbytère Saint-Louis, un cours d’alphabétisation et de rattrapage pour 160 musulmans de 15 à 20 ans, ainsi que des cours du soir pour une centaine d’adultes. De 1968 à 1970, P. Gauthier est encore à Eckmühl (dont il est le curé) avec les abbés Philippe DIDIER et Fernand WIRTH.

Puis les salésiens quittent Oran : P. Gauthier rejoint Bouisseville pour l ‘année 1970-1971, avant de se fixer à Arzew (écrire « Monsieur »… 25, rue Didouche Mourad) jusqu’en 1977. En 1976, les salésiens ont quitté officiellement l’Algérie.

            Notons qu’en 1977, la JUDB (association des anciens rapatriés d’Algérie : « Joyeuse Union de Don Bosco ») donne encore deux représentations de « La Passion » en France:, l’une à Montpellier, et l’autre au théâtre municipal de Toulon.

 

 

 

Consulter

BS janvier 1947 p4 : ouverture de la Paroisse St-Louis

BS mai 1948 p114-115 : historique et présent

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p45-62 et  tome III, p40-50

BS oct-déc 1962 p14 : surprise d’un soldat (pillage de la chapelle des Planteurs)

BS juillet-sept 1963 p12-13 : nouvelles d’Oranie et BS octobre-déc 1965 p25

BS oct-déc 1966 p11-15 : jeunes moniteurs en Algérie et DBF 76 janvier 1977 : écoles salésiennes

BS juillet-août 1977 p26 : La Passion par les Anciens

BS nov-déc 1977 p10 : Les Salésiens ont quitté l’Algérie

DBF 79 oct.1977 : Les salésiens en Algérie (lettre de Mgr Teissier).

 

 

 

Aurons (Bouches-du-Rhône)

SAINT-PIERRE-DE-CANON, NOVICIAT, ORATOIRE DE LA PROVIDENCE

1891 – 1903

 

 

            Sur la commune et paroisse d’Aurons (Bouches-du-Rhône, diocèse d’Aix-en-Provence), non loin de Pélissanne et Salons-de-Provence, sur la route qui monte de Salons-de-Provence à Vernègues, les salésiens vécurent douze ans dans une antique abbaye bénédictine (XII°), “le Couvent” (un “nid d’aigles dans les rochers” !). Le lieu avait été occupé par les bénédictins de La-Pierre-qui-Vire de 1878 à 1887 : c’est  “Saint-Pierre de Canon”. Les salésiens s’y installent le 31 octobre 189, en y transférant leur noviciat de Marseille-Sainte-Marguerite (la Villa Pastré). Ils y ouvrent donc un noviciat, l’Oratoire de La Providence, avec une petite colonie agricole sur ce domaine de 16 hectares. Il y aura plus tard quelques tailleurs et cordonniers, et quelques vocations tardives. Les salésiens assureront durant leur présence le service de la paroisse locale.

1891-1897: Don BINELLI  François, premier directeur. Il est aussi maître des novices. P.Tosan Dominique est économe et curé d’Aurons de 1891 à 1898. La maison accueille en tout 75 à 80 jeunes gens. Don Rua y passe à plusieurs reprises. Le 26 septembre 1896, 17 jeunes du nord de la France arrivent au noviciat, et la  précédente promotion termine avec 14 professions le 07 octobre 1997.

1897-1903 : P. …., directeur. Pour l’année 1899, signalons l’installation  de l’éclairage au gaz acétylène, et le 22 octobre, la prise de soutane de 11 novices. En 1900, P. Gayde arrive comme curé d’Aurons. Le noviciat français 1901-1902 se fait à Hechtel (Belgique), mais ceux du Sud finiront leur noviciat à Avigliana : le climat du nord ne leur convenait pas ! Le noviciat suivant, celui de 1902-1903, se déroule normalement à Saint-Pierre-de-Canon. Mais en 1903, la maison doit fermer (congrégation salésienne interdite !). Ce sera une des trois seules maisons perdues définitivement par le « Midi » pendant la persécution. Les novices et les juvénistes se réfugient alors en Italie (Lombriasco et/ou Avigliana).

            La maison devint un triste amas de ruines dans les broussailles. Mais elle fut rachetée plus tard par Mlle de Florent qui voulut et réalisa la restauration du bâtiment, fit assurer le gardiennage, et faire, en 1926, la « réconciliation » de la chapelle.

            En 1995, l’endroit est une très jolie maison d’accueil pour sessions, etc ...

 

 

 

 

 

Consulter

BS décembre 1891 p195-199 et 200-201 : ouverture et croquis

BS février 1892 p22-24

BS janvier 1897 p17-18

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p33-44

 

 

 

 

Liège (Belgique)

INSTITUT SAINT-JEAN-BERCHMANS

1891

 

 

            A Liège (Belgique, évêché de Liège), sur une colline dominant la Meuse, au quartier ouvrier du Laveu (3000 habitants en 1891, 9000 en 1901), les salésiens ouvrirent leur première maison en Belgique, sur acceptation de Don Rua. Don Bosco aurait eu, à ce sujet, une vision dans la nuit du 7 au 8 décembre 1887 !

            La propriété de 7000m², au 59, rue des Wallons, était contigüe au patronage Saint-Laurent, et avait été acquise par Mgr Doutreloux, évêque du lieu, qui avait écrit à Don Bosco dès 1883.

            La bénédiction de la première pierre de l’ « Institut Saint-Jean Berchmans » eut lieu le 08 mai 1890, devant Don Rua. L’entrée officielle des salésiens se fit le 08 décembre 1891.

1891-1901: P. SCALONI François, premier directeur. Il est aidé du P.Virion, préfet, du P.Caboni, catéchiste, et du P.Méderlet (à partir de 1892). On commence avec 23 internes (menuisiers, tailleurs, cordonniers) en 1891,  et 62 en 1892. En 1896, il y a 150 apprentis : tailleurs, ébénistes, imprimeurs, relieurs, cordonniers, forgerons, mécaniciens. Le 10 juillet 1898, on inaugure le Patronage Saint-François-de-Sales pour les écoliers, et le « Cercle ouvrier » pour les plus de 18 ans (1° tombola, avec autorisation royale). L’Association des Anciens élèves date de 1900 et son journal « L’Ami des Anciens « , de 1902.

La province salésienne de Belgique est érigée en 1902 (vice-province depuis 1901) : P.Scaloni en devient le premier provincial. Le 27 avril 1902, on inaugure une nouvelle œuvre à Liège, la « Maison de famille Saint-Joseph » (dite aussi Saint-Laurent !) pour orphelins et ouvriers ayant terminé leurs études : c’est trois larges étages, rue Saint-Laurent, face à l’église Sainte-Agathe, devant les locaux du patronage Saint-Joseph. Elle aura pour directeurs : 1902-1907 P. Berck Henri, 1907-1909 P. Bologne Ange, 1909 P. Daniel A. (auparavant économe), 1909-1913 Pierre Arthur… et sera fermée en 1920.

1903-1904 : P. NOGUIER DE MALIJAY Noël, directeur.

1904-1907 : P. MEDERLET Eugène,  directeur. (P.Féty y est en 1904-1905). En 1905, on lance la section gymnastique « La Jeunesse Salésienne. En 1907, la fanfare « Don Bosco » de Liège est au Concours de Neuilly-sur-Seine et obtient : 1°prix de lecture à vue (note (28/30), 1° prix d’exécution de morceau de choix (note 39/40), 1°prix ex-aequo au concours d’honneur, 1°prix de direction au chef, Mr Hanson.

1907-1919 : P. MERTENS Louis, directeur. En 1911, les salésiens prennent en charge la nouvelle « Paroisse Saint-François-de-Sales » (on a débaptisé l’église ND-Auxiliatrice) et P. Mertens en sera le premier curé (jusque 1920) ; le patro est transféré rue Jacob Makoy et devient paroissial.   En 1911, l’œuvre compte 230 internes (100 étudiants et 130 apprentis), le patronage (directeurs : P.Lhermitte, P.Robinet, P.Demolder), le Cercle, l’Association des Anciens, la Maison de famille, et la paroisse. On crée en 1912 une section de préparation militaire, les Voltigeurs, et le cinéma Unitas. En 1912, En 1914, s’y ajoutent le « Tronc d’infortune » et la « Caisse de Retraite » (80 inscrits). Le 12 août 1915, P.Lhermitte, économe, est condamné, par l’occupant allemand, à cent jours de prison pour présence d’un drapeau belge à la remise des prix ! En 1917, les allemands ordonnent de renvoyer les élèves et de fermer l’école. En 1918, le patronage édite « Le cri du patro ».

1919-1921 : P. BLAIN Michel, directeur. Il rouvre en 1919 avec 140 apprentis et 100 étudiants.

1921-1927 : P. CHEVET Pierre, directeur. En 1922, on compte 100 étudiants (dont 60 latinistes) et 131 apprentis : 12 cordonniers, 12 tailleurs, 20 ouvriers du livre, 25 menuisiers, 15 sculpteurs sur bois, 50 mécaniciens-forgerons.

1929-1931 : P. PRIN Albert, directeur.

1931-1935 : P. PASTOL René, directeur. En 193, on commence à accueillir des externes (55) en plus des internes (150). En 1934, la bibliothèque de la paroisse a prêté 27.460 volumes à 13.129 emprunteurs ( !), et  l’école occupe de nouveaux bâtiments.

1935-1941 : P. DECKERS L., directeur.

1941-1947 : P. CONRAETS , directeur. Il accueillera 12 adolescents juifs en 1940. La rentrée 1941 voit une chute des effectifs : 100 internes et100 externes. En mars 1944, les allemands emportent la cloche de l’église (de retour le 03/11/1945 !), et le 01 mai, c’est le premier bombardement de Liège, qui fut libérée en septembre ; mais les bombardements de novembre-décembre touchent l’école et sont tués : P.Gyr, préfet ; Mr Houtekins, coadjuteur ; Mr Krokaert, familier ; Mr Pirlot, coadjuteur (bléssé, décède peu après).

Les directeurs suivants seront : 1947-1953 P. POTIER Edouard (en 1952, on ouvre la section d’électricité), 1953-1958 P. TRUSSART P., 1958-1961 P. DELACROIX  H., 1961-1967 P. GILSON Jules (En 1952, on ferme l’atelier des tailleurs, coupe-couture), 1967-1972 P.RENSON Jean, directeur, 1972-1975 P. DE FREYN Ch. (En 1972, on ferme la cordonnerie)., 1975-1984 P. BEGHIN Oscar, directeur de l’Enseignement Général et P. JEANMART, directeur de l’Enseignement technique. (En 1981, débute la mixité. Le tremblement de terre de 1983 provoque des dégâts matériel à l’œuvre salésienne et à l’église Saint-François-de-Sales), 1984-1986 P. BEGHIN Gabriel, 1986-1992 P. GHISLAIN Jean, 1992-1998 : P. VAN DER SLOOT André, 1998-2002 : P. PENNINCK André, 2002-2007+ : P. JEANMART José

En 2007,  les salésiens belges sont toujours présents (Paroisse et Centre scolaire Don Bosco), la direction des établissements scolaires étant assurée par des laïcs depuis plus de douze ans déjà.

 

Consulter

BS avril 1888 p57-58 : préparatifs d’ouverture, constructions et BS janvier 1892 p11-15: ouverture

BS février 1896 p60-64

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p133-138

BS juillet-août 1979 p9 : l’Ami des Anciens-Liège

BS nov-déc 1981 p23 : la mixité

De l’orphelinat Saint-Jean Berchmanns au Centre scolaire Don Bosco, par Fonck Fr.-1992, 276p

 

Oran (Algérie)

ECKMUHL, ORATOIRE DE JESUS-ADOLESCENT, LA JOYEUSE UNION,

1893 – 1970

 

 

            A Oran (Algérie), mais en banlieue et à l’opposé de la ville par rapport à « Saint-Louis-Rue Merville », on implanta la deuxième fondation salésienne d’Afrique du Nord. Elle fut démarrée comme annexe ou dépendance de l’Oratoire Saint-Louis. L’ouverture se fit près de l’église du quartier (Sacré-Cœur), dans une maison d’habitation entourée d’un grand jardin rectangulaire, cédée aux salésiens.

1893-1898 : P. MARINONI  Erménégilde, premier directeur. On commença le 31 janvier 1893 par l’ouverture de l’école Jésus-Adolescent, une école primaire avec quelques latinistes, et le lancement du Patronage d’Eckmühl        . Puis ce fut la création d’ateliers professionnels (cordonniers, tailleurs, menuisiers, serruriers, puis horticulteurs) et d’un orphelinat. En 1894, on y installe même, avec P. Bellamy, un noviciat canonique pour l’Algérie : il durera jusque 1903 ; les trois premiers novices furent : P. Candela,.… Il y eut aussi un scolasticat…

1899-1900 : P. LEVROT Léon, directeur. Venu pour ouvrir le secondaire (jusque la classe de quatrième incluse), il ne fut accepté que pour une année comme « directeur académique ».

1900-1919 : P. BESSIERE Léon, directeur. Il est aussi directeur académique du cours secondaire, et du patronage. En 1900, 12 salésiens travaillent à Eckmühl. De 1893 à 1903, on comptera une moyenne de 75 internes (plus les externes !). En 1901, au départ du P.Bellamy, P. Léon Beissière devient directeur de toutes les oeuvres d’Oran. Au mois de juin 1903, la fermeture de l’école est décidée par les autorités, suite à l’interdiction en France, de la congrégation des salésiens. On déménage alors clandestinement le mobilier. Le 01 septembre, PP. Bessière Léon et Corlay refusent l’expulsion et sont condamnés. Ils seront condamnés en correctionnelle, en appel, mais pas en cassation ! Mais le 07 juin 1904, P.Léon Bessière, seul présent dans les locaux, est expulsé manu militari. Les PP. Bessière sont alors reçus et logés au presbytère Saint-Louis. Les « gardiens bénévoles » que sont les coadjuteurs (Bertrand, Rogues et Mullas), résident toujours dans nos écoles. On continue avec le patronage « non touché » par les lois. P. Léon Bessière loue et achète des terrains vagues et, dés 1904, construit des locaux et établit son quartier général face au bâtiment « volé » en 1903, dans la Villa Descours, maison d’habitation des salésiennes qui sont parties...

En 1905, l’œuvre d’Eckmühl est vendue par le liquidateur : elle est rachetée par l’évêché d’Oran qui y fera plus tard son petit séminaire. En 1907, un troisième patronage est lancé sur Oran, au quartier Saint-Antoine, mais il ne durera que 10 mois. En 1907 également , a lieu le baptême du jeune israélite Jacob (Jacques) VIDAL qui sera à l’origine de la Fédération des anciens élèves des maisons salésiennes de France. La nouvelle chapelle ND-Auxiliatrice est bénie en 1908. En 1910, c’est la première colonie de vacances à Bouisseville. En 1913, on inaugure la salle du « Théâtre chrétien ». Enfin, en 1916, la « Paroisse du Sacré-Cœur d’Eckmühl » est confiée aux salésiens (et devient leur centre sur Oran) : P. Léon Bessière en est nommé « Administrateur » par le nouvel évêque ; P.Tranier en sera curé durant 30 ans; Mr Fonclair est au « Centre Paroissial ». Le patronage est désormais la « Joyeuse Union » (JU), avec sa « Joyeuse Harmonie », avec son journal l’ « Union » qui est commun aux 2 patronages salésiens d’Oran.

1919-1929 : P. VIAL Camille, directeur (de toutes les oeuvres d’Oran). En août 1925, il peut inaugurer une nouvelle chapelle et une salle de théâtre pour « La Passion »…

1929-1931 : P. RIQUIER Emile, directeur. De 1929 à 1935, P. Bailly prend en main la chorale et en fait « Les Ménestrels » ; il organise, en 1931, une colonie de vacances à Rosière (France, Haute-Loire).

1931-1946 : P. PRIN Albert, directeur. Il est aussi vice-provincial d’Afrique du Nord. De 1941 à 1947, P. PAIREL dirige le patronage.

1947-1955 : P. CALAS Antoine, directeur. Il remplace aussi P.Tranier comme curé. En  mai 1949, l’équipe de basket « Les Spartiates » fait une tournée mémorable en France, Belgique, Luxembourg. Le patro est dirigé par P. Martorelle (1951-1952), P. Dobrovodsky François (1954-1956). Le 01 novembre 1954, commence l’insurrection en Algérie.

1955-1956 : P. PAIREL Albert, directeur et animateur du patro.

1957-1958 : P. CALAS Antoine, directeur et curé, P.Pairel animant toujours le patro. 1964-1968 : P. GAUTHIER Joseph, directeur. En 1964, il ne reste alors que 4 salésiens sur Oran, tous à Eckmühl. De 1968 à 1970, P.Gauthier devenu curé d’Eckmühl, reste avec les 2 abbés Didier Philippe et Fernand Wirth : les locaux d’Eckmühl sont transformés en centre d’apprentissage pour 60 garçons musulmans avec 16 moniteurs dont 3 salésiens. C’est le « Centre de culture populaire » (au 42, rue des frères Hadjel, ex-rue Poincarré).

            En 1970, les salésiens quittent Oran et P. Gauthier rejoint Bouisseville pour l’année 1970-1971: il y étudie l’arabe avant d’aller se fixer – jusqu’en 1977 - à Arzew, en Oranie (écrire : « Monsieur »… 25, rue Didouche Mourad !). Il y reviendra un an après, comme prêtre-ouvrier (magasinier au port) de 1978 à 1983.

            En 1976, les salésiens ont quitté officiellement l’Algérie. Notons qu’en 1977, la JUDB (association des anciens rapatriés d’Algérie : « Joyeuse Union de Don Bosco ») donne encore deux représentations de « La Passion »:, l’une à Montpellier, et l’autre au théâtre municipal de Toulon.

 

 

 

Consulter

BS mai 1948 p114-115 : historique et présent

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p45-62

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome III, p40-50 : après 1903

BS oct-déc 1962 p14 : surprise d’un soldat (pillage de la chapelle)

BS juillet-sept 1963 p12-13 : nouvelles d’Oranie

BS oct-déc 1965 p25 : centre d’alphabétisation

BS oct-déc 1966 p11-15 : jeunes moniteurs en Algérie

BS juillet-août 1977 p26 : La Passion par les Anciens

BS nov-déc 1977 p10 : salésiens en ‘Algérie (lettre de Mgr Teissier).

 

ROUTE DU PONT JUVENAL, Montpellier (Hérault)

ORATOIRE SAINT-ANTOINE, PAROISSE SAINT-JEAN BOSCO

1893 – 2004

 

 

            A Montpellier (Hérault, diocèse de Montpellier), où passa Don Bosco en mai 1886, c’est un petit centre d’apprentis (une douzaine) que les salésiens « reprennent » en 1893, au Clos-Boutonnet, villa entourée d’un large terrain.

1893-1901 : P. BABLED Paul, 1° directeur. Arrivé le 15 mars 1893, il aura vite 40 pensionnaires. Revendant le Clos-Boutonnet , il se fixe en septembre 1894 sur un terrain de 4 hectares, route du Pont-Juvénal : c’est désormais l’ « Oratoire Saint-Antoine de Padoue ». En 1895, il a 75 pensionnaires et des ateliers (menuiserie, cordonnerie, reliure, puis jardiniers). Il développe l’Oeuvre du pain de Saint Antoine pour les orphelins. En 1896, une convention est passée pour édifier une chapelle à Saint Georges, mais le directeur la dédiera à Saint Antoine, d‘où des problèmes ultérieurs ! Les soeurs salésiennes prennent en charge la cuisine et la lingerie en 1896. En 1899, il y a 160 garçons environ, étudiants ou apprentis. En 1901, tout l’oratoire du Pont Juvénal (dont 160 élèves) passe officiellement sous juridiction du diocèse : école professionnelle (cordonniers, relieurs, menuisiers), école agricole (viticulture et horticulture), école apostolique (latinistes), patronage et vocations tardives. P. OLIVE, qui partira en Chine, y œuvre de 1895 à 1902 ; l’abbé Pastol y dirige le patro de 1896 à 1903.

1901-1904 : P. VIRION Paul, directeur. Du 05 au 08 avril 1902, se déroule l’inventaire des biens par le liquidateur : c’est le début des « assignations à comparaître » pour les salésiens PP.Harmel Th.,  Féty, Faure C, … Après un 1°, puis un 2° acquittement, c’est, en 1903, la condamnation en cassation : amendes, et fermeture officielle aux grandes vacances, avec départ momentané des salésiens, sauf P. Hippolyte Faure qui reste comme confesseur. Le diocèse nomme alors officiellement deux prêtres, les frères Bessodes, comme directeur et économe. Les coadjuteurs (Dumas, Giuglaris…) et les salésiennes sont « en civil ». Mlle Hortense Vacquier reste dans la maison « fermée » avec 14, puis 20, 25, 30 orphelins qui vont suivre les cours dans une école des environs. En 1904, P. Jourdan E. vient aider discrètement Mlle Hortense, puis il résidera même à l’Oratoire ! P. Virion, provincial, reste le « directeur salésien ». PP. Virion, Faure, et Féty restent sur Montpellier; d’autres partent en Espagne, en Italie, etc… En juin 1905, c’est la vente de l’immeuble et du mobilier : des amis en rachètent une partie.

1905-1919 : P. JOURDAN Edouard, directeur. En 1908, l’école primaire est légalement ouverte par « Monsieur » (Abbé) MOITEL. En 1909, il y a 50 garçons (écoliers ou jardiniers) pensionnaires et les professeurs sont les théologiens (Amielh, Moitel, Dupuy, Gravelle) et P. Le Boursicot.  En 1912, on compte 70 pensionnaires ; hélas le 12 août, deux jeunes et l’abbé Dupuy se noient en bord de mer à Carnon. Le scolasticat de philosophie vient en 1913-1914 avec ses professeurs (P.Le Boursicot et abbé Moitel) et ses étudiants « en civil » (Danjou, Gauthier E., Thébault, Lageat, Presteau G., Sallou, …) qui préparent aussi brevet ou la deuxième partie du baccalauréat. Il y a 100 internes en 1914.

1919-1922 : P. ROUX Aimé, directeur. Fonctionnent, en 1921, le primaire et le secondaire, les vignerons et le patronage. P. Roux décède subitement le 18 décembre 1922.

1923-1926 : P. LE BOURSICOT Jean, directeur.

1926-1935 : P. MOITEL Paul, directeur. En 1931, il y a 85 élèves, et de 1926 à 1932, le scolasticat de philosophie. En 1940, on accueille les novices de Fontanière et des philosophes belges et hollandais. En 1941, on fait le goudronnage de la cour, et le 19 octobre, est érigée la nouvelle Paroisse Saint-Jean-Bosco, dont les curés seront : P.Couturon, 1°curé (1941-1954), P.Guitton (1954-1955), P.Guérin Jean (1955-1957), P.Voilat Albert (1957-1968), P.Beck (1969-1973). En février 1944, l’armée allemande réquisitionne totalement l’internat ; l’externat et la paroisse fonctionnent ; 50 internes se retrouvent au Château de Fayet (colonie, en Aveyron à 800m d’altitude).

19  -19   : P. HARDOUIN Georges, directeur. La rentrée 1945 se fait avec 130 élèves, primaires, secondaires et apprentis (jardiniers, menuisiers, tailleurs, cordonniers).

1948-1953 : P. MOITEL Paul, directeur. On a de plus en plus de difficultés à continuer l’internat à cause des charges et des salaires.

1955-1957 : P. WEISS Théodore, directeur.

1957-1958 : P. ROCHARD Ange, directeur.

1955-1956 : P. WEISS Théodore, directeur.

1965-1968 : P. VOILLAT Albert, directeur-curé. Autour de la paroisse, s’est constitué un Centre de jeunesse. L’internat a été remplacé par une école primaire complète et un jardin d’enfant. Il y a encore un groupe de maraîchers et un atelier de menuiserie. En 1967, c’est l’Oeuvre de Don Bosco  (85, avenue du Pont-Juvénal).

1968-1973 : P. DOUSSET Jean, directeur. Plusieurs confrères s’installent dans des presbytères des environs : en 1970, P.Ilencik à Robiac (30) et P.Ténégal à Corneilhan (34) ; en 1971, P Barthès à Neffiès (34). En 1972, l’église Saint-Jean-Bosco est fermée pour « vétusté et de danger ».

1973-1979 : P. BECK Jean-Marie, directeur-curé. En 1974, P Zacko s’installe au presbytère de Autignac (34). Dans la nuit du 9 au 10 février 1977, un grave incendie ravage le Foyer Don Bosco (7 morts et 5 blessés graves sur 30 personnes dont beaucoup d’étrangers). En 1977, l’adresse « Communauté, Oeuvre de Don Bosco » passe du 85 au 83 bis... En 1980, une seconde paroisse est prise en charge, la Paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc, par 3 confrères (logeant au 51 bd E.Renan). En 1985, c’est l’inauguration du nouveau Centre paroissial Saint Jean Bosco.

            En 1986, les confrères quittent  « Juvénal », pour loger au 1 de la rue Don Bosco, avant de rejoindre en 1990 les locaux de l’autre  communauté de Montpellier au 46, place du Millénaire (sans fusionner les communautés !).

1979-1988 : P. BAYARD Jean-Paul, supérieur. A partir de 1979, les paroisses prises en charge eurent les curés suivants :

- curés de Saint-Jean-Bosco : PP. Bayard (1979-1981), Aubert (1981-1984), Welter (1984-1998),

- curés de Sainte-Jeanne-d’Arc : PP. Bayard (1981-1990), Genoud (1990-1998), Bayard (1998- 2002).

1988-1990 : P. WELTER Paul, supérieur.

1990-1998 : P. GENOUD Jean-Louis, supérieur. A partir de 1990, les deux communautés de Montpellier, quoique indépendantes jusqu‘en 1999, ont finalement la même adresse : 46, place du Millénaire.

1998-2004 : P. BAYARD Jean-Paul, supérieur. A partir de 1999, P. Magdinier est « incaricato » pour la communauté des confrères du troisième âge.

En 2002, il n’y a plus de curé salésien à Montpellier. Les deux communautés quittent Montpellier, sauf P. Jean-Paul Bayard qui restera sur place pendant deux ans, figurant, dans les annuaires provinciaux, comme supérieur… d’un seul confrère domicilié à GANGES dans le même département (P. Georges MONTADE).

En 2004, les salésiens ont quitté définitivement Montpellier.

 

 

Consulter

BS mai 1894 p71-80 : historique (avec croquis)

BS fév-juillet 1944 p... : réquisition totale par l’armée allemande

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p63-76

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome III, p31-39 : après 1903

DBF 77 avril 1977 : incendie à Montpellier

Philadelphe 27 avril 1993 p11-13 : 100 ans de présence salésienne (noms).

 

 

Cité Montéty, Toulon(Var)

PATRONAGE SAINT-JOSEPH

1893 – 1903+

 

 

            A Toulon (Var, diocèse de Fréjus), dans la cité Montéty, près de la gare, en bordure du chemin de fer, il y avait depuis quelques années déjà, une « oeuvre de jeunesse », du genre patronage. Les salésiens la prennent en charge le 1O octobre 1893, sur demande de l’évêque. Il y a 150 à 200 garçons : c’est le patronage de la Sainte Famille. Trois confrères viennent de « La Navarre » chaque jeudi et dimanche : il y a 150 à 200 garçons.

            En janvier 1895, Don Rua, de passage, demande qu’on fasse classe dans ce quartier. A partir d’octobre 1895, les 3 salésiens logent dans la cité Montéty et ouvrent une école primaire (60 inscrits), puis le patronage Saint-Joseph.

            En 1897, ce patro fonctionne avec le chant, le théâtre, les confréries des Saints Anges, les confréries Saint Louis de Gonzague (où se recrutent les enfants de choeur), le cercle Saint Joseph (noyau d’une fanfare de 15 membres). Certains jeunes viennent même de La Seyne,  à pied (20 minutes). En 1897 aussi, ont lieu l’ordination de l’abbé BRON, attaché au patronage salésien, et l’ouverture d’une maison de vocations tardives une maison de vocations tardives adjointe au patronage Saint Joseph, qui reçut, entre autres, le futur P. ARRIBAT de 1898 à 1900 (il reviendra dans la maison de 1901 à 1903).

1899-1901: P.FASANI Cesare, directeur. En 1901, il y a cinq confrères et la maison comprend les classes élémentaires pour externes, un patronage (« œuvre de jeunesse »), ainsi que l’œuvre des vocations tardives.

A l’automne 1903, la fermeture de l’école est imposée, comme celle de toutes les écoles salésiennes de France. Le patronage perdure…

 

NB :    On lit dans le bulletin salésien (BS janv-fév-1940) :  «En 1939, à Toulon, seule une de nos deux maisons fonctionne ». Quand l’autre maison (celle-ci, Toulon-Montéty) a-t-elle cessé de fonctionner ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS janvier-février 1940 p12 : « Toulon : une maison sur deux fonctionne ! »

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p82-85

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Presles (Val-d’Oise)

CHATEAU DE COURCELLES

1893 – 1898

 

 

            A Presles (alors en Seine et Oise, diocèse de Versailles, aujourd’hui en Val-d’Oise, diocèse de Pontoise), non loin de L’Isle-Adam, les salésiens fondèrent une œuvre sur le domaine du Château de Courcelles, propriété de Mr et Mme Potron. Le 06 juin 1892, est posée la première pierre d’une « école libre sur le domaine POTRON ». La construction des bâtiments est financée par Mr Potron.

NB : Ce pourrait être au numéro 106 (ou 77 ?) de rue Alexandre Prachay (de l‘année 1995 !).

1893-1896 : P. FEVRE Jean-Baptiste, premier et unique directeur de l’œuvre. On ouvre, en octobre 1893, une section primaire acceptée par l’Académie de Paris : c’est l’Orphelinat Saint Louis de Gonzague. On lance aussi un patronage des « dimanche et jeudi », un cours d’adultes, puis un secondaire (juvénat). P. Fèvre sera aussi le « directeur académique » du secondaire…, dont P.Auffray Augustin dut élève. Au début, il y a six confrères, puis ils seront jusque dix. Le 24 avril 1894, on ouvre en plus l’Orphelinat horticole Saint Fiacre.

            Mais une mésentente brutale (pour une « Marseillaise » !) entre le directeur et le chatelain-fondateur (non républicain !) compromet l’implantation : les salésiens, congédiés par lettre recommandée, quittent à l’été 1898.

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS avril 1894 p56-57

BS juillet 1894 p113

BS février 1906 p50-51 (article sur P.Gayde)

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p79-81

 

Nizas (Hérault)

ORPHELINAT AGRICOLE SAINT JEAN BAPTISTE

1894 – 1905

 

 

            A Nizas (Hérault, diocèse de Montpellier), au canton de Montagnac, près de Pézenas, à 25 km de Montpellier, les salésiens ouvrirent une maison comme annexe de l’oeuvre de Montpellier, dont P. Babled était le directeur. C’était sur le « domaine Saint Jean », fourni aux salésiens, sur l’entremise du P. Babled, par une veuve de Lézignan-la-Cèbe, Mme SOULAGES. Situé à 500m de la gare de Nizas, sur la route de Lézignan à Fontès, le domaine sans habitation comprenait un vaste terrain où existait déjà la « Chapelle Saint Jean ». La première pierre de l’œuvre fut bénie par Mgr Cagliero le 29 novembre 1893. C’est  le 08 décembre 1894 que l’on ouvrit, avec 12 jeunes, un orphelinat agricole orienté vers la viticulture.

1894-1896 : P. CORLAY Guillaume, premier directeur. Don Rua y passe le 07 février 1895 : on a alors une quarantaine d’apprentis. Mme Soulages, la donatrice, décède en 1896 : elle est inhumée dans la chapelle de l’orphelinat et y rejoint six membres de sa famille.

1899-1901 : P. TOSAN Dominique, directeur. Il arrive de « Saint Pierre de Canon ». Signalons qu’on trouve dans le bulletin salésien, dès 1898, une réclame discrète (note de bas de page) pour les Vins de Nizas. En 1899, il y a 21 apprentis viticulteurs, un cours primaire et trois latinistes.

1901-1905 : P. ROUSSIN Louis, directeur. En 1901, c’est le début des difficultés des religieux avec le gouvernement. Les salésiens se sécularisent ! Malgré tout, on sera obligé, en 1905, de remettre les clefs au « liquidateur ». Nizas fut une des trois seules maisons perdues par le « Midi » suite à la loi interdisant la congrégation des salésiens.

 

Signalons que vers 1971, des salésiens reviennent travailler dans des paroisses du secteur et qu’une communauté religieuse salésienne (regroupement pastoral de salésiens en paroisse dans les environs) sera même implantée à Fontès (voir « Fontès ») durant quelques années.

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS février 1894 p25-26

BS mai 1894 p80-86

BS mai-juin 1892 p30 : C’était hier (avec photos !)

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p86-89

 

 

La Marsa (Tunisie)

ORPHELINAT PERRET, ECOLE SECONDAIRE SAINT AUGUSTIN

COLLEGE  DU SACRE-CŒUR, INSTITUT PERRET

1894 – 1960

 

 

            A  La Marsa (Tunisie, diocèse de Carthage), à 18 km de Tunis et 2 km de la station Sidi-Bou-Saïd du tramway électrique, les salésiens s’installèrent dès le 31 décembre 1894 au lieudit « La Régence ». L’Orphelinat Perret  se situait à l’intérieur du domaine épiscopal, le « Vicariat Tunisien » du Cardinal. Lavigerie. Fondé par le diocèse et ouvert le 01 octobre 1888 sous la direction des Pères Blancs, il fut pris en charge le 01 janvier 1895

1895-1   : P. JOSEPHIDIS Antoine, premier directeur salésien. Il commence avec le coadjuteur Séraphin PROVERBIO et une dizaine de jeunes garçons. Le travail consiste en viticulture, travaux des champs, cours primaire, et catéchisme. En 1896, il y a 30 pensionnaires. En 1896, les salésiens prennent en charge de la chapelle Sainte Lucie, dans le quartier sicilien de Bab Djazira. Notons qu’en 1897, l’achat par la « Société Civile ND-Auxiliatrice », d’un terrain pour bâtir une école secondaire, et une réclame dans le Bulletin Salésien pour le « Muscat de Carthage » (vendu depuis 1894 au moins !). Le 08 avril 1899, on fait deux baptêmes à La Marsa. Le 05 mai 1899, c’est la pose de la première pierre d’une construction. Et dès le 08 décembre, on inaugure, avec 30 pensionnaires-latinistes : c’est l’ école secondaire Saint Augustin. En mars 1900, Don Rua est en visite : il y a 6 « prises de soutane ». L’année 1902 voit la construction d’un bâtiment de 2 étages. Mais en 1903, c’est la mise en sommeil de toute l’œuvre, suite au décret beylical du 07 août 1903 étendant à la Tunisie l’interdiction des Salésiens. Elèves et personnels quittent. Trois élèves, dont Louis Mathias (Mgr) vont au noviciat de San Gregorio (Sicile). La maison est abandonnée à la garde d’un jardinier qui est en réalité un salésien coadjuteur !

1904-1909 : deux salésiens venus de France ont remis leurs papiers à l’archevêché et ont été inscrits comme diocésains : ils font tourner l’oeuvre pendant cinq ans comme école d’agriculture avec une vingtaine de jeunes. En 1909, on obtient enfin l’autorisation officielle d’ouvrir des classes primaires et secondaires : ce sera le Collège du Sacré-Cœur.

1909-1914 : P. MENIER Julien, directeur. Il met sur pied un primaire jusqu’au certificat,  et un secondaire jusqu’à la classe de troisième incluse.

1914-1919 : durant la guerre, c’est l’arrêt des classes.

1919-1927 : P. BOUSSAGUET Henri, directeur. En octobre 1919, il rouvre le primaire avec 40 élèves, et en 1920, le secondaire. Les salésiennes arrivent à La Marsa en 1921. L’année 1922 fonctionne avec les classes de la dixième à la quatrième, et une section d’apprentis-agriculteurs.

1925-1928 : P. RIQUIER Emile, directeur.

1928-1934 : P. MENIER Julien, directeur.

19  -19  : P. HEUGEBAERT Etienne, directeur.

En 1939, la maison tient grâce à cinq confrères tchécoslovaques et un confrère égyptien (Fr.Dobrovodski, M.Mazak, L.Bakic, E.Dominko, et ...). En 1940, c’est l’arrêt de l’école à cause de la guerre. La reprise se fera progressivement.

1946-1947 : P. BEISSIERE Cyprien, directeur.

1947-1957 : P. ANFOSSO  André, directeur. Il y a encore un petit  groupe de jardiniers en 1948. Le 01 août 1954, c’est l’indépendance du pays. En 1957, il reste 12 salésiens en Tunisie, dont 8 prêtres.

1957-1960 : P. CALEMARD Marius, directeur. En 1958, on compte encore 120 élèves dans un premier cycle secondaire complet (6° à 3°). A l’été 1960, l’Institut Perret est abandonné par les salésiens : le matériel (100 m3)  est transplanté à Rieupeyroux (France), et P. Calemard quitte la Tunisie le 08 septembre 1960.

 

NB : l’elenco de 1995 signale que les salésiens ont quitté la Tunisie en 1964.

 

Signalons qu’en 1988, la province salésienne irlandaise implante en Tunisie, grâce à des salésiens maltais (Malte dépend alors « salésiennenement » de l‘Irlande), une nouvelle présence, à « LA MANOUBA -2, rue Ibn Jazzar ».

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS février 1901 p39-46 (très bon historique sur les salésiens en Tunisie)

BS janv-févr.1940 p13 : voyage autour de nos maisons

BS juillet 1949 p76-77

BS oct-déc 1961 p15-19 : départ des salésiens de Tunisie

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p90-94

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome III p94-96 : vers 1903

 

 

 

Pleudihen-sur-Rance (Côtes-d‘Armor)

MORDREUC, MAISON SAINT-CHARLES

1894 – 1902

 

 

            A Pleuhiden-sur-Rance (Côtes du Nord, aujourd’hui Côte d’Armor, diocèse de Dinan), sur le bord de la Rance, au lieu-dit « Mordreuc » (Mordreux),  les salésiens oeuvrèrent quelque temps.

            Mme Bazin de Jessey leur avait donné une propriété comportant un bâtiment sur un terrain de plus d’un hectare. Le don avait été accepté en 1894, mais l’apport à la « Société Anonyme des Terrains de la rue du Retrait » n’eut lieu qu’en 1895.

            Ce fut la « Maison Saint Charles » : d’abord lieu de promenade, de vacances ou grandes sorties, elle servit ensuite à l’enseignement, et on utilisa un peu son exploitation agricole… Considérée comme simple dépendance de l’Oratoire Jésus-Ouvrier de Dinan, son directeur (officiel) fut, jusqu’en 1899, P. Ricardi, le directeur de « Dinan ». Mais dès 1898, elle abrite les « Fils de Marie », c’est-à-dire les Vocations tardives pour les salésiens de France-Nord.

1899-1900 : P. RICARDI Louis, directeur. Il quitte la direction de Dinan et devient en octobre 1899, directeur officiel de la maison de Mordreux qui est alors érigée canoniquement. A partir de ce moment, les vocations tardives de la Province quittent « Rueil » pour Mordreuc. La maison fait un peu d’agriculture et d’élevage. En 1900, P.Ricardi quitte pour prendre la direction de la « maison de Saint-Genis-de-Saintonge ». 

1900-1902 : P. COYE Raphaël, directeur. En 1900, la communauté comprend trois religieux (P.Coye, P.Jourdan, et…) et six élèves. Elle sera fermée en 1902, sur ordre du Procureur de la République, après jugement du tribunal. Les vocations tardives partent alors à Oulx, en Italie, puis elles iront à Froyennes, en Belgique, à partir de février 1907.

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS janvier 1895 p4 fondation acceptée en 1894 (Lettre du Recteur Majeur aux coopérateurs)

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p21-22

BS octobre-déc 1957 p136 (référence à vérifier !)

 

 

 

Tournai (Belgique)

ORATOIRE SAINT CHARLES

1895

 

 

            A Tournai (Belgique, province du Hainaut), les salésiens de la Province de France établirent leur deuxième fondation en Belgique, grâce aux largesses de Mme Charles VERDURE :  elle avait légué pour cela à Mgr Du Rousseaux, dès 1888, un capital ; mais celui-ci, réticent, ne l’accepta qu’en 1894 en offrant aux salésiens, en échange, l’ancien orphelinat Saint Philippe. Les salésiens commencèrent le 08 décembre 1895 avec 5 jeunes pensionnaires : la Chorale et la Musique des salésiens de Lille vinrent participer à l’inauguration de « l’Oratoire Saint Charles » (prénom du mari de la donatrice !).

1895-1902 : P. RONCHAIL Albin, premier directeur. Ayant travaillé à Lille de 1884 à 1891, il avait été désigné en 1891 comme premier directeur de la maison de Ruitz qu’il quitta pour l’ouverture de celle de Tournai. En 1898, il y avait déjà une « jeune » fanfare, et  80 pensionnaires (apprentis et écoliers) : le cours primaire est reconnu par l’état, il y a trois ateliers et un cours secondaire pour les aspirants.

La province salésienne de Belgique est érigée canoniquement en 1902 (vice-province dès 1901).

1903-1921 : P. PATARELLI Charles, directeur. De 1903 à 1906, P. Bron Joseph est préfet. L’année 1904 voit deux événements d’importance : le 25 janvier, un incendie détruit tout le bâtiment principal, et en août, c’est l’arrivée des salésiennes qui prennent en charge cuisine et lingerie ; de plus on ouvre une « Maison pour les orphelins de France ». En 1906, il y a 110 étudiants en 3 classes primaires et 5 classes secondaires, et 80 apprentis répartis en 10 sections. Le 08 juin 1908, est fondée, avec 25 membres,  l’Association des Anciens. En 1910, ils sont invités à Lille à la réunion des Anciens de Lille ! Et en 1911, les Anciens de Lille viennent , avec P. Louis Ricardi, à la réunion de l’Association des Anciens de Tournai (qui comptera 225 membres en 1923). L’effectif des élèves atteint 225 en 1912 : 110 apprentis et 115 étudiants.. De 1914 à 1918, on accueillera les élèves de Melles, à cause de la guerre : au début, ils constitueront une section spéciale de la maison.

1921-1924 : P. PASTOL René, directeur. En 1921, il prend en charge l’école primaire contigüe. Un incendie, dans la nuit du 9 au 10 janvier 1923, détruit une partie des ateliers. La rentrée de 1923 voit l’ouverture de l’école professionnelle aux externes et on compte alors 150 externes en primaire, 3 externes et 45 internes au secondaire, 12 externes et 103 internes en professionnel.

1924-1930 : P. DEGENEF, directeur.

1931-19  : P. LALOUX Fernand, directeur.

En 1936, la rentrée se fait avec 589 élèves (270 internes, 233 apprentis, 210 primaires, 46 latinistes).

1936-1937 : P. LHERMITTE Albert, directeur.

19    -1946 : P. GIBON, directeur.

Durant la guerre 1939-1945, l’école n’a fermé ses portes que durant une seule journée ! A la rentrée de 1945, il y a 700 élèves (250 primaires, 280 apprentis, 170 étudiants) et un nouveau patronage interne.

19  -19  : P. ROEDER, directeur.

1958-1959 : P. GILSON, directeur.

….

En 2007, les salésiens belges (11 confrères) y sont toujours à l’œuvre (internat et centre scolaire), des laïcs assumant , depuis plus de douze ans déjà, la direction des institutions.

 

 

 

NB : On signale aussi l’existence à Tournai en 1904 d’une « MAISON POUR LES ORPHELINS DE FRANCE » (sans doute sous forme de section créée après l’interdiction des salésiens en France en 1903 ! Combien de temps a-t-elle duré ?)

 

 

Consulter

BS février 1896 p50 : inauguration

BS mai 1898 p 129 (note)

BS janvier 1905 p7-8 : ouverture à Tournai d’une maison pour les orphelins de France

BS décembre 1905 p301-302

BS juillet 1932 p217-219 (liste des directeurs)

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p21-22

 

Nazareth (Palestine)

ORPHELINAT JESUS ADOLESCENT

 

1896

 

 

            Don Belloni (« Abouliatama »), un prêtre italien, avait fondé 3 orphelinats : Bethléem (1863), Betgémal (1878), et Crémisan (près de Bethléem), puis en 1874 sa congrégation des « Frères de la Sainte Famille » (30 en 1888), qui s’intégrera progressivement aux Salésiens de Don Bosco, de 1891 à 1893. Parmi ses biens personnels, Don Belloni possèdait, à Nazareth, une propriété de 150 hectares. Le 15 juin 1891, son oeuvre de Bethléem est renforcée par plusieurs salésiens, puis encore d’autres en 1892. C’est l’époque de la domination turque en Palestine, mais avec protectorat français. En 1895, Don Rua venu en visite avec Don Albéra, demande que des salésiens s’installent  à Nazareth.

1896-1898 : P. NEPLE Adrien, premier directeur. Salésien français, il loue une maison provisoire, et s’installe avec 12, puis 30 orphelins et quelques ateliers : ainsi débuta l’Orphelinat Jésus Adolescent.

1899-1904 : P. PRUN Athanase, directeur. Il bâtira sur le domaine « Nabi Saïn » du P.Belloni, mais devra attendre des Turcs, jusqu’en 1901, l’autorisation de construire. Le 20 janvier 1902, a lieu l’érection canonique de la province de l’Enfant-Jésus du Moyen-Orient (italienne ; siège à Bethléem) avec 5 maisons: Alexandrie (Egypte), et les 4 œuvres de Belloni (dont Nazareth). En 1904, les oeuvres salésiennes passent sous protectorat italien, d’où de nouvelles obligations : drapeau, langue...et des difficultés avec P. Prun, qui démissionne. L’œuvre de Nazareth est alors un petit internat de 40 pensionnaires (écoliers et apprentis).

1904-1907 : P. POMPIGNOLI Giuseppe, directeur (italien) . P. Prun reste (directeur-émérite). En 1905, on compte 40 petits, 8 latinistes, et 9 scolastiques (le scolasticat sera un échec) ; l’abbé CARON, du diocèse de Versailles et promoteur du culte de Jésus-Adolescent, vient en visite. En 1906, après bien des difficultés, il est décidé que l’oeuvre de Nazareth restera sous protectorat français. Cette même année, Mme Foäche, « protégée » de l’abbé Caron, offre « une basilique Jésus-Adolescent pour Nazareth ».

1907-1908 : P. ROSIN Mario, directeur. Il est italien, mais s’entend bien avec P. Prun.

1908-1911 : P. CANTONI Ercole, directeur. Il est aidé de 4 prêtres : Dall’Oste, Sarkis, Morosini, et Abouna Yousef. En 1910, on inaugure la crypte de la basilique. 1911-1923 : P. RIQUIER Emile, directeur. (français, formé et ordonné (1901) en Palestine). Les salésiens d’alors sont : 3 français (Prun, Riquier et Styr Charles), 3 autres européens, et 4 palestiniens (PP. Hihi Antoine et Talhami Stéphane, et un coadjuteur). La maison est réquisitionnée en 1914 par l’armée turque ; PP. Prun et Riquier vont en exil à Alexandrie ; l’orphelinat (2 enfants !) reste sous la garde du P.Bono (et P.Hihi) ; mais en 1915, c’est l’expulsion… De graves querelles éclatent de 1916 à 1918 entre salésiens italiens et palestiniens : il y a des déportations après dénonciations ! En octobre 1918, arrive le soldat français Antoine MARTIN, salésien, envoyé par ses autorités militaires. En avril 1919, P. Riquier peut revenir, et en France, va paraître « l’Echo de Nazareth ». On rouvre, désormais sous protectorat britannique, la maison avec 82 enfants (menuiserie et couture). En 1922, est décrété le rattachement de Nazareth - pour le personnel seulement - aux salésiens de France, et le 05 septembre, 5 confrères sont envoyés de France. La rentrée 1922 se fait avec 82 enfants. L’année 1923 voit la consécration de l’église Jésus Adolescent : c’est un événement salésien mondial.

1923-1932 : P. HEUGEBAERT Etienne, directeur. Il commence avec 65 écoliers et 22 apprentis. En 1926, on installe un générateur électrique. En 1929, on déplore 3 décès : PP. Cayroche et Latour, puis l’abbé Caron (inhumé dans la crypte).

1932-1936 : P. GIMBERT Pierre, directeur. Il supprime d’emblée les ateliers, donc les débiteurs (d’où seulement 32 élèves !) et prend en charge «l’Echo de Nazareth », imprimé désormais à Jérusalem. Il  prend parti pour le côté arabe, en lui faisant gentiment la leçon !  Viennent les implantations juives et les émeutes palestiniennes. L'abbé René SIMON sera de l'équipe éducative de 1932 à 1936 (sauf pour l'année 1934-35 où il sera "militaire détaché" à Antioche (Syrie). En 1935, le corps du P.Prun peut être rapatrié d’exil dans la crypte. En avril 1936, P.Gimbert est envoyé en Haïti et P.SALOM, préfet, assure l’intérim. La Province (italienne) de Bethléem va reprendre Nazareth, mais les salésiens de la maison se révoltent : P. Salom est rappelé en France, puis le personnel français quitte Nazareth.

1937-1938 : P. LATIL Elie, directeur. Français, il est nommé en catastrophe pour remplacer le directeur italien « pressenti » et déjà sur place (P. CARLESSO Guglielmo). Les salésiens y sont surtout italiens, mais le gouvernement français demande et obtient le retour à un statut  français. La rentrée se fait avec 102 jeunes. Débutent alors les émeutes sérieuses devant l’immigration juive : il y a alors 30% de juifs.

1938-1940 : P. CROZES Auguste, directeur. Il remplace P.Latil dépressif. Le catéchiste, P. Jachetti, introduit des insurgés arabes dans la maison !  En 1940, P.Crozes n’en peut plus et démissionne.

1940-1941 : P.FATHALLA Tahlan, accepte la direction proposée par le provincial italien. Devant l’opposition véhémente des salésiens français Ribet et Lafrance, (lettre des salésiens français refusant  un directeur devant être français selon le droit !), il appelle la police. A Pâques 1941, P. Crozes, toujours directeur en titre, décide la fermeture de la maison : il organise un patronage et fait valoir la ferme. De 1942 à 1947, la maison est louée à l’armée polonaise, qui y établit une école polonaise de 300 élèves. En 1946, la maison de Nazareth passe sous la juridiction de la Province de Paris.

1946-1948 : P. PRIGENT Marcel,  directeur. P. Lecocq le rejoint. En février 1948, c’est le début de la guerre juifs-palestiniens. On  ouvre la maison aux divers réfugiés ; le 16 juillet, les juifs entrent à Jésus-Adolescent ; c’est un afflux de réfugiés arabes (+200).

1948-1954 : P. CHODORGE René, directeur. P. Prigent reste. L’école n’est pas « reconnue » ! P. Dobrovodski J. revient et relance un patronage. L’école primaire rouvre en 1951. En 1957, il y a 150 élèves (80 internes de 8 à 15 ans), on ouvre un atelier de menuiserie, les salésiennes tiennent lingerie et cuisine.

1963-1969 : P. BECOT Charles, directeur. Il commence avec 30 menuisiers et 195 écoliers dont 10 internes.

1969-1971 : P. GUILLERM François, directeur.

1971-1972 : P. MORTEAU Pierre, directeur. En 1972, la maison est reprise par la province du Moyen-Orient, avec des italiens. En 1973, il y avait  240 élèves chrétiens et musulmans (60 menuisiers et 180 mécaniciens)

En 2007, les salésiens du Moyen-Orient  ont toujours l’œuvre en charge.

 

 

Consulter

BS avril 1892 p55-59 : présentation des oeuvres de Don Belloni

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p129-132 et tome III, p129-132

BS janvier-mars 1964 p22-25 : P.Bécot directeur et BS janvier-févr 1974 p6-7 : salésiens en Israël

L’Orphelinat Jésus-Adolescent de Nazareth en Galilée ...par Francis Desramaut (LAS-ROMA 1986)

 

Tunis (Tunisie)

PAROISSE DU ROSAIRE, ORPHELINAT SAINT-CYPRIEN du BELVEDERE

1896 - 1959

 

 

            A Tunis (Tunisie, diocèse de Carthage), dans le quartier excentré le plus peuplé (siciliens), Bab-Djédid ou Bab-Djazira, une communauté salésienne s’installe en 1896 : l’objectif qui lui est assigné est de fonder et administrer une paroisse.

1896-1911 : P. CORLAY Guillaume, directeur. Il vient de l’œuvre de Nizas (Hérault), et s’installe avec Don Rufa dans une maison achetée. Il lance d’abord un patronage. Il prendra ensuite en charge la chapelle de quartier, Sainte-Lucie. Le 23 mai 1897, est créée officiellement la Paroisse ND du Rosaire : P.Corlay en est le curé et Don Rufa, son vicaire. Paroisse et patronage s’installent alors dans le grand et ancien palais du Bey, le Palais Radchild. Le 31 octobre de la même année, on ouvre un orphelinat dans la Rue de l’école ... puis on effectuera des travaux pour transformer le palais en église… P.Prandi devient curé de 1900 à 1905. En décembre 1900, le palais est devenu « église du Rosaire » et « Maison de Don Bosco », au 9, rue de l’Ecole. De novembre 1900 à avril 1901, les jeunes de l’orphelinat trouvent refuge à La Marsa et on leur construit pendant ce temps un autre orphelinat, l’Orphelinat Saint-Cyprien, dans le haut quartier du Belvédère, sur un terrain offert par Mr et Mme le Comte de Chabannes et comprenant une maison assez importante, La Pallice. En avril 1901, le nouvel orphelinat est prêt et ouvre avec 45 jeunes. Il devra être fermé et abandonné en 1903, par suite de l’interdiction des salésiens en France… et en Afrique du Nord.

1917-1935 : P. TOSAN Dominique, directeur. Il est le curé et sera nommé plus tard Chanoine de Carthage, ayant ainsi le droit au titre de Mgr Tosan ! En 1923,  P.Piriou  lance un patronage ambulant dans la paroisse du Rosaire, le Patronage de la Joyeuse Union (ou Patronage du Rosaire). En 1926, la première pierre du Sanctuaire à Marie-Auxiliatrice (boulevard des Félibres) est posée, et le patronage du P.Piriou ne sera plus ambulant. Il y a alors quatre vicaires. Après son provincialat d’Afrique du Nord, P. Léon Bessière arrive comme curé de 1931 à 1937.

1946-1950 : P. ROCHARD Ange, directeur et curé. On note en 1949 : «  depuis peu, les salésiens sont au quartier de Montfleuri » …

1951-1955 : P. MONTENERO Giuseppe, directeur et curé (9 bis, rue de l’Ecole). Le 01 août 1954, c’est l’indépendance du pays.

1955-1956 : P. ROCHARD Ange, directeur et curé. Il a trois vicaires.

1957-1958 : P. RIVAT Jean-Baptiste, directeur et curé. En 1957, il reste 12 salésiens en Tunisie, dont 8 prêtres. En 1959, les salésiens quittent Tunis.

Mais les derniers salésiens français quitteront la Tunisie en 1964.

 

 

AUTRES ŒUVRES SALESIENNES SUR TUNIS :

 

1/ Le patronage du Sacré-Cœur fut ouvert en 1901, dans le quartier latino-maltais de Malta-Srira, près de la chapelle Saint Paul qui deviendra l’église du Sacré-Cœur. Son adresse était au numéro 1 de la rue Sidi Abd-el-Hac. Des directeurs successifs furent : P. GHIONE Anaclet (1903-19..), P. NAPIONE Paul (1923-1941). Il y aura plus de 350 enfants et jeunes gens au patro, 150 « anciens » au Cercle Pie X, et une « musique de premier ordre » ! En 1937, on inaugure une statue de Saint Jean Bosco dans la cour du patronage.

 

2/ Le patronage de Montfleuri. En 1949 ou un peu avant, au quartier de Montfleuri, majoritairement européen, les salésiens animent un patronage et desservent une chapelle de secours. Une construction y est commencée, avec une chapelle en sous-sol, et au dessus, une salle des fêtes et des salles de patronage donnant sur une grande cour.

 

ET APRES LES SALESIENS FRANCAIS !

- En 1962, la paroisse ND-Auxiliatrice quittée par les salésiens continue avec le Père Cali : 150 hommes et 139 dames sont inscrits à l’action catholique…

- Signalons qu’en 1988, la province salésienne irlandaise implante en Tunisie, grâce à des salésiens maltais (Malte dépend alors « salésiennement » de l‘Irlande), une nouvelle présence en paroisse, à LA MANOUBA -2, rue Ibn Jazzar).

 

 

 

Consulter

BS novembre 1896 p243 : ouverture du patronage

BS août 1897 p197-199 : création de la paroisse du Rosaire

BS novembre 1901 p39-46 : Très bon historique sur les salésiens en Tunisie

BS juillet 1949 p75 : Montfleuri

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p90-96

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome III, p94-96 : vers 1903

BS avril-juin 1963 p27 : un beau groupe de coopérateurs

 

Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine)

ORATOIRE SAINT-MAURICE, ASPIRANTAT et NOVICIAT

1896 – 1903

 

 

            A Rueil-Malmaison (à l’époque en Seine-et-Oise, actuellement Hauts-de-Seine, diocèse de Versailles), Mr le marquis de Maubou (La  marquise était coopératrice salésienne) céda en 1896, « pour les salésiens », une propriété de plusieurs hectares à la « Société Civile de la Rue du Retrait ». Cette propriété située à 12 km de la gare Paris-Saint Lazare, sur la colline de Buzenval, non loin du Mont Valérien, au lieu dit « La Côte Noire », s’appelait « Le Château de Bel Air » ou « Maisons Crochard ». En octobre 1896, la France salésienne est alors divisée en deux provinces, et ce mois même, les salésiens arrivent à Rueil.

1896-1899 : P. REBOUL Charles, premier directeur (un ardéchois !). Il ouvre, en octobre 1896, l’Oratoire Saint-Maurice et le premier noviciat salésien de «France-Nord »… dont le but déclaré est de « former du personnel enseignant, pour nos établissements du Nord de la France et les missions étrangères ». La maison gardera toujours un lien étroit avec celle de Ménilmontant. En mai 1897, un ouragan emporte le toit d’un bâtiment : on reconstruit en y ajoutant un étage et un préau. En octobre 1897, la maison accueille quelques jardiniers (cultures maraîchères) et des vocations tardives (jusqu’à leur accueil à Mordreuc en 1899), et on ouvre une classe de seconde avec 14 élèves-aspirants. Durant ces années, y feront leur noviciat  les Santier, Le Bigot, Auffray A., André Chevet (postulat et noviciat), Jadoul… A partir d’octobre 1898, tous les aspirants de la province viennent à Rueil et non plus à Saint-Pierre-de-Canon ; il y a alors 10 jardiniers, une classe de seconde, une classe de rhétorique… avec des élèves de Dinan, Lille et Paris. Parmi les aspirants, signalons Gimbert, Ange Rochard, Pincepoche…

1899-1903 : P. FEVRE Jean-Baptiste, directeur. En 1901, avec les lois anti-congréganistes, les novices doivent quitter et vont à Hechtel (Belgique) ; on ne garde que l’école primaire et quelques jardiniers ; sous la direction intérimaire du P. BRON, les classes continuent avec les plus petits (10-13 ans ; une cinquantaine). En septembre 1902, P. Fèvre revient d’Hechtel et reprend la direction : le noviciat recommence avec 10 abbés et 2 coadjuteurs (novices : P. Chevrel, J. Martin, A. Minier, P. Moitel…) ; P.Bellamy est le maître des novices, et l’abbé Dauvier leur assistant. Hélas, tous sont obligés de partir en juin 1903 pour terminer leur noviciat à Avigliana. La maison de Rueil est fermée pour le 30 septembre 1903. La propriété sera confisquée par l’état.

            En 1904, les novices iront à Hechtel.

            La maison fut reprise en 1909 par Mr Lépinay qui ouvrira là un important établissement vétérinaire. Le noviciat salésien de Rueil devint plus tard « La Cité de la Côte Noire » (entre les rues du Fond-Louvet et J. Bourguignon). La villa principale (« Le Château ») au milieu de « la Côte Noire » serait aujourd’hui (1995) disparue…

 

 

 

 

Consulter

BS février 1899 p 35 et 124 : noviciat Saint-Maurice

BS mai 1899 p124-125

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p105-114

Le Ruellois (journal) du 05 octobre 1901 : départ des novices en exil

La Gazette de Rueil : congrégation « Fripouillasse » … (date et n° à rechercher)

Le Réveil Ruellois, journal républicain patriote : … (date et n° à rechercher)

Bulletin de la Société Historique de Rueil-Malmaison N°20-déc.1995, p43-48 : Salésiens …

 

 

Romans-sur-Isère (Drôme)

PATRONAGE SAINT HIPPOLYTE

1896 – 1990

 

 

A Romans-sur-Isère (Drôme, diocèse de Valence), sur la paroisse Saint Barnard, les salésiens reprirent un patronage situé rue Martinette, patronage fondé récemment par Mr Hippolyte Chopin, coopérateur salésien. Le 07 décembre 1896, P.Bologne Joseph, provincial de la nouvelle province du Midi, et P.Albera, venus de Turin présentent le nouveau directeur : il est accueilli par un groupe compact de coopérateurs salésiens, et débute son travail le 08 décembre.

1896-1897 : P. RENAT L éon, premier directeur salésien. Il arrive avec l’abbé Crespel. En 1897, P. Renat quitte pour lancer l’œuvre d’Etagnac, en Charente.

1897-1901 : P. SABY Emile, directeur. Il lance des classes primaires et un atelier de cordonnerie, puis il aura quelques pensionnaires, un Cercle de jeunes gens, et une école apostolique (latinistes). L’année 1899 voit le passage de Don Rua en février, et la première représentation de la Passion.

En 1901, c’est l’expulsion des « aumôniers ». En 1903, le directeur perd son école et sa maison de famille, fermées par l’autorité politique, mais il garde ses oeuvres externes : P. Barolin dirige le Patronage Saint Hippolyte, repris comme patronage reconnu en « association laïque », avec ses statuts publiés au journal officiel (JO du 31 mai 1904). Mais en 1905-1906, le patronage est quasi-fermé...

1906-1930 : P. BRON Joseph, directeur. Il est « du  pays » . Bien que pèse, de 1906 à 1913, la menace de vente des locaux, on reprend l’école primaire : les directeurs en seront P. Delmas, puis Mr Auvitu, coadjuteur. En 1909, est fondée une société de gymnastique et de préparation militaire, « La Persévérante ». La décision définitive de confiscation des locaux (propriété de la « Société Beaujour » de Nice) intervient en 1913, et en 1914, c’est la mobilisation, y compris du directeur ! En 1921, le patronage, l’école (100 élèves), et l’internat (30 jeunes) ont repris, et de grandes festivités ont lieu en décembre. En 1923, il y a 300 jeunes au patro, une école primaire, une maison de famille, un terrain de sport aux portes de la ville, une ferme pour la colonie de vacances à la campagne, une musique et une clique (sollicitées parfois même par l’Armée), une chorale, un cours de solfège, 3 équipes de football, un cinéma « qui sort de chez lui » (!), une section de gymnastique et d’athlétisme, et un cercle d’études. Ce n’est qu’en 1923 que les locaux sont mis en adjudication : c’est la municipalité socialiste qui les achète, mais il y a surenchère dans les six jours qui suivent, par une « Société Civile Immobilière » (amis et anciens !)… Suite à ces difficultés, on déménage sur la « propriété Georges », située au  39, rue Bouvet ; il y a là 5.000 m² avec une maison de deux  étages. Le nouveau local est béni le 29 mai 1926 et le directeur est alors nommé chanoine honoraire de Valence !

1930-1936 : P. LE BOURSICOT Jean, directeur. Mr Auvitu, coadjuteur, est directeur de l’école primaire en externat , l’école Saint Hippolyte ; il le sera jusqu’au moins 1954 ! C’est l ‘époque de l’ouverture de la colonie de vacances Sainte Eulalie, au pied du Vercors à Sainte-Eulalie-en-Royans.

1936-1942 : P. MONGOUR Paul, directeur. Le succès de « La Passion » (150 exécutants) va grandissant. Le 01 janvier 1939, la chapelle du patro devient Paroisse Saint-Jean Bosco (P. Mongour en est le premier curé), et en 1940, le patronage devient centre paroissial.

1942-19  : P. SCHILLIGER François, directeur. Le curé est P. Gaudillière. Le 13 mars 1944, un incendie détruit le cinéma ; le 19 mars, on inaugure le « nouveau costume » de la petite église paroissiale Saint Jean Bosco. En 1945, fonctionnent un patronage (avec ses secteurs dramatiques, gymniques et musicaux), un foyer des Anciens, une école chrétienne (internat et externat), un cinéma familial, et une modeste paroisse. Mais un terrain voisin est déjà acheté. Le 08 décembre 1946, on fête le cinquantenaire du patronage Saint-Hippolyte, désormais appelé « Centre paroissial ».

1952-19  : P. RIVAT Jean-Baptiste, directeur-curé.

1955-19  : P. PAIREL  Albert, directeur-curé.

1956-1958 : P. MELLI Léon, directeur-curé.

1964: l’elenco indique seulement « Paroisse Saint Jean Bosco »

1965-19..  : P. CENEZ Félix,  curé.

1967-1972 : P. TOURNIER Joseph, curé.

1972-1978 : P. BAYARD Jean-Paul, curé. L’annuaire provincial de 1975 précise : « Paroisse Saint Jean Bosco, au 2, rue Bouvet ».

1978-1987 : P. LASSERRE Jacques, curé. L’annuaire provincial de 1980 indique : « Oeuvres de Don Bosco  2, rue Bouvet », (et plus ‘Paroisse’ !). Le 25 octobre 1980, c’est l’inauguration du Centre Saint Hyppolite, centre culturel et cultuel, héritier du patro…(devenu une « formule usée » ! ).

1987-1990 : P. VAGNON  Lucien, curé. Il est seul désormais. En 1990,  les salésiens quittent Romans-sur-Isère.

NB : En 1996, on disait que dernièrement les anciens dortoirs servaient encore d’internat à une quarantaine d’élèves du Collège technique de la ville…

 

 

Consulter

BS janvier 1897 p16

BS juillet-août 1925 p120-122

BS février 1939 p39-40 : quelques grandes dates

BS janv-fév 1981 p9 : mutation d’un patro, le « Centre Saint Hyppolite »

Brochure :

            - Fêtes du cinquantenaire du Patronage Saint Hyppolite, Romans, 1946, 54p, impr. Doumergue

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p97-104

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome III, p89-92 : après 1903

BS janv-fév. 1981 p9 : mutation d’un patro : le « Centre Saint Hyppolite »

 

 

Hechtel (Belgique)

INSTITUT SAINT LOUIS DE GONZAGUE

1896

 

 

            A Hechtel (Belgique, province de Limbourg, diocèse de Liège, aujourd’hui diocèse de Hasselt), petite bourgade de la Campine belge, à 80 km de Liège, non loin de la frontière hollandaise, se fit la troisième fondation salésienne en Belgique. Elle s’installa sur un terrain et une maison donnés par les trois frères Mallet, dont l’un était curé dans les environs. C’était une ferme assez vaste, située à la sortie du village, en bordure d’immenses bois de sapins qui commençaient le grand camp militaire de Beverloo (Bourg-Léopold). Le don fut fait pour y établir un orphelinat agricole… Les salésiens arrivèrent le 15 décembre 1896. A l’inauguration, Mgr Doutreloux offrit « un ciboire richement orné », et le curé Braekers, une statue de Saint Louis de Gonzague.

1896-1902 : P. TOMASETTI François, premier directeur. Italien, il quitta la maison – en 1902 - pour le poste de Procureur Général des Salésiens à Rome. Il ouvrit  une petite colonie agricole. Mais dès 1897, le premier ‘noviciat en Belgique’ vint s’y installer, avec P.Tomasetti comme maître des novices. Lors de la visite de Don Albera, en 1898, les donateurs acceptent une modification des objectifs. En février 1899, on crée avec les novices le patronage Saint Jean Berchmans : il y a vite 100 jeunes, et on lance la confrérie Saint Louis de Gonzague ; en octobre, débute l’école du soir pour les plus de 14 ans (En 1900, ils seront  54 élèves en 2 divisions). Mr SAK, inspecteur en chef de l’enseignement primaire de la province du Limbourg fut le premier directeur de l’école primaire des salésiens : il le sera jusque vers 1900, puis il y restera professeur suppléant. La maison devient aussi le premier scolasticat de philosophie et de théologie de Belgique. Avant 1901, on créa une ligue anti-alcoolique « reconnue et subsidiée par l’état », et une caisse d’épargne. En 1902, arrivent les novices français : ils resteront aussi pour la philosophie. En mai 1902, Don Rua effectue un bref passage et y rencontre les novices français « réfugiés » ! parmi les professeurs de cette époque, citons : PP. Auffray, Zydeck, Sak, Delpont, Le Boursicot, Arnaud.

La province salésienne de Belgique est érigée canoniquement en 1902 (vice-province dès 1901).

1902-1904 : P. MONTAGNINI Dominique, directeur. Il est aussi maître des novices.

1904-1914 : P. FEVRE Jean-Baptiste, directeur. P.Montagnini reste, maître des novices ; leurs assistants (socius) seront successivement Dauvier, Cron, Hospenthal… En 1906, l’enseignement est en français, bien que le pays soit flamand et que l’on y parle flamand, allemand et hollandais ( !) : l’œuvre a changé de destination, c’est l’Institut Saint Louis de Gonzague ; on y inaugurera la classe de réthorique en 1911.

1913-1919 : P. SELLE Samuel, directeur. A partir de 1913, les scolastiques français feront leur philosophie à Montpellier. En 1914, la maison est fermée à cause de la guerre.

En 1921, il y a 52 internes (17 horticulteurs et 35 étudiants). En 1922, ils sont 73 élèves de la 7° à la 3°, et il y a encore 15 jardiniers (petit « reste » de la colonie agricole).

La fermeture de la section des horticulteurs a lieu en 1924.

1926-1927: P. DECKERS, directeur. Dans la maison devenue alors un collège pour petits flamands et hollandais, l’enseignement se fait désormais en flamand. Le directeur fait venir les salésiennes pour prendre en charge la lingerie et la cuisine.

En 1934, l’effectif est de 150 « juvénistes ».

……….

En 2006-2007, l’elenco (province de Belgique-Nord, flamande) répertorie l‘œuvre comme « Scuola ginnasiale per esterni ed interni - Chiesa publica - Oratorio festivo » avec une communauté salésienne de 13 confrères.

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS mars 1897 p70 : ouverture

BS mai 1901 p123-124 : fonctionnement

BS juillet 1906 p185-186 : de tous les pays autour ...

BS novembre 1926 p312 : historique

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p138-139

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome III, p79 : noviciat/France

DBF 73 avril 1976 : Mes souvenirs/Don Rua/Hechtel en avril 1902, par P.Gimbert

 

Montmorot (Jura)

ORPHELINAT AGRICOLE SAINT JOSEPH

1897 – 1901 (1909)

 

 

            A Montmorot (Jura,  diocèse de Saint-Claude), au canton de Lons-le-Saunier, les salésiens reprirent une petite colonie agricole (orphelinat) fondée en 1848 par une dame charitable de Lons-le-Saunier. Situé sur un point culminant, au « Grand-Sugny », le domaine comprenait un bâtiment de trois étages et 35 hectares en trois fermes de bonnes terres labourables : le panorama sur la chaîne du premier plateau du Jura et sur les immenses plaines de la Bresse était splendide.

1897-1900 : P. GAYDE Marius, premier directeur. Il arriva avec un prêtre et quelques coadjuteurs, fin novembre 1897. La prise de possession eut lieu le 08 décembre 1897 : il y avait 8 orphelins. L’abbé Festou y fait ses premières années de professeur et d’assistant. Le 24 mai 1898, vingt ( !) prêtres des environs sont là pour la fête de ND-Auxiliatrice. En décembre 1898, il y a 30 enfants et quatre salésiens dont 2 prêtres (L’effectif ira jusque 50 élèves). En 1899, on exploite une ferme supplémentaire : cela fait, en tout , 25 hectares exploités. En 1900, 22 prêtres sont présents pour fêter la Saint François de Sales !

1900-1901 : P. ROUSSIN Louis, directeur.

En 1901, les salésiens doivent renoncer à la direction à cause des lois anti-congréganistes : ils la passent en d’autres mains.

            C’est une des trois seules maisons perdues par le « Midi » durant la persécution…

            Mr Borivent, coadjuteur salésien, y restera encore jusqu’en 1909, avant de rejoindre à Montpellier.

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS janvier 1898 p4 : entrefilet sur l’ouverture

BS février 1898 p35-37 : débuts

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p116-119

DBF 76 janvier 1977 : Physionomie du bulletin salésien français d’autrefois (sur le P.Roussin)

 

 

 

 

 

 

ETAGNAC (Charente)

Colonie agricole

1897 – 1898

 

 

A Etagnac (Charente, diocèse d’Angoulème), au canton de Chabanais, dans l’arrondissement de Confolens, les salésiens répondirent à une demande de prise en charge d’une colonie agricole. Leur présence fut très courte !

1897-1898   : P. RENAT Léon, unique directeur salésien. Il venait d’ouvrir Romans-sur-Isère, un an auparavant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS janvier 1898 p4 : entrefilet sur l’ouverture

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)

ORPHELINAT SAINT-GABRIEL

1898 – 1903

 

            A Saint-Denis (autrefois dans la Seine et le diocèse de Paris, actuellement en Seine-Saint-Denis et diocèse de Saint-Denis-en-France), au boulevard d’Ornano, au lieudit « Champ du Bois », s’implanta la dernière fondation salésienne en France avant la loi de 1901 contre les associations religieuses : ce fut la deuxième présence salésienne dans le diocèse de Paris. Elle était due à la charité de Mlle Meissonnier. Le 30 juillet 1898, eut lieu la bénédiction d’un orphelinat prévu pour 200 petits enfants, l’Orphelinat Saint Gabriel, et de sa chapelle, confiée aux salésiens pour le service du quartier. L’orphelinat est d’abord dirigée par les Salésiennes, sous tutelle du Père Léon BESSIERE, directeur de l’Oratoire Saint-Pierre-Saint-Paul de Ménilmontant : c’est une maison avec environ 100 enfants de 5 à 8 ans. (« s’adresser à Madame la Supérieure au 48, boulevard d’Ornano à Saint-Denis (Seine) »). Les salésiens lancent un patronage du dimanche pour apprentis. P. Verhaeghe, jeune prêtre, est le premier aumônier de l’orphelinat et fait fonction de directeur du patronage. En juillet 1901, les soeurs ne peuvent plus exercer à cause des lois anti-congréganistes, et les salésiens prennent l’œuvre en charge…

1901-1903 : P. FEVRE Jean-Baptiste, directeur. Sous l’habit séculier, il prend la direction officielle de l’orphelinat. Mais en juillet 1903, les salésiens sont interdits (PP. Verhaeghe Paul, Régnier Emmanuel, et abbé Gimbert) : ils doivent fermer l’orphelinat et quitter. Tout est confisqué par l’Etat.

 

 

SUITE EPIQUE :

Mlle Meissonnier « récupère » 17 orphelins chez elle, rue Royale, avec la directrice Soeur BORGHINO. Puis Soeur Borghino les emmène « vers la Suisse » le 09 août 1903 et ils arrivent le 10 à la villa Collongette, annexe de l’orphelinat Saint Joseph du Lac à Douvaine, en Haute Savoie : c’est le refuge provisoire trouvé. Ils y resteront jusque la mi-janvier 1904. Le 16 janvier 1904, ils passent en Suisse et s’installent villa Charlemont, près de Nyon, canton de Vaud : P.BLAIN Michel y est le directeur. Il aura jusque 35 enfants. P.Gimbert y enseigne. Le 05 janvier 1907, c’est un nouveau déménagement à Gland-sur-Nyon (Suisse). Il y aura une cinquantaine d’enfants. P.Gimbert y est encore. Il en est nommé directeur en septembre 1911. Le Domaine de la Longeraie à Morges (Suisse) a été acheté par les Salésiens en septembre 1911et P.Gimbert pourra, avec son petit groupe, quitter définitivement Gland-sur-Nyon le 27 juillet 1912 et faire la rentrée suivante à Morges.

 

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS novembre 1898 p271-273 : bénédiction des bâtiments et d’une chapelle (avec croquis)

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p124-128

Les Cahiers Salésiens-N°1, octobre 1979 p65-80 : origine/Suisse Romande (sur le P.Gimbert)

La présence salésienne en Suisse Romande, par P.Donnet-1985, mémoire à Benediktbeuern

 

Bois, près de Saint-Genis-de-Saintonge (Charente Maritime)

COLONIE AGRICOLE, ORPHELINAT SAINT ANTOINE

1898 – 1903

 

 

A Bois (Charente-Inférieure, aujourd’hui Charente-Maritime, diocèse de La Rochelle), petite commune située tout près et au nord-ouest du chef-lieu de canton qu’est Saint-Genis-de-Saintonge, la Colonie Saint-Antoine fut fondée le 08 décembre 1841, avec une petite congrégation, les « Frères Agriculteurs de Saint François d’Assise ». Le « Domaine du Bois », situé au hameau de Saint Antoine, était un domaine de 100 hectares de landes incultes où les frères avaient planté vigne et arbres fruitiers. L’abbé DUMAS, supérieur de la petite congrégation voulait agréger sa congrégation aux salésiens  seuls trois frères feront  le pas ! Les salésiens prirent officiellement la direction  le 8 décembre 1898.

1898-1900 : P. PIERRE Arthur, premier directeur salésien. Le 29 novembre 1899, après un retraite spirituelle prêchée par les PP. salésiens Fèvre et Berck venus de Paris, eut lieu la bénédiction des nouveaux locaux, construits pour l’arrivée des salésiens.

1900-1903 : P. RICARDI Louis, directeur. La Colonie Agricole devient l’Orphelinat Saint Antoine. il y a alors une cinquantaine d’élèves : ils travaillent à la viticulture,  aux grandes culture, à la distillerie et suivent un cours primaire. En 1900, P.Ricccardi fait paraître dans le Bulletin Salésien français, une large et fréquente publicité pour « L’Angélus, liqueur salésienne » …vendue depuis au moins 1894 !  En 1901, il récidive avec un autre produit de sa maison, « L’Anti-diabétique Voizel, liqueur exclusivement végétale » : cette publicité s’étale sur toute la dernière page du bulletin de février 1901 et des numéros suivants. En 1903, les salésiens doivent fermer et quitter : la maison est mise sous séquestre, suite à la loi interdisant le congrégation des salésiens.

            La propriété sera rachetée au liquidateur par Mr François DEYROLLES, et re-proposée, en 1921,  au Père Léon Bessière, provincial des salésiens qui ne donna pas suite. En 1935, s‘ouvrit une école… qui devint successivement sanatorium, puis casernement allemand durant les hostilités des années 40. L’école put être rouverte en 1943. Elle fut reprise par les Frères des Ecoles Chrétiennes le 16 août 1949. En 1995, ils exercent encore leur tutelle sur l’établissement scolaire (Lycée Agricole Privé Saint-Antoine), dirigé par un laïc et comprenant 145 élèves de la classe de quatrième technologique au Brevet de Technicien Agricole (en Agriculture-élevage et Viticulture-œnologie). En 2007, l’œuvre existe toujours (« enseignement agricole, viticole ; environnement ; centre équestre »).

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS janvier 1898 p4 : entrefilet sur l’ouverture

BS février 1899 p41-42 : historique

BS février 1901 dernière page (couverture) : publicité pour l’Angélus !

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p120-123

 

 

 

 

RUE MADAME, Paris (6°)

Bureau du Provincial et  Procure

1898 – 1901(+)

 

 

            A Paris, dans le sixième arrondissement, au quartier Saint Sulpice, au numéro 32 de la rue Madame, les salésiens ouvrirent, fin 1898, une sorte de bureau-procure (« Maison succursale de nos différentes oeuvres »). On y trouvait : « librairie, bureau de renseignements (prospectus, travaux d’ateliers...) », ainsi qu’ « un petit Oratoire à Saint Antoine de Padoue, dans une dépendance » où ont été placés un « tronc des demandes », et un  « tronc des offrandes » exclusivement pour « l’Oeuvre du pain des Orphelins de Don Bosco ». La permanence y était assuré chaque jour de 8h à 19h. P.Joseph Bologne, nouveau provincial du Nord (ex provincial du Midi), y assurait une permanence le vendredi de 13h à 17h et le P.Léon BEISSIERE, directeur de Ménilmontant, le mardi de 13h à 17h. L’implantation existait encore en 1901…

NB : une des publications retrouvée en 2010 au Prieuré de Binson s'intitule : "Album - Gerbe d'histoires, Librairie salésienne (oeuvres de Don Bosco) 32 rue Madame & 29 rue du Retrait - Paris" : elle est au format 30 x 40 cm)

 

 

 

 

Consulter

BS février 1899 p35 : Maison succursale ...

 

Verviers (Belgique)

EXTERNAT

1900 – 1902

 

 

            A Verviers (Belgique, diocèse de Liège), les salésiens reprirent, en 1900, une oeuvre existante, dont la famille SIMONIS fut la donatrice et Mr LIMBOURG, le fondateur. Elle comprenait la « Société des Jeunes Ouvriers » fondée le 07 mars 1864, et le « Cercle des Vétérans », créé en 1885. Ce sera la quatrième implantation salésienne en Belgique. L’installation du P. Cosson se fit le jour de l’Ascension, en mai 1900, dans le vaste local des « Jeunes Ouvriers », situé au numéro 57 de la rue Renier : ce sera désormais l’« Oratoire Saint Jean l’évangéliste ». La maison voisine a été aménagée pour l’arrivée des salésiens.

1900-1911 : P. COSSON Emile, directeur. Il anime le patronage des écoliers à partir de 10 ans (mercredi et samedi après-midi), et on débute l’accueil des jeunes ouvriers de 12 à 20 ans (le soir à partir de 20 heures), et le cercle des vétérans (le samedi soir). La province salésienne belge est érigée en 1902 (vice-province dès 1901).

1911-1922 : P. GAUTHIER Auguste, directeur. En 1911, P.Blain ouvre ses ateliers aux externes (le premier dans la Congrégation !), et on débute des cours de préparation militaire. En 1915, P.Blain crée, sous l’occupation ennemie, une école professionnelle des métiers, l’école Albert 1° : il avait conçu son projet durant sa détention en otage, en 1914, dans les locaux de l’Harmonie ! En 1920, P.Gauthier transporte l’école dans de nouveaux locaux, rue des Alliés. L’Association des anciens est lancée en octobre 1921. Il y a, en 1922, 150 élèves (mécaniciens, menuisiers, textiles).

1922-1923 : P. WARNY Antoine, directeur.

En 1925, on lance la Croisade Eucharistique et en 1926, c’est l’ouverture des ateliers du bois et du fer. A cette époque, le patronage des Jeunes Ouvriers, au 57 rue Renier, se trouve loin de l’école et vit en oeuvre indépendante avec théâtre et chapelle (160 jeunes) ; l’été, on va à la « La Sapinière »,  maison de campagne du patronage, avec plaine de jeux, grands bois, salles de réunion, chapelle neuve.

1931-19   : P.GYR Pierre, directeur. En 1931, l’effectif est de 169 élèves.  P. Gyr s’occupe, déjà en 1933 ou même avant, de l’Oeuvre des Jeunes Servantes, de langue allemande : il y aura jusque 315 adhérentes.

……

En 2003-2004, les salésiens belges y sont toujours présents (Institut Don Bosco - Rue des Alliés 64), avec 4  confrères.

En 2006-2007 (et peut-être avant déjà), l’elenco indique « attività gestita da un grugeoir di laici con tutelle salesiana ».

 

 

 

Consulter

BS décembre 1913 p331 : préparation militaire

BS novembre 1947 p21 : quelques dates ...

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p139-140

BS mai-juin 1987 p24-26 : Remue-méninges chez les pros !

 

 

 

 

 

 

JAVEL-GRENELLE, Paris (15°)

OEUVRE de NOTRE DAME-DE-GRACE

1901-1903 et 1921-1928

 

 

A Paris, dans le quinzième arrondissement, au quartier de Grenelle-Javel, existait un patronage dirigé depuis 1895 par le secrétaire de l’évêché, l’abbé BLAIN DES CORMIERS : c’était le patronage ND-de-Lourdes, rue Javel. En 1901, les salésiens acceptèrent de s’en occuper.

1901-1903 : P. BLAIN Michel, premier directeur salésien. Il quitte en 1903, à cause de l’interdiction des salésiens en France. Il va alors à Saint-Denis, puis en Suisse à Gland-sur-Nyon.

En 1921, les salésiens acceptent à nouveau ce patronage, peu de temps après le patronage de Charonne, et c’est encore le P.Balin Michel qui y revient.

1921-1926 : P. BLAIN Michel, directeur. En 1922, il lance le journal du patronage, « Le Courrier de ND-de-Grâce » : le patronage a 4 sections d’écoliers, avec du théâtre, des excursions, de la gymnastique, du sport (football, pelote, tennis), un cercle d’études, une bibliothèque, une caisse d’épargne, une agence de placement; un cours du soir, deux conférences de Saint-Vincent-de-Paul, et un ouvroir. En 1922, P.Chambord vient aider le P. Blain durant quelques mois, puis ce sera P. Boggi. Le 01 juin 1924, une « Grande Fête de la Gymnastique » y est présidée par le général de Mac-Mahon, et la première colonie d’été aura lieu à Gouville : cinquante jours avec les jeunes, c’est un record ! Le 24 janvier 1928, P. Blain est nommé directeur de l’Institut Amiral-de-Grasse à Tilly (Seine et Oise). Aucun salésien ne le remplacera ...

 

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS juillet 1901 p179-180 : la vie du patronage

BS janvier 1948 p43-45 : P.Blain (passim)

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p146 note 1

Le « Petit Mémorial des Œuvres de Don Bosco » ( ?)…. donne trois fois de brèves nouvelles !

 

 

 

 

Lille-Wazemmes (Nord)

Bureau pour les anciens, bienfaiteurs, et coopérateurs de la région

1903 - 1921

 

 

            A Lille (Nord, diocèse de Cambrai, aujourd’hui diocèse de Lille), les salésiens doivent abandonner, en 1903, leurs œuvres confisquées (Orphelinat Saint Gabriel et Patronage de l’Ange Gardien). Tous quittent Lille, sauf le directeur P. Ange Bologne qui s’installe, sécularisé, au numéro 25 bis de la rue du Vieux-Marché à Lille-Wazemmes (non loin de « Saint-Louis », pour s’occuper des anciens, des bienfaiteurs, et des coopérateurs…

1903-1914 : P. BOLOGNE Ange, directeur. … P. Ricardi le rejoint ensuite, venant de « Saint-Denis-de-Saintonge », œuvre également confisquée.

1914-1920 : P. RICARDI Louis, directeur. Il sera en même temps conseiller provincial de 1914 à 1920.

1920-1921 : P. GENIEYS Amance, directeur. Il est nommé à Lille pour remplacer le P.Ricardi. En 1921, les salésiens quittent définitivement le département du Nord (Lille, ainsi que Guînes, sur décision du P.Léon Bessière, provincial).

Signalons que le dimanche 19 décembre 1937 eut lieu la bénédiction d’une statue de Saint Jean Bosco à ND-de-la-Treille, église cathédrale de Lille, en présence du P.LHERMITTE, salésien, directeur de l’Oratoire Saint-Charles de Tournai (Belgique), qui fit le panégyrique de Don Bosco.

 

 

 

 

 

Consulter

BS février 1894 p26

BS novembre 1895 p288

BS mars 1910 p80 : Les anciens se réunissent

BS avril 1911 p109-110 : abbé Ricardi aumônier des Anciens

BS juillet-sept.1965 p12-13 : Don Bosco à Bailleul (un mot sur Lille !)

 

 

 

Saint-Pierre-Port (Ile de Guernesey)

LA CHAUMIERE, ORATOIRE SAINTE-MARIE

1903 – 1954

 

 

            A Saint-Pierre-Port, dans l’île anglo-normande de Guernesey (Angleterre,  diocèse de Portsmouth), P. Pourvéer, directeur de la maison salésienne de Dinan, transplanta sa maison, en 1903, avant …sa confiscation officielle par l’Etat français. L’île de jersey avait été interdite aux religieux français ! L’Oratoire de Jésus-Ouvrier de Dinan devient l’Oratoire Sainte-Marie de Guernesey. On l’appellera plus volontiers « La Chaumière ». Guernesey est une petite île de de 20x10km. L’évêque de Portsmouth, Mgr Cahill, chargera les salésiens de fonder six « paroisses » (près des 6 paroisses anglicanes !) : le Câtel, Saint-Martin (ou Saint-André), Saint-Pierre-du-Bois, Saint-Sauveur, Torteval, et La Forêt (Saint-Yves).

 

1903-1911 : P. POURVEER Yves-Marie, premier directeur. Il a loué la propriété de « La Chaumière » appartenant à la paroisse du Câtel. Le hangar est transformé en chapelle paroissiale. On ouvre début octobre 1903 avec 60 personnes (enfants, confrères et religieuses de Broons)… Le 03 juillet 1904, c’est l’inauguration, à La Forêt, de la Chapelle Saint-Yves, mise en chantier dans le sud de l’île par le P.Pourveer dès son arrivée : il y aura « 4 murs, un autel, quelques bancs »  pour des ouvriers bretons et normands. P.Minier, arrivé en 1906, en sera longtemps le pasteur. En septembre 1904, 6 novices partent pour Lombriasco. En 1905, il y a 70 élèves. Don Rua est de passage en avril 1906. En 1908, la paroisse existante de Saint-Magloire de l’Islet, à l’autre extrémité de l’île, au nord, est confiée aux salésiens : elle est desservie par P.Rosso à qui succéderont PP. Périllat, Rochard, Jamaux ; sur cette paroisse, il y aura, de 1903 à 1956, une école des sœurs de Broons. L’effectif de La Chaumière en 1909 est de 80 élèves. En mars 1911, c’est le décès, à 81 ans, du P. Pourvéer.

1911-1925 : P. COSSON Emile, directeur. Don Albéra passe à Pâques 1911. En 1913, les salésiens animent La Chaumière avec 93 élèves (tous français : 25 apprentis et 65 étudiants), deux écoles de paroisses avec un total de 250 enfants, et les patronages dans les paroisses. En 1913 aussi, les sœurs de Broons reprennent l’école de Bellevue fondée par P. Pourvéer sur la paroisse Saint-François-de-Sales : elles y resteront jusqu’en 1956. En 1914, L’île de Guernesey compte 45.000 habitants dont 8.000 français et 12 salésiens prêtres à La Chaumière. Durant la guerre, il y a peu d’élèves et beaucoup de salésiens sont mobilisés. Après l’armistice de 1918, c’est  la reprise. Parmi les vocations salésiennes de La Chaumière, signalons les prêtres salésiens : Bailly, Donne, Halna, Bérichel, Pairel, Roquet, Barbelet, Gouriou… Les effectifs sont de 60 élèves dont 35 étudiants en 1921, 60 étudiants en 1922, 80 étudiants et 23 apprentis en 1923, et 80 élèves (latinistes et apprentis) en 1924.

1925-1926 : P. FESTOU Louis, directeur. Il lance, en 1925, son opération «On demande des marraines », comme à la guerre ! (s’adresser au P.Festou 7, rue des Halles à Saint Brieuc)… Puis, le 20 août 1926, l’école de La Chaumière (salésiens, élèves et soeurs de Broons) quitte Guernesey pour aller s’installer à Caen. Cependant, des salésiens resteront 20 ans encore à Guernesey. P. Harmel Théodore reste curé de la paroisse Saint-François-de-Sales. P. Minier continue de desservir Saint-Yves de la Forêt. P. Périllat dessert St-Magloire de l’Islet jusqu’à sa mort le 12 juin 1929 : il est alors remplacé par P.Rochard jusque 1925, puis par P.Jamaux jusque 1946. En 1931, on ouvre une maison de vocations tardives.

1931-1933 : P. HARMEL Théodore, directeur. Il est avec PP. Rochard, Cosson, Jamaux, Lemarchand ...

1934-1935 : P. CRON Henri, directeur et curé. A sa mort, le 10 février 1935, P. Rochard Ange devient directeur intérimaire pour quelques mois.

1935-1937 : P. CHAMBORD Marcel, directeur. En 1937, on ferme la maison de vocations tardives (celle de Maretz, sur le continent, fonctionne depuis 1932). Signalons quelques salésiens ayant « démarré » comme vocations tardives à Guernesey : Le Gac, Lamour, Hélier, Monnier, Bian François… En août 1940, c’est l’évacuation des élèves et des soeurs vers l’Angleterre, à cause de la guerre. PP. Chambord, Gicquel, et Jamaux resteront. Le 09 septembre 1946, c’est le départ définitif des salésiens français : ils cèdent la paroisse Saint-François-de-Sales aux salésiens anglais (qui ne resteront que jusqu’en 1954).

En 1954, les salésiens cèdent la propriété de La Chaumière au diocèse de Portsmouth.

 

 

 

 

 

 

Consulter:

BS janvier 1904 p29-31: paroisses  et  BS mai 1904 p105-106: paroisses à fonder

BS mars 1905 p71-72: chapelle Saint-Yves  et  BS avril 1909 p107-109: descriptif, fonctionnement

Histoire des fondations salésiennes de France, J-M.Beslay, tome II, p23-24 et tome III, p51-52 : après 14-18.

 

Douvaine (Haute-Savoie)

VILLA COLLONGETTE

1903  – 1904

 

 

            A Douvaine (Haute-Savoie, diocèse d’Annecy), chef-lieu de canton de l’arrondissement de Thonon, Mr l’abbé Lesage, ami de Mlle Meissonnier et directeur de l’Orphelinat Saint Joseph du Lac (situé sur la commune de Douvaine) accueille le 10 août 1903, dans une annexe (« Collongette ») de son orphelinat, les 17 orphelins de l’orphelinat Saint Gabriel de Saint-Denis. Leur orphelinat vient d’être fermé soudainement par l’interdiction de la Congrégation des salésiens et la confiscation de leurs biens. les vrais orphelins avaient d’abord été recueillis à Paris, chez la bienfaitrice principale de leur orphelinat, Mlle Meissonnier. Mais cela ne pouvait pas durer. Ces vrais orphelins sont donc conduits vers la Suisse par les salésiennes sécularisées dont la directrice, Sœur Borghino. N’ayant pas été acceptés en Suisse (canton protestant !) comme on l’avait prévu initialement , ils sont hébergés discrètement et provisoirement en France… L’abbé BLAIN, salésien, les rejoint le 14 août 1903.

            Le 16 janvier 1904, le groupe quitte son refuge provisoire pour la Suisse : on embarque à Hermance pour la traversée du lac de Genève et la Suisse ! Leur nouveau refuge sera la Villa Charlemont, près de Nyon, au canton de Vaud.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome II p 124-128

Cahiers Salésiens N°1-octobre 1979 p70-71 : origines et Suisse Romande (sur le P.Gimbert)

 

 

 

Sampierdarena (Italie)

MAISON POUR LES ORPHELINS DE FRANCE

1903  -  1905

 

 

A  Sampierdarena ou Saint-Pierre-d’Aréna (Italie), non loin de Gênes, la maison salésienne italienne accueillit quelque temps les élèves de La Navarre à la fermeture de leur maison en 1903. Ce fut l’Oratoire Saint Joseph, « Maison pour les orphelins de France ».

            Le 07 septembre 1903, 50 des 140 élèves de La Navarre partent pour Sampierdarena, avec leur directeur, P. TOMATIS Georges (Giorgio)… Ils sont « venus avec les mêmes maîtres et les mêmes livres » ; leur adresse est « Les Orphelins de La Navarre – via Aurelio Saffi, 23 – à Sampierdarena (Gênes) ». Ne restèrent à La Navarre que deux salésiens et cinq soeurs … tous « sécularisés ».

1903-1905 : P. GAYDE Marius, directeur. Il partira en 1905 pour lancer la section française des vocations tardives à Oulx (Italie). En janvier 1905, l’effectif de la section à Sampierdarena est de 40 jeunes (voir photo dans un des deux bulletins salésiens signalés ci-dessous).

Il semble que dès 1905, les salésiens soient de nouveau assez bien chez eux à La Navarre…. et que la section française de Sampierdarena ne dura pas au delà de 1905. (à vérifier).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS janvier 1905 p7-8

BS mars 1905 p70-71 et p79

 

 

 

RUE DU MONTPARNASSE, Paris (6°)

Maison provinciale

1903 – 1904

 

 

A Paris, dans le sixième arrondissement, au numéro 9 de la rue Montparnasse, P.BOLOGNE Joseph, provincial « sécularisé », établit sa résidence en 1903. Il y logeait avec son secrétaire, P. Marcel Chambord…. même si officiellement,  « la maison provinciale de France-Nord est transférée de Paris-Saint-Pierre à Tournai (Belgique) » !

La maison fut peut-être quittée fin 1903 ou début 1904, puisque, d’après P.Gimbert, P. Joseph Bologne « reçoit », en mars 1904, non loin de là, rue du Cherche-Midi, toujours dans le sixième arrondissement…

 

 

 

 

 

Consulter 

Cahiers Salésiens N°1-octobre 1979 p72-76 : origines et Suisse Romande (sur P.Gimbert)

 

 

 

RUE DU CHERCHE-MIDI, Paris (6°)

Maison provinciale

1903 - 1907

 

P. Joseph BOLOGNE, provincial, sans doute un peu clandestin à cause de l’interdiction de la congrégation en France, quitte assez rapidement sa  résidence de la rue Montparnasse pour s’installer dans une autre rue du même sixième arrondissement, la rue du Cherche-Midi (à quel numéro ?). Le changement de résidence dût s’effectuer fin 1903 ou début 1904 (il y recevait déjà en mars 1904). Puis provincial « retiré », mais toujours actif, il y résidera jusqu‘à sa mort le 04 janvier 1907, d’après ce qu’écrit P.Gimbert. Mais la maison semble avoir été quittée fin 1906, sans doute pour la rue de Bagneux (devenue rue Jean Ferrandi) à Paris 6°

 

 

 

 

 

Consulter

Cahiers Salésiens N°1-octobre 1979 p72-76 : origines et Suisse Romande (sur P.Gimbert)

 

 

 

Nyon (Suisse)

VILLA CHARLEMONT - INSTITUT CHARLEMONT

1904 – 1907

 

 

A Nyon (Suisse francophone, canton de Vaud), non loin de Genève et de Divonne-les-Bains, emménage, le 16 janvier 1904, un groupe de jeunes de l’Orphelinat salésien Saint Gabriel de Saint-Denis (région parisienne). Leur orphelinat ayant été fermé en 1903 avec l’interdiction des Salésiens en France, ces vrais orphelins avaient jusque là trouvé refuge provisoirement à Douvaine en Haute-Savoie (voir « Villa Collongette »). Ils arrivent en Suisse « sans meubles, mais avec la statue de ND-Auxiliatrice qui fit la traversée (du Léman) ».

Ils s’installent donc sur les bords du lac Léman, en face du Mont-Blanc, dans la « Villa Charlemont », située entre Crans et Nyon, à proximité du chemin de fer et de la route Lausanne-Genève (Le lac est tout proche). Ce sera l’Institut Charlemont, « ouvert à l’initiative d’un comité, ami de nos oeuvres » (Bulletin salésien français) : il y a école primaire et horticulture. On y accepte aussi les jeunes de la région, à partir de 4 ans… (« s’adresser à Madame la Directrice »). P.BLAIN est, en fait, le directeur. Il y aura jusque 35 enfants… La maison a été louée avec un bail de trois ans. P.Gimbert, envoyé en mars 1904, y enseigne. En juillet 1904, Sœur Borghino est convoquée pour un interrogatoire par le Préfet de Nyon. Le 05 juin 1905, la fermeture « dans les 90 jours » est décrétée par « arrêté du conseil fédéral ». Sœur Borghino va quitter la maison, mais Monsieur EXCOFFIER, industriel de Nyon, accepte de prendre la direction officielle de l’institut. Don Rua décide alors que les salésiens assumeront la direction effective à la place des sœurs. Ont aussi travaillé dans cette maison, les PP. Gébelin Honoré, Victor André, et le coadjuteur Dumas Jean.

On quittera la Villa Charlemont le 05 janvier 1907, pour emménager dans une fabrique de chaussures désaffectée, à 5 km de là, à Gland-sur-Nyon (toujours en Suisse, mais au nord de Nyon).

Signalons que le coadjuteur Théodore HERMANN fut élève à la Villa Charlemont.

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS février 1905 p46

BS janvier 1948 p43-44 : P.Blain (passim)

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome II p 124-128

Cahiers Salésiens N°1-octobre 1979 p71-73 : origines et Suisse Romande (sur P.Gimbert)

La présence salésienne en Suisse Romande, P.Donnet, mémoire à Benediktbeuerne-1986, p19-21

 

 

 

 

RUE ESTELLE, Marseille (Bouches-du-Rhône)

Maison provinciale

1904 – 1919

 

 

            A Marseille (Bouches-de-Rhône, diocèse de Marseille), au numéro 18 de la rue Estelle, le P.VIRION, provincial « de France », « sécularisé » et déclaré vicaire à la paroisse de la Trinité, installa sa maison provinciale. Il y habita, à compter de septembre 1904, avec deux confrères et un « familier » qui s’occupait du ménage. P. Jules-Marie Beslay y fut de 1913 à septembre 1914, avant d’être mobilisé pour toute la guerre et de revenir à Marseille en 1919.

La maison sera quittée en 1919.

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

Pages Salésiennes-16° année-N°96, novembre 1969, p2.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RUE DE BAGNEUX, Paris (6°)

PENSION DE FAMILLE POUR ETUDIANTS

1904 – 1933

 

 

            A Paris, dans le sixième arrondissement, au 14 rue de Bagneux (devenue rue Jean Ferrandi), les salésiens s’occupèrent d’une pension de famille pour étudiants « à 2 pas de la gare Montparnasse, métro Saint-Placide ou Rennes ».

1904-1930 : P. NOGUIER DE MALIJAY Noël, directeur  Après un court passage à Liège comme directeur (1903-1904), il revient à Paris pour ses recherches sur le Saint-Suaire de Turin, et accepte de prendre cette direction pour que les salésiens de passage puissent avoir un pied à terre à Paris en cette période de persécution ! Il y restera plus de 25 ans, avant de partir à Binson en 1930. En 1908, P. Virion y est domicilié comme « chargé des coopérateurs ». On signale, dans le bulletin salésien :

- en 1922, l’existence de «l’Oeuvre du Saint-Suaire 14, rue de Bagneux à Paris 6°- P.Noguier de Malijay »,

- en 1924, toujours au 14, rue de Bagneux – Paris 6°, et selon l’objectif visé :

            - la « Procure des Œuvres de Don Bosco »,

            - ou  la « Procure des Œuvres du Vénérable Don Bosco »,

            - ou encore la « Procure des Missions Salésiennes ».

En 1925, P.Noguier de Malijay est, en plus, directeur de l‘œuvre salésienne de « La Rue Lhomond » ...

            La maison devient maison provinciale avec P. Crespel, qui y aura ses bureaux pendant quelques années. En 1931, P.Festou, nouveau provincial, s’installera au 5, rue des Marronniers (quartier de Passy -Paris 16°).

1930-1933 : P. CENE Florentin, directeur. Il est le responsable pour la revue « Jeunesse et Missions » (domiciliée, par le Bulletin salésien, au 14, rue de Bagneux). En 1933, le Bulletin salésien français annonce : « S25 et D26 février, Vente de Charité à la Rue de Bagneux ». Cette même année, la Procure salésienne est transférée au 5, rue des Marronniers Paris 16°. La pension de famille passe en d’autres mains.

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS avril 1908 p107 : P.Virion y est domicilié comme « chargé des coopérateurs »

BS mars-avril 1922 dernière page : « Oeuvre du Saint-Suaire 14, rue de Bagneux à Paris 6° »

BS mai-juin 1924 p92 : « Procure des Oeuvres de Don Bosco 14, rue de Bagneux à Paris 6° »

BS sept-oct 1924 p145-146 : « Procure des Oeuvres du Vén.Don Bosco 14, rue de Bagneux Paris 6° »

BS sept-oct 1924 p145-146 : « Procure des Missions Salésiennes 14, rue de Bagneux Paris 6° »

BS avril 1933 p115 : « La Procure salésienne est transférée 5, rue des Marronniers Paris 16° »

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p 121-122.

 

 

 

Sierck-les-Bains, et Didenhofen = Thionville (Moselle)

MISSION ITALIENNE, MAISON SAINT-JOSEPH

 

1904 – 1914

 

 

A Sierck-les-Bains (Allemagne, diocèse de Strasbourg ; désormais en France, département de la Moselle, diocèse de Strasbourg), petite commune située à 25 km au nord-est de Thionville, les salésiens italiens ouvrirent, à l’automne 1904, la « première maison salésienne en Lorraine » : c’était la Maison du Sacré-Cœur.

Depuis la guerre de 1870 (jusqu’en 1919), le secteur était redevenu allemand (« Luxembourg français, Lorraine germanique » !). Ce fut aussi la première maison salésienne « allemande ». L’ouverture se fit, après des tractations auxquelles ne fut pas étranger le P. Eugène MEDERLET. Salésien français né en Lorraine en 1867 et redevenu allemand en 1970, il avait partie (1892...) des salésiens de la maison belge de Liège (non loin de l‘Allemagne), puis (1987-1904) de l’équipe ayant ouvert « la première maison salésienne parlant allemand », à Muri (Aargau = canton d‘Argovie) en Suisse …[Il ouvrira, comme directeur, plus tard (1904-1907) la maisin de Luttich…]

L’autorisation du gouvernement allemand d’ouvrir cette présence salésienne fut obtenue sous la condition que n’y vienne aucun confrère ayant appartenu à une maison salésienne française. Ce fut une oeuvre appartenant à la province salésienne de Belgique.

 En fait, il s’agissait d’une présence pastorale pour les ouvriers italiens immigrés qui vivaient dans cette région depuis la fin du 19° siècle. L’implantation se déplaça, dès l’année suivante, à Diedenhofen, Diedenhofen étant le nom allemand de la ville de Thionville. Il y eut toujours au moins un confrère italien, assisté à certaines périodes par des confrères allemands ou autrichiens. La présence salésienne fut interrompue provisoirement en 1917-1918, puis définitivement en 1919, à la fin de la première guerre mondiale.

 

 

 

 

 

Consulter

BS avril 1905 p106 : Sierck

Missione niella Lorena :

            la prima fondation salesiana tedesca a Sierck e a Diedenhofen, WOLFF Norbert, 2005

            (publication en italien d‘un travail de recherche publié en allemand par l’auteur)

 

 

 

 

Oulx (Italie)

SECTION SPECIALE DES VOCATIONS TARDIVES

1905 – 1907

 

 

A Oulx ou Ulzio (Italie), dans les alpes piémontaises, au confluent de deux gracieuses vallées où la langue française est alors presque aussi utilisée que l’italien (« deuxième gare après Modane sur le ligne de Modane à Turin , à 1.100 mètres d’altitude »), les salésiens français ouvrirent temporairement, dans la maison salésienne italienne, une section de jeunes vocations tardives françaises.

1905-1905 : P. GAYDE Marius, premier directeur de cette section. P. Santier fut le professeur attitré de cette section en 1905, avant de partir pour Lombriasco. En novembre 1905, Don Rua visite la maison… Le 23 décembre, P.Gayde meurt : c’est le premier salésien mort en exil !

1906-1907 : P. GEBELIN Honoré, directeur. En octobre 1906, un nouvel établissement, indépendant de la maison salésienne italienne, est crée dans un local situé en face de la gare, mais attenant à l’oeuvre salésienne existante : ce sera la Maison Saint-Charles. En février 1907, la section est transférée à Froyennes-lez-Tournai (Belgique).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS juillet 1905 p165-167

BS novembre 1905 p277

 

 

 

 

 

Gland (Suisse)

INSTITUT DE LA PROVIDENCE

1907 – 1912

 

 

A Gland (Suisse, canton de Vaud, diocèse de Fribourg), emménagent le 05 janvier 1907 (P.Gimbert parle de 1906 ?) les orphelins expatriés de « Saint Gabriel » de Saint-Denis (région parisienne). Ils étaient installés auparavant dans la « Villa Charlemont », au sud de Nyon, à 5 km de là. La nouvelle demeure est la « Fabrique de Gland », une ancienne fabrique de chaussures récemment désaffectée, avec ses magasins et sa haute cheminée ...  Situé dans un bas-fond à 50 mètres de la route Gland-Nyon, l’ensemble (50x60m) est humide et peu engageant, mais on l’a trouvé seulement un mois avant l’expiration du bail de la « Villa Charlemont ». Là aussi, on a signé, le jour de l’arrivée (!), un bail pour 3 ans. Ce sera l’Institut La Providence. On a fondé, pour l’ouvrir, une société reconnue légalement devant l’Etat : « La Société de La Providence ». On note dans la Bulletin Salésien Français : « s’adresser à ... Monsieur le Principal - Institut « La Providence » à Gland-sur-Nyon (Suisse), diocèse de Fribourg… ou à Mademoiselle de Bützow 1, rue de la Monnaie à Genève… ou à Monsier et Madame Mehling 8, Rond-Point de Plaimpalais à Genève… ou à Mademoiselle Mélanie Heimburger à Andlau (Alsace) ».

1907-1908 : P. BLAIN Michel, directeur. Le coadjuteur Hyacinthe Portigliati, jardinier, rendit de grands services pour nourrir la maisonnée. P. Blain repart pour la France en octobre 1908, avec le groupe des orphelins venus de Saint-Denis (ils ont maintenant entre 14 et 16 ans)..

1908-1911 : P. DELMAS Robert, directeur. P.Gimbert est préfet.

1911-1912 : P. GIMBERT Pierre-Marie, directeur. Ayant accompagné l’œuvre depuis la Villa Charlemont (Nyon), il est nommé directeur en septembre 1911 et fait cette rentrée avec  une cinquantaine d’enfants. C’est aussi en septembre 1911 que les salésiens décident d’acheter le domaine de la Longeraie, à Morges (Suisse, toujours dans le canton de Vaud) :  l’affaire est conclue le 14 avril 1912. Don Albera passe en visite le 22 mai 1912. Les enfants quittent Gland définitivement le 07 août 1912 : la rentrée suivante se fera à Morges.

Signalons que François Schilliger, alsacien, fut élève dans cette maison avant de devenir salésien prêtre, et qu’un homme de Nyon, monsieur Bondalloz, fut grand bienfaiteur de l’œuvre.

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS septembre 1908 p246

BS janvier 1948 p43-45 : P.Blain (passim)

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome II p 124-128

Cahiers Salésiens n°1-octobre 1979 p70-71 : origine/Suisse Rmande (sur P.Gimbert)

DBF n°91-octobre 1980 : un grand salésien, Pierre-Marie Gimbert

La présence salésienne en Suisse Romande, P.Donnet, mémoire à Benediktbeuerne-1986, p21-22

 

 

 

 

 

 

Froyennes-lez-Tournai (Belgique)

OEUVRE DES VOCATIONS TARDIVES, MAISON SAINT-PAUL

1907 – 1908

 

 

            A Froyennes-lez-Tournai (Belgique, diocèse de Tournai), dans une maison entourée d’un grand parc (trop petite maison !), sur la propriété du Château de Froyennes, appartenant au Comte Anatole de Caulaincourt (né à Giel en 1811, il épousa une lilloise ; maire de Giel ; décédé à Lille en 1896), la communauté de Lille se serait réfugié du 21 août 1903 jusque octobre 1908 (à vérifier !). La maison était desservie par le train Lille-Tournai (plus le tramway !). On y ouvrit  une oeuvre de vocations tardives le 21 février 1907, la Maison Saint-Paul, pour remplacer la section française des vocations tardives installée dans la maison salésienne italienne d’Oulx (Italie/Piémont).

1907-1908 : P. VERHAEGHE Paul,  directeur.

L’œuvre est transférée à Melles-lez-Tournai (Belgique),en octobre 1908, à l’ouverture de cette nouvelle maison plutôt destinée à être une école…

 

 

 

 

 

Consulter

BS avril 1907 p95-97: annonce d’ouverture

BS octobre-décembre 1958 p105

BS juillet-sept 1965 p12-12 : Don Bosco à Bailleul (Lille réfugié à Froyennes du 21 août 1903 à 1908)

 

 

 

 

Melles-lez-Tournai (Belgique)

INSTITUT SAINT-PAUL

1907 - 1962

 

 

A Melles-lez-Tournai (Belgique, province du Hainaut, diocèse de Tournai), petit village proche de la frontière française, près de Velaine, sur la route de Tournai à Frasnes (à 8 km de Tournai et 30 km de Lille), les salésiens ouvrirent en octobre 1908, l’Institut Saint-Paul, dans une grande maison située sur une propriété de 2,5 hectares. On l’avait transformée et aménagée, grâce à une coopératrice, Mlle Lebaudy.

1908-1913 : P. CRESPEL Henri, premier directeur. Il ouvre une école-orphelinat pour garçons de 7 à 13 ans (primaire jusqu’au Certificat), et accueille  en même temps, dans une autre aile du bâtiment, l’oeuvre des vocations tardives de Froyennes. En 1909, il y a 25 « Fils de Marie » (vocations tardives) ; il seront 40 en 1912, dont 10 du diocèse de Verdun. En 1910, on compte 42 enfants à l’école.

1913-1914 : P. FESTOU Louis, directeur. Il est mobilisé en 1914 avec tous ses professeurs. Sur 50 vocations tardives, 43 seront mobilisés et 25 tués au combat. Les élèves sont envoyés à Tournai où P.Patarelli est directeur.

1914-1919 : P. PIERRE Arthur, résidant à la maison salésienne de Tournai exerce une direction « nominale » : la maison est occupée par la troupe allemande, puis bombardée ...

1919-1925 : P. CRESPEL Henri, directeur. Il rouvre en octobre 1919, après remise en état de la maison ! En 1921, on compte 105 primaires, 35 vocations tardives (issues des diocèses de Verdun, Lille, Beauvais, Cambrai, Strasbourg). En 1922, il y a 115 primaires, 20 sixièmes, 44 vocations tardives.

1925-1931 : P. PATARELLI Charles, directeur. En 1925, les effectifs de la maison sont  de 120 primaires, plus une 6° et une 5°, et 46 vocations tardives. On peut signaler qu’en en 1926, le village compte 500 habitants et que l’effectif de la section des vocations tardives est de 62. En 1927,  on termine la construction de la chapelle.

1931-1932 : P. CRESPEL Henri, directeur. Il remplace P. Patarelli pendant son repos forcé à Binson.

1925-1935 : P. PATARELLI Charles, directeur. En 1932, les vocations tardives partent à Maretz ; il y a alors 120 primaires, 60 secondaires (dont 36 en classe de sixième), 20 jardiniers, et 16 scolastiques salésiens. De 1932 à 1934, de jeunes salésiens vont régulièrement à l’Institut Catholique de Lille pour des études universitaires. Il y a, en 1934, des primaires, 83 latinistes, et des horticulteurs. Le P. Patarelli meurt le 07 juin 1935.

1935-1943 : P. DUBOCQUET Elisée, directeur. Il était déjà sur place depuis 20 ans. En octobre 1935, on lance la fanfare. En 1936, on présente la  première « cuvée » au baccalauréat : 3/3 recus dont un avec mention ; il y a alors 67 primaires, 112 secondaires, et une section horticole qui se développe... Mais en 1940, c’est l’invasion allemande. De juin 1942 à juillet 1945, la maison es transformée en home familial pour enfants débiles belges : elle est confiée aux Salésiennes avec deux aumôniers salésiens : PP. Dubocquet et Darblay ; on y accueille 180 garçons de 8 à 14 ans. Le 22 avril 1943, c’est la mort du P.Dubocquet.

1943-1947 : P. DARBLAY Pierre, directeur. Il relance les cours normaux en 1943. Il accueillera dans l’école, durant la guerre, 80 juifs de 3 à 15 ans : pour ne pas éveiller les soupçons, on disait que c’était des jeunes qui venaient des villes bombardées. Parmi eux, citons les frères MACHNOWSKI (alias LEPLAT, Markus PARDES (alias Marcel HEYMANS) et deux, trop âgés, mais admis comme aide-jardiniers : Isaïe ROTBLAT et Maurice STARKMAN.

1947-1951 : P. D’HEYGERE Laurent, directeur. En 1948, P.Uyttendaele, salésien belge, arrive comme curé de Melles (432 habitants) : il va faire de l’église de Melles un centre de pèlerinage à Dominique Savio : il dédie un autel à Saint Dominique Savio ; puis en 1955, il installe une cloche de 500 kg portant cette inscription: « Je m’appelle Marie-Zélie-Albert. Je sonnerai toujours en l’honneur de la T.S. Vierge Marie et pour étendre le culte de Dominique Savio » (selon le Bulletin Salésien).

1951-1957 : P. PANSARD Louis, directeur.

1956-1962 : P. JOUAN Joseph, directeur. En 1961-1962, il y a alors deux cents élèves, mais on ferme l’établissement : les salésiens regagnent le France, et reprennent le collège diocésain de Bailleul (Nord) en y amenant une partie de leurs élèves.

Un cultivateur racheta la propriété, puis dans les années 2000, tous les bâtiments furent abattus : il ne reste plus de trace de l’œuvre…

 

 

Consulter

BS août 1908 p218 : annonce d’ouverture

BS octobre 1908 p274-275 : ouverture faite ...

BS avril 1910 p106-107

BS mai 1932 : photo en page intérieure de couverture

BS janvier 1956 p8-9 : centre de pélérinage à Dominique Savio; cloche ...

BS octobre-déc 1958 p105-107 : historique et vie

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p 97-101

BS octobre-déc 1962 p17 : départ pour Bailleul

BS juin-juillet 1983 p29 : une médaille bien méritée (P.Darblay/juifs)

DBF 116 janvier 1987 p13-17 : J’étais pensionnaire à Melles en 1937 (G.Nyckées)

Courrier de l’Escaut (journal du 19 juillet 1995-Tournai : A l’Institut des Pères de Don Bosco

Courrier de l’Escaut (journal du 30 novembre 1995-Tournai : Justes parmi les nations (juifs…)

 

 

Villeurbanne (Rhône)

PATRONAGE DES CHARPENNES

1909 – 1914

 

 

            A Villeurbanne (Rhône, diocèse de Grenoble, aujourd’hui de Lyon), mais tout près de Lyon, dans le quartier jouxtant le parc de la Tête d’or, les salésiens s’occupèrent , à partir de 1909, d’un patronage : ce fut le patronage Marie-Auxiliatrice. Les salésiens parlaient plutôt du patronage de Lyon…

1909-1913 : P. SABY Emile, premier directeur. Il fut aidé quelques mois par P. Crespel, puis de 1912 à 1914 par Mr Vincent CONSTANTIN, coadjuteur. Justin Chabert, abbé qui quitta les salésiens à partir de Nice, y travailla ensuite du 30 octobre 1913 au 02 juin 1914 : il habitait dans la rue de l’Egalité.

1913-1919 : P. CRESPEL Henri, directeur. Le patronage fut abandonné au moment de la guerre 1914-1918. Quand exactement ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS mars 1926 p84 : allusion ...

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p123

DBF 67 octobre 1974 : Mr Vincent (1885-1973)

DBF 81 avril 1978 : un salésien hors du commun, Justin Chabert.

 

 

 

Bouisseville (Algérie)

PENSIONNAT SAINT AUGUSTIN

1911 – 1976

 

 

            A Bouisseville (Algérie), près d’Aïn-El-Turck, non loin de la base de Mers-El-Kébir, les salésiens eurent d’abord, dès 1910, une simple colonie de vacances (30 jours avec 15 enfants !), à 300 m de la mer, et à 14 km d’Oran, dans une ferme abandonnée de deux hectares, qu’il achetèrent en 1911 à Mr Bouisse, fondateur de la localité. Ce fut « Le cottage Saint-Augustin ». Il servira d’abord de maison de repos et de maison de retraite spirituelle pour les confrères, mais aussi de centre d’accueil pour les familles et le patronage. C’est le 11 octobre 1920 que l’on y ouvrit officiellement « l’école secondaire Saint-Augustin », pour remplacer celle d’Eckmühl.

1920-1935 : P. BEISSIERE Cyprien, directeur. Il ouvre un pensionnat pour les vocations, avec 12 élèves « choisis », dont l’un , Sylvestre Santonja, deviendra salésien, et un autre, prêtre du diocèse de Constantine. En 1925, on construit une chapelle. On compte 200 élèves en 1934-1935. En 1938, on ferme l’école pour envoyer tout le monde au séminaire diocésain (!), puis la maison est mise en veilleuse à cause de la guerre et de la proximité de la base militaire de Mers-El-Kébir… De septembre 1939 à juin 1946, la maison est occupée par la troupe. En 1946, on décide la réouverture (il y a même érection canonique !), mais il faut absolument réhabiliter les bâtiments auparavant.

1947-1952 : P. PAIREL Albert,, directeur. Il revient avec Mr Mullas, coadjuteur, pour remettre la maison en état. En 1948, P.Léon Bessière arrive pour se reposer : il sera le « directeur académique » à la réouverture de l’école avec 24 élèves en octobre 1949. P. Barthès fait partie de la comunauté de 1953 à 1960 comme professeur d’anglais (et  de 1961 à 1968).

1954-1958 : P. HANNAUER Paul, directeur. Il effectue la rentrée 1954 avec 150 élèves dont 85 internes. Le 01 novembre 1954, commence l’insurrection en Algérie. On agrandit le pensionnat en 1955.

1958-1962 : ……………?  , directeur. L’année 1959 marque la fin du gros-oeuvre des nouveaux bâtiments (55x9m sur 3 étages, avec terrasse) comprenant  5 dortoirs de 40 lits, 4 classes de 50 élèves, 12 chambres pour le personnel, et 300 fenêtres ! On a, cette année-là, 150 élèves dont 85 internes. En décembre 1960, on fête le cinquantenaire de la fondation avec 3 chorales : Bouisseville, Saint-Louis d’Oran, et  les Ménestrel d’Eckmühl.

1962-1964 : P. SANTONJA Sylvestre, directeur. A la rentrée 1962, il y a 200 élèves, tous européens d’Oranie ou de la Base de Mers-El-Kébir ; Aux examens de 1963, on compte 49 reçus au CEP sur 50 élèves et six sur 6 au BEPC. La rentrée de 1963 se fait avec 320 élèves dont 180 internes et 140 externes : c’est le début de « l’arabisation » progressive avec l’arrivée de 30 musulmans.

1964-1965 : P. HANNAUER Paul, directeur.

A la rentrée scolaire de 1966, il n’y a quasiment plus que des élèves algériens.

1967-1968 : P. SANTONJA Sylvestre, directeur.

1968-1969 : P. MELLI Léon, directeur. En 1968, la base militaire de Mers-el-Kébir est évacuée par les français, mais P. Melli reste comme aumônier militaire : il assure le service paroissial, et « super-dirige » de loin toutes les communautés d’Oranie. L’école accueille, à la rentrée 1968, 300 algériens, 40 français, et 10 étrangers de diverses nationalités : ils préparent C.E.P, B.E.P.C., et B.E.G. algérien ; l’encadrement est constitué par 6 salésiens, 8 coopérants, séminaristes pour la plupart, 2 laïcs et 3 professeurs d’arabe.

1969-1976 : P. COLLOMB-GROS Julien, directeur. Le personnel d’encadrement de ces années-là fut constitué des PP. Santonja, Resz, Crozes, Saenan, de l’abbé Mesguen, et de coopérants. En 1976, à la nationalisation des écoles, les salésiens quittent l’Algérie. P. Resz part à Kénitra, P. Saenen en Belgique, et P. Collomb-Gros en Suisse.

Signalons au passage d’autres salésiens ayant travaillé à Bouisseville après 1945 : PP. Barthès, Fulhaber Auguste, Neyret, Vivès, Perrin, Anton…

 

 

 

Consulter

BS mai 1948 p114-115 : guerre ...

BS janvier 1950 p4 : entrefilet sur la réouverture

BS juillet 1955 p88-90 : historique et situation

BS janvier 1956 p6 : agrandissement

BS janv-mars 1959 p13-14 : fin des constructions

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III, p51-52

BS avril-juin 1961 p20 : cinquantenaire de sa fondation

BS juillet-sept 1963 p12-13 : nouvelles d’Oranie

BS oct-déc 1963 p24 : succès aux examens

BS avril-juin 1964 p19 : une maison archipleine; le journal « La Brise d’Algérie »

BS mars-avril 1968 p15 : salésiens en Algérie (P.Navarro)

DBF 76 janvier 1977 : les écoles salésiennes en Afrique du Nord.

BS nov-déc 1977 p10 : les salésiens ont quitté l’Algérie.

 

 

 

Morges (Suisse)

INSTITUT de LA LONGERAIE

1912 - 1991

 

 

            A Morges (Suisse, canton de Vaud, diocèse de Lausanne), près de Lausanne, les salésiens décidèrent, en septembre 1911, d’acheter le domaine de la Longeraie. La prise de possession légale eut lieu le 14 avril 1912 (ou le 15 mars !). Le Père Albera y passa en mai. Des travaux d’aménagement (agrandissement et exhaussement de deux étages sur le côté-Est) y furent réalisés ; ils seront terminés pour le 08 décembre 1912. L’établissement prend le nom d’Institut de La Longeraie.

1912-1925 : P. GIMBERT Pierre, premier directeur. Fermant son établissement de Gland (Suise), il vient avec une partie de ses élèves et fait la rentrée de 1912 le 15 octobre : avec quelques autres élèves en plus, l’effectif est de 60, puis 80 élèves. Il y a les classes primaires et de petits latinistes. A la rentrée de 1914, il ne reste que 13 élèves, 4 salésiennes et 4 salésiens. PP. Gimbert et Amielh reviennent le 09 mai 1919. En 1920, il y a 30 à 5 élèves, et le 20 juin est fondée l’Association des anciens élèves. Don Albera passe en 1921. En 1922, on lance le journal « La Longeraie : chroniques de l’Institut catholique de garçons » ; c’est aussi cette année-là que commencent les difficultés pour les permis de séjour. En 1923, on a 69 élèves. P. Gimbert signale que Mr et Mme Henri Salinas de Morges, Mr et Mme Clément Coppier de Genève, et les Sœurs Trinitaires de Valence à la clinique de Bois-Cerf, furent des bienfaiteurs insignes des débuts de l’œuvre (ainsi que Mme Brancier, Mlle Meissonnier, et Mme Heimburger d’Andlau en Alsace).

1925-1934 : P. GAUTHIER Pierre-Marie, directeur. C’est le premier salésien de Suisse Romande…

1934-1935 : P. ARRIBAT Auguste, directeur. C’était une nomination factice pour un an, P.Gauthier restant sur place et continuant de diriger, avec le titre d’économe.

En 1937, sont déjà sortis de La Longeraie, 13 prêtres, 12 religieux, et 15 grands séminaristes ou scolastiques.

1937-1946 : P. GAUTHIER Pierre-Marie, directeur. L’année 1939 voit le lancement du bulletin des anciens, « Souvenir » ; la maison est pleine à craquer, le personnel réduit, et les travaux de l’aile droite (23x12m) sont interrompus ; mais on inaugure le 8 décembre le bâtiment parallèle à la chapelle… En 1941, il y a encore 87 élèves.

1946-1948 : P. CONCONI Pierre, directeur.

1948-1951 : ?      , directeur.

1951-1955 : P. CONCONI Pierre, directeur. De novembre 1954 à 1955, on construit à nouveau : nouvelle chapelle, annexe du bâtiment central, maison des sœurs. En 1955, la Suisse Romande passe de la juridiction salésienne de France-Sud à celle de France-Nord.

1955-1956 : P. JOUAN Joseph, directeur. En 1956, on a 150 élèves.

1956-1958 : P. CONCONI Pierre, directeur. En 1957, on inaugure la nouvelle chapelle dédiée à Saint Dominique Savio. En 1958, la ferme est restaurée, mais le 30 septembre, l’élève Jacques Rebetez se noie dans le lac…

1958-1961 : P. FIVAZ Philémon, directeur.

1961-1963 : P. CHARDIN Marcel, directeur. Le bâtiment scolaire est agrandi en 1963.

1965-1968 : P. PRETRE Michel, directeur.

1968-1974 : P. SINGLIS Jean-Marie, directeur.

1974-1978 : P. HENRY Jean-Yves, directeur. Il arrive avec un nouvel économe, P.Kerbiriou, et la rentrée se fait avec 176 élèves (internes et externes).

1978-1984 : P.BARBIER Lucien, directeur. Il assume le départ du P. Henry… et fermera l’école à la fin de l’année scolaire 1979-1980. Ensuite, il louera le bâtiment central et la maison des sœurs (les sœurs, salésiennes, quittent en 1981).

1984-1987 : P. RICHER Pierre, supérieur. En 1986, la chapelle devient  « centre » de la paroisse catholique de Morges, le bâtiment scolaire est loué à la commune, et la communauté salésienne se replie dans une partie de la maison ...

1987-1991 : P. DONNE Pierre, dernier supérieur. En 1991, la maison de La Longeraie est vendue à la Paroisse Catholique de Morges et à la Fédération des Paroisses Catholiques du canton de Vaud ; en février, les salésiens partent pour la paroisse d’Yverdon-les-Bains (Suisse, canton de Fribourg). Les propriétés foncières voisines seront vendues plus tard…

 

 

 

Consulter

BS janv-févr 1940 p13 : voyage autour de nos maisons

BS oct-nov 1957 p138-139 : nouvelle chapelle

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p92-94

Les Cahiers Salésiens n°1, octobre 1979, p75-80

DBF 90 juillet 1980 p27 : salésiens en Suisse Romande (fermeture/école)

La présence salésienne en Suisse Romande, P.Donnet, mémoire-Benediktbeuern-1985, p22-32

BS mai-juin 1986 p29 : centre catholique

DBCOM 10 septembre 1995 : Que devient cette œuvre ?

 

 

 

 

Montmélian (Savoie)

ECOLE LIBRE

1912 – 1919

 

 

            A Montmélian (Savoie, diocèse de Chambéry), P. Virion, provincial, avait accepté d’ouvrir une école libre : son ouverture fut prise en charge par les salésiens. Cette nouvelle œuvre était rendu possible par Mr l’avocat TURREL, grand ami et bienfaiteur des salésiens, qui offrait un terrain et son appui financier pour l’établissement d’un internat.

1912-1914 : P. CAU Raphaël, (unique) directeur salésien. Il fit donc l’ouverture… Mais en 1914, il est mobilisé, et les salésiens sont contraints, par manque de personnel, d’abandonner cette école au début de la guerre. P.Cau, mobilisé au front, gardera le titre de directeur jusqu’à la fin de la guerre !

 

 

 

 

 

Consulter

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p123.

 

 

 

 

 

Saint-Martin-la-Sauveté (Loire)

LE CHÂTEAU d’AIX

1917 – 1958

 

 

            A Saint-Martin-La-Sauveté (Loire, diocèse de Lyon, maintenant diocèse de Saint-Etienne), dans le Forez, à 30 km de Roanne, au canton de Saint-Germain-Laval, sur la route de Grésolles, se trouvait « le Château d’Aix », vieux manoir du XIV° siècle, encore entouré de fossés. Un petit orphelinat agricole y avait été fondé vers 1897, par la baronne de la Rochetaillée. Il fut dirigée par un prêtre du diocèse et avait été fermé le 04 août 1914, au moment de la guerre. C’est en 1917 que les salésiens s’y installèrent. P. Festou et l’aspirant Richard Paul-Joseph y arrivèrent le 27 octobre, puis viendront - le 06 novembre - les abbés Rapsaet, Cambon, Chantier V , puis enfin l’abbé Schilliger.

1917-1925 : P. FESTOU Louis, premier directeur. Il rouvre, l’année même, le noviciat français (toute la France) avec 3 novices (P.Festou ; assistant : P.Brée), et commence un juvénat salésien avec vingt garçons réfugiés, du nord : le début se fait avec 6 élèves de Saint-Quentin. Pour 1918, il faut signaler les arrivées suivantes : en février, un quinzaine d’alsaciens de Thann ; en avril, un groupe de petits parisiens réfugiés ; en octobre, les premières et terminales de Nice et Guernesey ... , cela fit environ 63 élèves pour la première année. En juin 1918, étaient arrivées trois « soeurs de Broon », avec Mme Ruelland, tante du P. Festou. Les soeurs resteront jusqu’en 1926.  En octobre 1918, surviennent trois décès : l’abbé belge Rapsaet, en repos ; une religieuse de Broons ; et un élève de Nice. En 1921, c’est un « orphelinat de guerre » avec 80 enfants, un cours d’humanités, et une petite école d’agriculture… De 1922 à 1929, P. Amielh, assistant (socius), devient maître des novices.

1925-1930 : P. CAU Raphaël, directeur. En octobre 1925, le scolasticat de philosophie s’en va à La Navarre, et il ne reste que les aspirants (94 élèves) et les novices. L’année 1926 voit le départ des soeurs de Broon, et le 18 septembre, la noyade de l’abbé Stokalo (salésien étranger). La maison de Caen envoie ses premières vocations de novices en 1928. Le 14 septembre 1929, le noviciat est réinstallé à La Navarre. P. Cau décède le 07 octobre 1930.

1930-1933 : P. FAURE Casimir, directeur.

1933-1939 : P. ROSSI Joseph, directeur.

1939-1941 : P. CAMBON Paul, directeur. L’année 1939 voit, avec la guerre, un afflux d’élèves : l’effectif dépasse les 150 jeunes, avec une classe de seconde de 22 élèves et une de première de 21 élèves. Durant cette période, il y a les PP. Allourd et Dufaud, puis arrivent en 1940, après leur démobilisation, PP. Phalippou Emile et Tisserand Louis  (ce dernier ne restera que 2 ans avant de retourner à Thonon). P. Cambon décède accidentellement en heurtant, en cyclomoteur, un camion à Villemontais. le 28 mars 1941.

1942-1947 : P. PHALIPPOU Emile, directeur. Il enseigne aussi la philosophie. En 1942, on entreprend des constructions pour agrandir. En 1945, il y a 140 élèves et on reprend les constructions (réfectoires et théâtre) à la place de l’ancienne ferme.

1947-1950 : P. FAURE Casimir, directeur. Il devient en plus économe provincial en 1947 et décèdera en 1950. En 1948, six élèves sur huit sont reçus au baccalauréat, et on fait la rentrée suivante avec 150 élèves en 7 classes (7° à 1°). De 1948 à 1951, il y aura des soeurs salésiennes pour s’occuper de la cuisine et de la lingerie.

1951-1953 : P. BAUDIN Robert, directeur. P. Muré est curé de la paroisse.

1953-1958 : P. ANFOSSI  Marius, directeur. Depuis la guerre, on a moins de vocations, et on désire envoyer désormais les aspirants vers Lyon… En 1954, l’école est fermée pour être transféré au Foyer Don Bosco (« Heyrieux »),  à Saint-Pierre-de-Chandieu (Isère, désormais Rhône !). Mais c’est en 1958 que les salésiens quittent définitivement le Château d’Aix.

            En 1968 ou avant déjà, la maison était devenue un Institut médico-professionnel. Dans la nuit du 16 au 17 novembre 1971, le château lui-même brûla dans un incendie : il fut rasé complétement entre les 12 et 16 mars 1979.

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS octobre 1948 p136-137 : article avec photos

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p103-108

BS janvier-fév 1968 p30 : les Anciens se retrouvent ... à Saint-Bonnet-le-Château

DBF n°88 janvier 1980 p19 : le Château d’Aix a été  rasé

DBF n°92 janvier 1981 p19-21 : le Château d’Aix/Salésiens (G.Bonnefond)

Le Père Louis Tisserand avec les jeunes…, par E.Phalippou, Don Bosco-Nice, 1996, p31-32

 

 

 

 

Caluire (Rhône)

PENSIONNAT ou INSTITUT SAINT IRENEE

1918 – 1961

 

 

            A Caluire (Rhône, diocèse de Lyon), aujourd’hui Caluire-et-Cuire, grand faubourg de Lyon, au dessus des brouillards de la Saône et du Rhône, sur le plateau de Sathonay, un vicaire, l’abbé Cartellier (décédé en 1931) avait fondé, en 1901, un petit orphelinat. Il était surtout destiné aux enfants des mariniers du Rhône et de la Saône. Installé dans une maison cédée par un certain Mr Germain, l’orphelinat fut ouvert sous la direction des religieuses de Montgay ou « Petites soeurs de Saint Joseph » de Fontaine-sur-Saône. Il fut ensuite transplanté dans une propriété plus vaste, située « Chemin du Pied-Chardon », où il prit de l’essor et se fit connaître sous le nom de « Maison de famille Saint-Joseph pour petits orphelins » : il y avait une vingtaine de garçons, ceux d’âge scolaire étant conduits pour les cours à l’école libre de Caluire. En 1918, c’est « un pensionnat primaire, caché dans les arbres, au dessus de la Saône, tout au fond de la petite ville de Caluire, le long de la route qui mène à Sathonay » ; il est desservi en moins d’un demi-heure par le trolleybus lyonnais, à partir de la Croix-Rousse (à 200m, il y a l’arrêt appelé « La Bascule »). Or en 1918, P. Samuel Selle, mobilisé comme infirmier à l’Ambulance des Brotteaux à Lyon, est désigné pour s’y implanter.Démobilisé en janvier 1919, il y est nommé, officiellement comme aumônier en octobre !

1919-1925 : P. SELLE Samuel, premier directeur salésien. Avec lui, il y a comme professeurs salésiens : MM. Gravelle, Villeneuve, et Poli Edmond. Trois soeurs de Montgay restent encore 2 ans pour s’occuper (seulement) de la cuisine et de la lingerie ; elles seront remplacées en 1921 par des salésiennes.

1925-1926 : P. MOITEL Paul, directeur. Vers 1925, la maison prend le nom d’ « Institut Saint Irénée ».

1926-1930 : P. LE BOURSICOT Jean, directeur. Une classe de sixième classique est adjointe au primaire en 1929, et en 1930, grâce à l’annexe sur le boulevard des Belges qui jouxte l’institut, on aura 40 pensionnaires.

1930-1936 : P. MARTIN Julien, directeur.

1936-1938 : P. DUMAS Eugène, directeur. En 1940, le bulletin de l’école s’appelle « L’Agent de Liaison ». La première colonie d’été à Chatel d’Abondance (Haute-Savoie) a lieu en 1940, avec 30 garçons.

1938-1939 : P. DELPONT Jules, directeur. Il y a 5 reçus au baccalauréat sur huit présentés en juin 1945, et 300 élèves à la rentrée suivante : la guerre fait monter les effectifs et on projette de construire en bordure de la route Lyon-Bourg.

1946-1947 : P. ROCHE Joseph, directeur.

1947-1950 : P. AUFFRAY Augustin, directeur. La rentrée de 1947 se fait avec 110 élèves. On surélève des bâtiments et on construit un pavillon pour faire chapelle, dortoirs, réfectoires, études. Cela fera une école pouvant accueillir 145 élèves dont 70 internes. En 1947 également, on a acheté un châlet à Chatel (Haute-Savoie) pour la colonie d’été… Le niveau scolaire s’améliore ; les effectifs oscilleront entre 100 et 125 élèves.

1950-1952 : P. ROCHE Joseph, directeur.

1952-1955 : P. FAURE Antonin, directeur. Un cycle secondaire complet fonctionne (jusqu’au premier baccalauréat) fonctionnera jusqu’à l’ouverture de la maison d’Heyrieux, en 1954.

1955-1958: P. CHARDIN Marcel, directeur. Il y a alors 130 élèves de 7° à 3°, dont 70 pensionnaires.

1958-1961 : ? ? ?  , directeur. Les salésiens quittent Caluire en 1961, année où ils vont reprendre l’Institution des Minimes à Lyon. Quelques élèves de Caluire partiront aux Minimes.

Autres directeurs à des périodes que je ne connais pas : PP. Schilliger et Adt !

 

 

 

 

 

Consulter

BS novembre 1926 p312

BS janvier 1948 p52-53 : début… ;  et Chatel ...

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p111-113

BS nov-déc 1992 p24-25 : Les Minimes ...

 

 

 

 

 

Guînes (Pas-de-Calais)

PENSIONNAT SAINT-LOUIS

1919 – 1921

 

 

            A Guînes (Pas-de-Calais, diocèse d’Arras), petite ville d’environ 4.000 habitants alors, non loin de Calais, les sœurs salésiennes étaient présentes depuis 1880. Elles souhaitaient qu’il y ait des salésiens dans le secteur pour ne pas être isolées dans le Nord ! La direction d’une école primaire, autrefois dirigée par les « Frères de la doctrine chrétienne », fut proposée aux salésiens qui acceptèrent. A la mi-septembre 1919, arrivèrent, en costume civil, trois confrères : PP. Cau, Amielh et l’abbé Thébault (d’où l’astuce vaseuse « Comment vont tes bo-caux-à miel » !). Le Pensionnat Saint-Louis était rouvert par les salésiens, avec son école primaire qui rouvrait légalement le 01 octobre 1919.

1919-1921 : P. CAU Auguste, directeur. Les débuts furent modestes, avec deux classes et un petit internat : il y a 12 pensionnaires, et au total cinquante élèves. Hélas, il y eut mésentente entre le Doyen de Guînes et le Provincial, et des plaintes sur des bruits d’ouverture par les salésiens, d’un « secondaire » concurrentiel. Finalement, le provincial (P. Léon Bessière) décida, en 1921, la fermeture de l’école et le départ des salésiens de Guînes, en même temps que de Lille...

 

 

 

 

Consulter

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p108-111

 

 

 

 

Saint-Genis-Laval (Rhône)

PRESSIN,  ECOLE D’AGRICULTURE, ECOLE D’HORTICULTURE

1920 – 2006

 

 

            A Saint-Genis-Laval (Rhône, diocèse de Lyon), au lieu-dit « Pressin » sur la route (et paroisse) de Beaunant, à 8 km de Lyon, les deux sœurs Césarine et Eugénie Bonnot avaient offert au diocèse (Cardinal Maurin) une propriété de 25 à 30 hectares, pour en faire une petite école d’agriculture. Une école d’agriculture avait donc été lancée par le curé-doyen de Saint-Genis-Laval, qui, en la quittant en 1920, la confia aux salésiens : c’était l’école agricole de Pressin (actuellement au « 81, chemin de Beaunant 69230 Saint-Genis-Laval »). Il y avait une importante maison de maître, flanquée de hangars et de communs, et les demoiselles Bonnot s’étaient réservé le premier étage : elles y resteront jusqu’à leur mort en 1945.

1920-1923 : P.J OURDAN Edouard, premier directeur salésien. Il fait la rentrée de 1920 avec 20 internes, et décède le 10 août 1923.

1923-1931 : P. BAROLIN Paul, directeur. Le chef de culture est alors Mr Constantin VINCENT, coadjuteur : il y restera 40 ans !

1931-1932 : P. RIQUIER Emile, directeur.

1932-1935 : P. BAROLIN Paul, directeur.

1935-1941 : P. RIQUIER Emile, directeur.

1941-1947 : P. ROSSI Joseph, directeur.

1947-1948 : P. CROZE Auguste, directeur.

19  -19  : P. WEISS Théodore, directeur. On présente les premiers élèves aux examens officiels ! Le bulletin de la maison est « L’union ».

1951-1953 : P. ANFOSSI Marius, directeur.

1954-1960 : P. BOUCHET Albert, directeur. (35 élèves)

1964-1965 : P. ROCHE Joseph, directeur.

1967-1971 : P. PETER Henri, directeur.

1971-1973 : P. CORSINI Louis, directeur. On parle désormais du « Centre agricole de Pressin ».

1973-1976 : P. HAWTHORN Edouard, directeur. Apparaît la dénomination nouvelle de « Centre d’apprentissage agricole ».

1976-1983 : P. DECOLLONGE Jacques, directeur. L’annuaire provincial de 1977 déclare « Centre d’apprentissage horticole ».

1983-1988 : P. SCHMUCK Jean, supérieur. C’est maintenant  un « Centre Privé d’Enseignement Agricole ». De 1983 à 1986, le directeur « académique » est Mr Yvon BOURSIER, coadjuteur. En 1983, la maison commence à accueillir des salésiens en formation. De 1983 à 1986, Mr BOURSIER, coadjuteur, est « directeur académique ».

1988-1993 : P. SINGLIS Jean-Marie, supérieur. Il est surtout maître des novices. En 1992, P.Henri CHRISTOPHE est nommé le directeur « académique »

1993-1997 : P. CHRISTOPHE Henri, supérieur et directeur. P. Etienne WOLF arrive en 1993 comme maître des novices…

Novices de 1996-1997 : Benoît LEVY et Sébastien ROHMER.

1997-2005 : P. WOLF Etienne, supérieur et maître des novices. En 1997-1998, un laïc devient directeur du Lycée horticole : Mr Louis de LANSALUT.

Novices de 1997-1998 : Vincent GRODZISKI et Xavier MULLER.

Novices de 2000-2001 : Frédéric PERROT et Pierre VERGER.

Novices de 2001-2002 : José OBERTAN et Xavier de VERSCHERE.

Novice de 2002-2003 : Emmanuel BESNARD.

En 2003, il y a un nouveau directeur laïc : Mr Christian BRAYER.

2005-2006 : P. SAENEN André, supérieur. Il y a alors 3 confrères : PP. Saenen, Raymond Gauthier, et le coadjuteur Christian CHARTIER.

En 2006, c’est le départ des derniers salésiens.

 

 

 

 

 

Consulter

BS avril 1951 p75-78 : vie ...

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p113-115

 

 

 

 

Saint-Rambert-L’île-Barbe (Rhône)

L’ABRI DU SACRE-CŒUR, MAISON PROVINCIALE

1921 – 1931

 

 

A Saint-Rambert-L’île-Barbe (Rhône, diocèse de Lyon), commune aujourdhui intégrée à Lyon, au 11, rue de la Montée Dargoire, dans une modeste villa, « l’Ermitage de la Dargoire », achetée le 01 avril 1921 à un bienfaiteur Mr Cabaud, le Père Léon Bessière, provincial, installa le 17 juin 1921, sa nouvelle maison provinciale de France. Il la déménageait de Marseille-Saint-Léon, et arrivait avec Mr Mullas, son compagnon coadjuteur d’Eckmühl. Il baptisa la maison “L’Abri du Sacré-Cœur”.

1919  -19.. : P. CAU Auguste, directeur. P.Léon Beissière, provincial « de France et d’Afrique du Nord », se plaisait à désigner la maison comme « L’abri-cau » !

1923  -19.. : P. FAURE Hippolyte, directeur. Il est secrétaire provincial et aumônier du noviciat des Ursulines de l’Arbaletière. En 1923, le salésien Maurice Laporte y étudie ... Jusqu’en 1925, on vit un peu dans la peur du gendarme, en congrégation non autorisée… Les scolastiques sont pensionnaires au grand séminaire d’octobre 1925 à octobre 1929. En 1925, P.Gimbert devient provincial.

1927-1929 : P. GIMBERT Pierre, directeur et provincial. Il est déjà provincial depuis 1926.

1929-1931 : P. FAURE Hippolyte, directeur. En 1929, on ouvre dans la maison, les scolasticats de philosophie et théologie : les abbés suivent encore les cours au grand Séminaire de Francheville ; il y a lors huit théologiens, issus des 2 provinces salésiennes de France.

Le 17 juin 1931, toute la maison est transférée à « Fontanière » (La Mulatière, Rhône).

 

 

 

 

 

 

Consulter

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p125

BS janvier-mars 1959 p16 : P.Léon Beissière

DBF 81 avril 1978 : Maurice Laporte.

 

 

 

RUE PLANCHAT, Paris (20°)

SAINTE ANNE de CHARONNE, SAINT JEAN BOSCO

1921

 

 

A Paris, dans le vingtième arrondissement, le « Patronage Sainte-Anne-de-Charonne » était une œuvre déjà ancienne. Oeuvre créée le 02 mars 1845 dans un mauvais local au 93, rue de la Roquette, c’est un des premiers patronages de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, comme ceux de Belleville et Ménilmontant. Il fut transférée en 1863 au village de Charonne, dans la rue des Bois (devenue rue Planchat en 1874), sur une propriété de 4 000 m². On y adjoint alors une maison de famille pour apprentis sans parents et  l’œuvre prend le nom d’  “Oeuvre Sainte-Anne de Charonne” ; son aumônier est l’abbé Planchat, des Frères

de Saint-Vincent-de-Paul, qui fut tué par la « Commune », le 26 mai 1871. De 1871 à 1914, P. Anizan, fondateur des Fils de la Charité, donne une grande impulsion à l’œuvre. En 1914, c’est le « départ » des Frères, qui en gardent cependant la tutelle.. Le directeur laïc chargé de continuer l’œuvre est Charles Ozanam (présent depuis 1909, et neveu de Frédéric Ozanam) : il sera aidé du P. Schools, prêtre belge aumônier. La retraite de communion pascale de 1921 y est prêchée par P.Lemarchand, salésien. Puis PP. Dhuit et Ange Rochard y apporteront des aides passagères. Le dimanche de la Passion de l’année 1921, le Patronage Saint-Pierre de Ménilmontant en prend la direction “spirituelle”, et au mois d’octobre, les salésiens prennent officiellement la suite des Frères.

1921-1925 : P. CAU Auguste, premier directeur salésien (au 42, rue Planchat). P.Urvoy est détaché comme aumônier de l’hôpital de la Croix-Saint-Simon tenu par les Franciscaines Missionnaires de Marie. En 1922, le journal du patro, « L’écho de Sainte-Anne », témoigne d’un nouvelle vigueur avec 450 inscrits. En 1923, P. Cau emmène ses responsables du patro sur les champs de bataille de la Somme...

1925-1927 : P. COSSON Emile, directeur.

1927-1931 : P. GAUTIER Auguste, directeur.

1931-1937 : P. SIMEONI Vincent, directeur. C’est lui qui va construire l’église Saint-Jean-Bosco (1933-37). En 1933, les salésiens du  patro Sainte-Anne animent en plus le patronage de la Croix Saint-Simon. L’année 1934 voit la construction du « Patronage Don Bosco à Primel (Finistère) », à 2 km de Plougasnou, face à la plage de Trégastel-Primel, près de la Chapelle ND-de-Lourdes : les colonies y dureront deux mois ! En 1936, les salésiens du Patro de la Croix-Saint-Simon emmènent leurs jeunes en colonie d’été à Pouillé (Maine-et-Loire).  L’inauguration solennelle de l’église Saint-Jean-Bosco a lieu en1937, et l’érection de la « Paroisse Saint-Jean-Bosco » (20.000 habitants), le 20 février 1938 : le premier curé en est le père Jules-Marie Beslay (de 1938 à 1944).

1938-1944 : P. THEBAUT Ferdinand, directeur. (42, rue Planchat). Le patro Sainte-Anne continue : Amicale des Anciens, Ainés, Cadets, Grands Clercs. Pour les filles, il y a sur la paroisse, le patro Sainte-Marie. La paroisse a ses équipes de JOC, JECF, et ses conférences Saint-Vincent-de-Paul. En 1939, à « Primel : 50 petits parisiens y attendent dans l’étude et la prière la fin de la guerre”… Le 26 avril 1942, on organise les solennités officielles des Oeuvres Salésiennes, avec la présence du Cardinal Suhard. La bénédiction de la cloche de l’église a lieu le 22 mai 1944 : elle pèse 400 kg, vient de la Fonderie Paccard fils à Anner, et porte l’inscription « Reconnaissance Marie-Marguerite, Jean, Michel, Thérèse ».

1944-1948 : P. LE BOULCH Adolphe, directeur et curé.

1948-1951 : P. MAZE Yves, directeur et curé

19.. -1961: P. GUILLERM Maxime, directeur et curé (avec 4 vicaires)

1961-1973 : P. GAUDILLIERE René, directeur et curé. En 1961, le patro Sainte-Anne fonctionne toujours, mais s’appelle désormais le patro Saint-Jean-Bosco. A partir de 1971, la communauté réside au numéro 18 de la rue Monte-Cristo.

1973-1982 : P. LE DUFF Jean-Yves, supérieur et curé

1982-1989 : P. LEFEBVRE François, supérieur et curé.

1989-1994 : P. CORRE René, supérieur et curé. Le patronage (association A.E.P.  « Charonne-Réunion ») vit en léthargie depuis quelques temps déjà.

1994-1996  : P. MAZEAS Lucien, supérieur et curé. En 1994 une « Maison de la communication » (salésienne) s’installe au numéro 75 de la rue Alexandre Dumas, dans des locaux attenant à l’église Saint-Jean-Bosco : elle regroupe la revue « Don Bosco Aujourd’hui » (P. Inisan), les « Editions Don Bosco » (P. Bloyet Bernard), et le bulletin «DB-COM ».

1996-2003: P. HARMEL Pascal, supérieur et curé.

2003-2005 : P. GERNEZ Pierre, supérieur et curé.

2005-2007+ : P. INISAN Job, supérieur, et P. GERNEZ Pierre, curé. L’association « A.E.P.C.R » (Charonne-Réunion)  tout en se voulant bien laïque, coopére volontiers avec la paroisse et utilise même ses locaux.

 

 

Consulter

BS mars 1936 p73-75 : Primel avec 2 photos

BS novembre 1937 p217-225 : Eglise Saint-Jean-Bosco, avec photos

BS avril 1938 p81-82 : le Cardinal Verdier érige la paroisse Saint-Jean-Bosco

BS janv-févr 1940 p13-14 : Primel, 50 petits parisiens y attendent la fin de la guerre

BS février-juillet 1944 p184 : la cloche

BS janvier 1946 p52 : paroisse et patronage (bon article)

BS juillet 1954 p74-75 : le patronage Sainte-Anne : historique et vie

BS juillet-sept 1957 p122-123 : exposition « Monde, pays de Mission »

BS janvier-mars 1960 p12-13 : jubilé de charité (Ozanam)

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p116-121

BS avril-juin 1964 p14-17 : un double anniversaire (bon historique)

 

 

 

SAINT-PIERRE-DU-GROS-CAILLOU, Paris (7°)

PATRONAGE SAINT JEAN L’EVANGELISTE

 

1922 – 1923

 

 

            A Paris, dans le septième arrondissement, au numéro 9 du passage Landrieu, sur la paroisse Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, un patronage existait déjà depuis longtemps. L’œuvre fut fondée en 1838 par Mr le Comte de Lantel, suite à un don d’une paroissienne, Mlle de Camelin, fait en l’honneur du curé de Saint-Valentin (Jean Landrieu), qui venait de mourir : ce fut le premier patronage parisien !             Transporté beaucoup plus tard au 174, rue Saint-Dominique, dans un passage que l’on baptise alors « Passage Landrieu », il va se développer avec des agrès dans la cour, une chapelle, une salle de réunion, une salle des fêtes, une pension de famille pour apprentis et étudiants… et son journal « Le Messager de Saint-Jean ». Il sera pris en charge plus tard par les Frères de Saint-Vincent-de-Paul, puis par Mgr Roland-Gosselin, lequel fait appel aux salésiens. Ceux-ci le reprennent en 1922, peu de temps après avoir repris celui de Charonne. Ce sera le quatrième patronage repris par les salésiens sur Paris.

1922-1923 : P. CHAMBORD Marcel, premier et unique directeur salésien. Il est aidé par P. Brée. Mais ils quitteront après les vacances de 1923.

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS mars-avril 1923 p56-57 : ouverture

BS janv-fév 1924 : historique

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p122

 

 

 

RUE LHOMOND, Paris (5°)

ASSOCIATION SAINT-JOSEPH de SAINT-ETIENNE-DU-MONT

1923 - 1926

 

 

            A Paris, dans le cinquième arrondissement, au 21 de la rue Lhomond, sur la paroisse Saint-Etienne-du-Mont, existait « l’Association Saint-Joseph de Saint-Etienne-du-Mont », une des plus anciennes oeuvres de jeunesse de Paris. Elle fut fondée en 1858 par les Frères des écoles Chrétiennes, sous la direction des Pères de la Compagnie de Jésus, dans les locaux du Collège Sainte-Geneviève, rue des Postes. En 1885, l’œuvre emménage dans un nouveau local, construit spécialement au 21, rue Lhomond. De 1858 à 1923, douze directeurs prêtres se succèdent dont P. Clerc (fusillé à La Roquette par la Commune, trois jours avant l’abbé Planchat), et le P. Griffaton. A la mort de ce dernier, les salésiens viennent prêter main forte. Ce n’est pas un patronage, mais un regroupement de jeunes le soir : ils viennent pour se reposer et assister à des cours de religion. La maison est agréable et fort accueillante. Confié aux salésiens en 1923, l’œuvre ne semble jamais avoir eu de directeur salésien attitré. Les activités de l’époque sont : l’amicale Saint-Etienne-du-Mont (Anciens), le Cercle des jeunes (14-19 ans), la Caisse du soldat, un groupe sportif, un groupe d’escrime, une petite conférence de Saint-Vincent-de-Paul, une Conférence de l’Immaculée Conception, des Dames patronnesses (fondées par P.Olivant). Le Bulletin Salésien relate la participation du Patronage Saint-Pierre de Ménilmontant à la kermesse.

1925-1926 : P. NOGUIER DE MALIJAY Noël, animateur. En 1925, de la maison de la rue de Bagneux où il réside, il prend la responsabilité de l’animation de l’œuvre : les bulletins salésiens de 1926 signalent :

- les « promenades scientifiques » du P. Noguier de Malijay : Banque de France, etc... ,

- une mémorable vente de charité à la rue Lhomond, au profit des patronages parisiens de Don Bosco…,

-  ainsi que l’œuvre du Saint-Suaire avec son adresse au 21, rue Lhomond.

Mais, dès 1926, les salésiens laissent la main…

 

 

 

 

 

Consulter

BS sept-oct 1924 p153 : historique

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p122-123

 

 

 

 

Tilly (Yvelines)

CHÂTEAU DE TILLY, INSTITUT AMIRAL-DE-GRASSE

1926 - 1929

 

 

            A Tilly (Seine et Oise, désormais Yvelines, diocèse de Versailles), dans l’arrondissement de Mantes-la-Jolie, à 12 km au nord de Houdan,  dans une gentilhommière, le « Château de l’Amiral de Grasse » ou « Château de Tilly » (autrefois propriété de ce compagnon du fameux La Fayette), il y avait un petit internat destiné aux enfants de la région. P. Crespel, provincial des salésiens, accepta d’en prendre la responsabilité avec le projet d’y développer une école primaire (et secondaire) avec une école d’agriculture ... La maison fut prise en charge, comme l’Institut Lemonnier, en septembre 1926.

…………

1928-1929 : P. BLAIN Michel, unique directeur salésien. Sa nomination officielle date du 28 janvier 1928. Il travailla avec 25 à 30 pensionnaires qui habitaient le château. Il y rencontra des difficultés de toutes sortes. Mr Jean-Marie LE RU, coadjuteur, fit partie de la communauté pour l’année scolaire 1927-1928. En 1929, l’ouverture officielle du primaire, et des petits ateliers… déjà lancés ( !), ne put se faire et le matériel de classe fut expédié à l’Institut Lemonnier de Caen.

 

 

Remarques :

1- L’église restaurée de Tilly a servi de modèle pour la basilique Jésus-Adolescent de Nazareth (lire à ce sujet : l’Orphelinat de Jésus-Adolescent de Nazareth en Galilée au temps des Turcs, puis des Anglais (1896-1948), par Francis Desramaut, LAS-Roma-1986, pages 95 à 97).

 2- L’abbé Caron, prêtre du diocèse de Versailles et dévôt de Jésus-Adolescent, fit au château de Tilly des colonies de vacances…avant d’être supérieur du séminaire de Versailles. C’est lui qui fut à l’origine de la basilique salésienne Jésus-Adolescent de Nazareth.

3- En 1994, le Château de Tilly est une propriété d’un membre de la famille de notre confrère salésien P. Gilles Delalande.

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS novembre 1926 p308 : entrefilet sur le début

BS janvier 1948 p43-45 : P.Blain (passim)

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p132

 

 

 

 

 

Alger (Algérie)

PATRONAGE DE BELCOURT

1926 -1946

 

 

A Alger, dans le quartier populaire de Belcourt, sur la paroisse Saint-Bonaventure, les salésiens arrivèrent en 1926.

1926-1931 : P. BEISSIERE Léon, premier directeur. Il arrive à Alger avec Mr Mullas, coadjuteur. Il loue une villa au numéro 11 du boulevard Auguste Comte, puis la villa voisine : 60 puis 80 puis 100 enfants arrivent… et le patronage salésien de Belcourt est lancé. Ce sera le Patronage ND-Auxiliatrice, dit aussi « La Joyeuse Union Salésienne ». On transforma le rez-de-chaussée en chapelle, salle de jeu et théâtre ; enfin, on acheta, pour les jeux, un vaste terrain vague à dix minutes de la maison.

1931-1934 : P. COYE Raphaël, directeur. Il ouvrira un embryon de scolasticat pour les « recrues » africaines.

1935-1941 : P. TOSAN Dominique, directeur. En 1938, fonctionnent la chorale « Les Troubadours », la musique « La Lyre de Don Bosco », les sections de tir et d’athlétisme, et le théâtre.

1941-1942 : P. DEHORTER Gabriel, directeur. Le torchon brûlera entre lui et P.Tosan (pourquoi ?), et il quittera Alger…

1944-1946 : P. ROCHARD Ange, directeur et curé. En 1945, on offre aux salésiens un nouveau champ d’action au quartier populaire du « Ruisseau », d’où leur départ du quartier de Belcourt.

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS janvier 1914 p25 : le patro Sainte-Croix (non salésien) se réfère à la méthode de Don Bosco ...

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p142-143

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Caen (Calvados)

INSTITUT LEMONNIER

1926 – 2005

 

 

            A Caen (Calvados, diocèse de Bayeux), les salésiens s’installèrent en 1926, d’abord Place Saint-Gilles dans les locaux de l’ « Orphelinat de Jésus-Ouvrier » dit « Maison Le Veneur », dont l’entrée était située dans la rue de la Pigacière. Cet orphelinat avait été fondé en 1860 par abbé Le Veneur, prêtre du diocésain (mort en 1886). L’abbé Buot, prêtre diocésain, lui avait succédé. L’établissement venait d’être fermé administrativement, en 1924 ou 1925, par le préfet, avec accord de l’évêché…, et sa liquidation était étudiée par le chanoine Trèche, directeur des oeuvres du diocèse. Le nouvel établissement fut ouvert sous le nom de « Institut Professionnel Monseigneur Lemonnier » (AIPL), en l’honneur de l’évêque du lieu. Le 18 juillet 1926, arrivèrent P. Dauvier et les premiers salésiens, avec quelques grands élèves. Le 21 août, le « New Fawn » débarque au port de Caen, confrères, sœurs (de Broon), et les élèves restants… Il faudra l’intervention personnelle du préfet pour que cette équipée obtienne l’autorisation de débarquer, et c’est la président socialiste du Conseil, Edouard Herriot en personne, qui ordonnera à l’Inspecteur d’Académie d’autoriser l’ouverture du Secondaire dans ce nouvel établissement !

1926-1932 : P. FESTOU Louis, premier directeur. P. Casimir Faure est économe. On débute avec 80 élèves dès le 01 septembre, et ensuite 20 apprentis tailleurs, cordonniers, menuisiers. Plus tard on ouvrira la forge et la mécanique.

1932-1936 : P. BESLAY Jules-Marie, directeur. Il commence en 1932 avec 246 élèves (110 étudiants; 42 mécaniciens, 30 menuisiers, 10 sculpteurs, 27 tailleurs, 12 cordonniers, 15 horticulteurs) et 25 apprentis sont « externes ». En 1934 et depuis quelques années déjà, jeunes et confrères ont un pied-à-terre de vacances à Courseulles-sur-Mer, la « Villa GUILLET ». Le dimanche 01 juillet 1934, on fête en l’église de Courseulles, la canonisation de Don Bosco avec la fanfare et les 280 élèves ; il y a même la bénédiction d’une statue de Saint Jean Bosco. En 1935, l’effectif monte à 300 élèves.

1936-1939 : P. LAGEAT Jean, directeur. L’effectif de 1938 est de 350 élèves ; celui de la rentrée 1939, à cause de la guerre, est de 130 élèves (40 internes; 90 externes).

1940-1941: P. GENIEYS Amance, directeur. En 1940, la section des étudiants est transférée à Coat-an-Doc’h.

1941-1944: P. LAGEAT Jean, directeur. Il est mobilisé sur place. En 1942, le secondaire reprend avec 12 élèves de sixième. En 1943, il y a réquisition partielle de la maison, mais encore 220 élèves dont 90 internes (120 mécaniciens, 45 menuisiers...). En mai 1944, les examens sont anticipés : il y a 48 reçus aux examens de CAP sur 50 présentés. Le 06 juin, c’est la destruction quasi complète de l’école dans le bombardement de Caen au moment du débarquement allié. Alors, PP. Gouriou et Le Coq organisent à L’Abbaye aux Dames, l’accueil des réfugiés et blessés, tandis que PP. Faudet et Prigent Marcel dirigent  “l’Oeuvre des Cavernes” aux carrières de Fleury-sur-Orne où sont réfugiés beaucoup de malades et de malheureux. Pourtant, le 08 décembre, on reprend les cours professionnels, et le 05 janvier 1945, il y a 60 internes et 60 externes. Mais il n’est plus question de section secondaire (transférée définitivement à Coat-an-Doc’h).

1945-1953 : P. GUILLERM François, directeur. Il a, à cette époque, un minimum de 11 confrères avec lui. Dès 1945, P. Faudet se démène pour la reconstruction de l’œuvre. La rentrée de 1945 se fait avec 200 élèves-apprentis.

1953-1962 : P. LORRIAUX Georges, directeur. En novembre 1953, P. Faudet fait réaliser, à la Maison de la Chimie à Paris (28, rue Saint-Dominique), l’exposition du centenaire des écoles professionnelles des Salésiens. De 1956 à 1962, P. Faudet fait construire le « Nouvel Institut »,  500 mètres plus loin, au numéro 60 de la rue d’Hérouville. La rentrée de 1962 se fait, pour toutes les sections, dans ce « Nouvel Institut ».

1962-1981 : P. GOURIOU Julien, directeur. Il doit s’atteler à la remise en ordre des finances ! Il sera assisté, jusqu’en 1975, des supérieurs successifs: P. LE CAER Benjamin (1962-64), P. MAZE Yves (1964-65), P. BERICHEL Ange (1965-74), P.PICAN Pierre (1974-1975). Signalons : en 1966, 1000 élèves (418 externes; 582 internes) ; en 1970, inauguration de la salle polyvalente (projet de chapelle reconverti !) ; en 1979, départ des soeurs de Broon (après 53 ans de présence !), remplacées par les Salésiennes.

1981-1988 : P. PICAN Pierre, directeur. Il fait évoluer l’œuvre en y ouvrant 5 sections de techniciens supérieurs (BTS). De 1984 à 1994, le siège des « Editions Don Bosco » y est accueilli avec son directeur (P.Bloyet Bernard) dans un dépendance de l’Impasse Clair Soleil. En février 1988, P. Pican est nommé évêque de Bayeux, et P. Gouriou assure l’intérim jusqu’à la fin de l’année.

1988-1991 : P. BEYLOT Alain, directeur. Il est aussi vicaire provincial et sera secondé par un « supérieur » à partir de 1990.

En 1991, première direction laïque, avec Mr GILLES Jacques (1991-1997) : l’établissement est alors un lycée technique (avec plus de 200 élèves en BTS), un lycée professionnel (où les CAP disparaissent), et un lycée horticole (du BEP au BTS) ; l’internat diminue et son premier étage est transformé en deux niveaux de classes, études, et ateliers…

P. PELLERIN Jacques vient reprendre la direction de l’établissement de 1997 à 2004, puis un autre laïc, Mr MOISSET Eric reprend sa succession en 2004.

Les « supérieurs » successifs de la communauté auront  été :

1990-1995 : P. KERGOAT Yves

1995-1998 : P. MARTIN Christian,

1998-2004 : P. PELLERIN Jacques

2004-2005 : P. L’HER Jean.

En 2005, les salésiens quittent l’œuvre.

 

 

 

 

Consulter

BS août-sept 1934 : Courseulles-Villa Guillet et la canonisation de Don Bosco

BS octobre 1934 p315-316 : photo des bâtiments

BS nov-déc 1944 p159 : la guerre

BS janvier 1946 p17-20 : bombardements, débarquement

BS janvier 1948 p54-55 : velléités de reconstruction

BS avril 1951 p44-45 : vie

BS janvier 1954 p18-23 : l’exposition salésienne à la Maison de la Chimie (Paris)

BS oct-déc 1956 p106-107 : le nouvel institut demain (avec photos)

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p127-131

BS avril-juin 1967 p17-19 : pour les jeunes travailleurs (P.Marcel Baratoux)

BS sept-oct 1972 p7-15: survol d’une réalisation salésienne

BS janv-févr 1980 p24 : les soeurs salésiennes.

 

 

 

Landser (Haut-Rhin)

CENTRE AGRICOLE, DON BOSCO

1929

 

 

            A Landser (Haut-Rhin, diocèse de Strasbourg), près de Habsheim, à 10 km au Sud-ouest de Mulhouse, les salésiens vinrent s’installer sur la « Fondation Lailler-Ruell ». Cette institution, établie dans un immeuble sur une propriété de 72 hectares, avait été voulue par une bienfaitrice, pour l’éducation d’enfants pauvres. Cette bienfaitrice, décédée en 1923 sans héritiers directs, avait légué la propriété à l’évêché, après en avoir déjà fait deux fois en vain la proposition aux salésiens (en 1909 et en 1919). En 1927, l’évêque en fait la proposition aux salésiens… En août 1928, P. Kolmer vient finir de négocier avec la Préfecture de Colmar et le Ministère de l’Intérieur (cela aura duré dix huit mois) et le 03 décembre 1928, le décret d’autorisation d’installation des salésiens fut signé du Président Poincarré lui-même. Le 01 mars 1929, la première fondation salésienne en Alsace commençait avec P. Kolmer et quelques jeunes gens. La maison était « destinée à l’épanouissement de vocations missionnaires et sacerdotales ». Fin juillet 1929, PP. Schwartz et Zilliox arrivèrent en renfort.

1929-19..  : P. KOLMER Victor, premier directeur. Il ouvre, en novembre 1929, un « Centre Agricole » : les cours d’agriculture commencent  avec douze élèves. Le corps d’habitation (Klostermühle) est occupé par les Rédemptoristes ; la ferme est à 400 mètres de là, hors de la localité. En 1931, il y a 17 élèves et la maison obtient son érection canonique. En 1932, on débute les cours du soir, et on achète le jardin (Ewigkeitgarten) de 150 ares. Les lancements du patronage inter-paroissial, du cours primaire, et d’une classe de sixième latiniste, ont lieu en 1933. On ouvrira ensuite une cinquième. Mais la poursuite des études au delà se fera à la maison salésienne du « Château d’Aix ». L’année 1934 accueille 4 abbés, 5 novices-coadjuteurs, 18 secondaires, etc.. En 1935, paraît le bulletin de la maison « La petite chronique de l’oeuvre de Saint Jean Bosco », et on signale des statues de Saint Jean Bosco à Zelsheim, Schiltigheim, Thierenbach… En 1937, on débute la construction de l’Institut Don Bosco.

19..  -1939 : P. WEISS Théodore, directeur. Le 25 mars 1939, a lieu la bénédiction du nouveau bâtiment par l’évêque de Strasbourg. Mais de 1939 à 1945, c’est la réquisition complète de l’école par les allemands : « expulsion les mains vides », pillage de la ferme après délation par les collaborateurs… ; un seul salésien reste à Landser, comme desservant de la paroisse.

1945-1951 : P. KOLMER Victor, directeur. PP. Berger et Kolmer, revenus le 15 août 1945, logent chez les moniales de Saint-Alphonse ; l’école reste occupée par les troupes de libération. En novembre 1945, on reprend les cours avec 70 internes et 10 externes, et la langue interdite depuis 1939 ! Mais les cours agricoles ne reprendront pas. La rentrée de 1946 se fait avec 714 élèves (primaire et secondaire jusque 4° incluse). En 1949 sont déjà sortis 10 prêtres !

1951-1961 : P. BERGER Jean-Jacques, directeur. En 1955, il y a 110 élèves, et on commence la construction de la colonie de FERRETTE dans le Jura (sud du Haut-Rhin, à 30 km de Landser), sur un terrain offert par une soeur enseignante. En 1956, on bénit la nouvelle chapelle dédiée à Saint Dominique Savio, on démolit la vieille maison, et on ouvre la colonie « Don Bosco-Joie et Santé » avec sept châlets à Ferrette. En 1957, c’est le début de la construction d’un nouveau bâtiment qui sera inauguré en 1960, année où l’effectif est de 180 élèves. De 1945 à 1961, Landser a « fourni » 27 salésiens. En 1961, Landser comprend : un secondaire complet de la classe de sixième à la philosophie, un centre professionnel agricole (CPA), et un centre de vacances de 200 places (Ferrette). On compte 270 élèves en 1967.

1961-1967 : P. HARTMANN Robert, directeur.

1967-1968 : P. KLENCK Edmond, directeur. (1967: 270 élèves)

1968-1981 : P. HARTMANN Robert, directeur. Quelques confrères sont désormais rattachés à la communauté : P.Hannauer, curé au presbytère de Landser, P.Beck, curé au presbytère de Dietwiller, etc… Signalons qu’en 1977, les effectifs de la maison sont remontés à 360 élèves (7° à terminale).

1981-1992 : P. ENGER Joseph, directeur.

1992-1999 : P. HARTMANN Robert, directeur. En 1994, il y a 670 garçons et filles, de la 7°(CM2) jusqu’au baccalauréat.

En 1999, la direction devient laïque avec Mr Alain WERNER. Les salésiens, encore nombreux surtout dans les chalets qui leur servent de maison de retraite, ont alors pour « supérieurs » successifs :

1999-2001 : P. HARTMANN Robert.    

2001-2007+ : P. HILDENBRAND Pascal.        En 2006-2007, l’œuvre est un collège-lycée à direction laïque ; les salésiens en activité assurent encore quelques services (surtout d’ordre pastoral) dans l‘établissement scolaire, des services paroissiaux ou d’aumôneries dans les environs ; la communauté est constitué de 12 confrères et a 73 ans de moyenne d’âge.

 

 

 

 

Consulter

BS juin 1933 p184-187 : historique et début

BS octobre 1937 p210-211 : constructions

BS octobre 1949 p110-111 : à propos du Drouot

BS oct-déc 1956 p102-104 : sanctuaire à Dominique Savio

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p127-131

BS avril-juin 1961 p14-17 : inauguration des nouveaux bâtiments

BS mars-avril 1968 p14-15 : une maison en pleine croissance

BS mars-avril 1978 p20-23 : un internat différent.

 

 

 

 

 

 

Casablanca (Maroc)

LE MAARIF, SAINT-ANTOINE, ND-DE-LOURDES

1929 – 1992

 

 

            A Casablanca (Maroc), la paroisse Saint-Antoine-du-Maarif, dans un quartier populeux sans église, fut fondée en 1917 et dirigée par les Franciscains (P.Bonaventure en fut le premier curé). Le père Léon Bessière, vice-provincial salésien d’Afrique du Nord, accepta l’offre de cette paroisse (sollicitée, paraît-il, par Mr Rogues, coadjuteur salésien d’Oran, par une lettre de félicitations à Mgr Vielle, nommé récemment Vicaire Apostolique de Rabat).

Ce fut la première présence salésienne au Maroc.

1929-1945 : P. VIAL Camille, premier curé salésien. Il arrive d’Oran le 30 octobre 1929 avec PP. Boggi et Fuchs, et Mr Arrigoni. Il est installé curé le 11 novembre 1929. Il y a autour de l’église, un presbytère et une salle paroissiale assez misérables. Dès 1933, on fait le premier agrandissement de l’église, avec la construction d’une sacristie et du choeur d’ « une église prévoyant d’englober l’ancienne » ; on rénove aussi le presbytère (bureaux et salle à manger). On lance alors un patronage de garçons, des groupements d’hommes, des groupes de jeunes filles, la Croisade eucharistique, la clique, la fanfare, la chorale « Les Siciliennes », et le petit journal « La Voix ». Un prêtre salésien italien est détaché pour la nombreuse colonie italienne. En 1934, on édifie la salle des fêtes (Cinéma Famila), et c’est l’arrivée, dans le quartier, des Soeurs Dominicaines de la Présentation de Tours : elles lancent un patronage de filles, une école (en 1938 : 200 élèves), et un dispensaire gratuit dont Soeur Françoise fut directrice de 1934 à 1980, et où il y aura jusqu’à 6 docteurs et 2 sœurs. Parmi les activités et les mouvements, signalons aussi les « Semeuses », les Dames du Vestiaire, La Joyeuse Union-Jeunes Gens, la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul, la Croisade Eucharistique, puis en 1936 : la JOC et JOCF, les « Bérets Roses » (groupement de filles), le cinéma parlant. En 1944, P. Vial est en repos de février à avril à Sidi-Yahia-du-Rharb chez des amis, les Dizard.

1945-1946 : P. BEISSIERE Cyprien, directeur. Il vient soulager P.Vial, qui reste curé.

1946-1948 : P. VIAL Camille, directeur. Il est toujours curé. En 1946, la quasi-province d’Afrique du Nord est supprimée et le Maroc passe sous tutelle de la province salésienne de Paris ; ce passage est marqué par l’arrivée d’une équipe nouvelle : seul P. Vial reste, pour 2 ans. Catéchisme, patronage, colonie de vacances, ACO, sont alors confiés au P. Autret ; le cours professionnel du soir (qui construit ses locaux) et JOC passent sous la responsabilité du P. Rémery ; en décembre, arrivent aussi les Petites Soeurs de l’Assomption : elles feront les visites et les soins des malades à domicile, la catéchèse d’adultes, et leur belle chapelle desservira le quartier. P.Huille arrive en 1947 et va transformer la Joyeuse Union en club sportif “le MAS“ (Maarif AthléticSport).

1948-1955 : P. LE CAER Benjamin, directeur. Il est donc le deuxième curé de la paroisse, à laquelle il va donner une forte impulsion. En 1951, la communauté comprend 5 prêtres et un coadjuteur, et on débute plusieurs constructions : la grande église (62x24m ; 2 000 places ; 1°pierre le 14 juin ; on gardera « le choeur du P.Vial (1933) » avec des modifications…) et l’école libre de garçons qui est implantée sur un terrain jouxtant le cinéma et sera terminée dès décembre 1951. Mais l’école Dominique Savio a déjà démarré avec P.Kervella (1951-1953) dans les salles de cours du soir. Au patronage, il y a 300 enfants. La colonie de vacances est en place. Le MAS (Maarif-Athlétic-Sport) compte 300 membres. C’est le début des deux kermesses annuelles. En 1952, l’école Dominique Savio fonctionne avec quatre classes dans ses nouveaux locaux. La construction de la « salle du MAS » (sports) a lieu en 1953 sur le terrain de l’école que dirige P. Renaud (1953-1964) au départ du P.Kervella ; P. Sérot est alors aumônier , temporaire d’abord, de la base aérienne militaire (qui sera fermée en février 1961). En 1954, on démolit l’ancienne église du P. Bonaventure, à l’intérieur de la nouvelle (6 fois plus grande !) qui peut être inaugurée en 1955. En 1955 aussi, on achète une colonie de vacances à Immouze de Kandar (Moyen Atlas) : ce sera la colonie des filles et des garçons, avec 3 groupes par an (Les premières colonies avaient eu lieu dans un camp de tirailleurs sénégalais à El-Ksiba (Moyen-Atlas), avec P. Autret.

1955-1964 : P. RICHER Pierre, directeur-curé. Le 02 mars 1956, c’est l’indépendance du Royaume du Maroc, reconnue par la France (L’Espagne ne la reconnaîtra que le 07 avril). On achète un terrain au bord de la mer pour servir de centre de vacances ou aux sorties d’été du patronage : c’est un bungalow, le « Chicago-Ranch ». En 1960, les militaires français partent, puis des commerçants et les employés européens. Dans les années 60, l’école Dominique Savio aura jusqu’à 450 élèves, de 14 nationalités !

1964-1970 : P. KERVELLA Joseph, directeur-curé. Les départs d’européens s’accentuent, d’où des difficultés… En 1967, les activités sont toujours la paroisse, l’action catholique, l’école primaire (350 élèves), les cours du soir, et le patronage (100 garçons)…qui a lieu désormais le vendredi ! De plus 125 ouvriers marocains, et les salésiens, y suivent des cours d’arabe. En 1968, notre école est marocaine à  cinquante pour cent, et en 1969, les autorités salésiennes décident de la transmettre à l’Etat Marocain. P. Paul CHARLES en fut le dernier directeur salésien.

1970-1975 : P. LEFEBVRE Jean-François, dernier curé. Devant la diminution massive du nombre des chrétiens (européens), l’évêque décide, en 1975, de supprimer la paroisse Saint-Antoine du Maarif (l’église sera vendue), et de confier aux salésiens la paroisse ND-de-Lourdes, plus centrale (centre-ville, Rond-Point de l’Europe), ... et d’où les Franciscains se retirent. La communauté s’y transporte en juillet 1975 et notre œuvre du Maarif est fermée en septembre.

Les curés salésiens successifs à la Paroisse ND-de-Lourdes seront :

1975-1979 : P. LEFEBVRE Jean-François,

1979-1982 : P. MICHAU Jean-Pierre,

1982-1988 : P. CORRE René,

1988-1992 : P. MICHAU Jean-Pierre.

En 1992, à la demande de l’évêque, les salésiens quittent Casablanca pour prendre en charge l’église cathédrale de Rabat. Seuls restent : à Casablanca, P. Denis TROADEC qui reste pour assurer une transition (qui va durer !), et P. Hubert GUEBEY qui restera à Mohammédia jusqu’en 1995, chargé de l’église Saint-Jacques.

 

 

 

Consulter

BS mai 1939 p156-157 : les sœurs

BS janvier 1947 p26-27 : vie

BS juillet 1952 p73-75 : historique et paroisse

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p144-145

BS juillet-août 1968 p26-27 : salésiens au Maroc.

 

 

 

Châtillon-sur-Marne (Marne)

PRIEURE DE BINSON, PORT-A-BINSON, NOVICIAT

1929

 

 

            A Châtillon-sur-Marne (Marne, diocèse de Reims), en contre-bas du village, dans la vallée de la Marne, à 15 km d’Epernay, le Prieuré-de-Binson est une très ancienne implantation religieuse, proche du lieudit de la commune de Mareuil-le-Port appelé « Port-à-Binson » (sur la rivière Marne). Dès le 6° siècle, il y avait une chapelle, puis il y eut des ermites, un couvent de moines, des ruines suite à un incendie… Relevé par le père d’Urbain II, lequel a une statue dominant Châtillon, le couvent fut confié aux moines de Saint Benoît… Plus près de nous, il fut déclaré « Bien National » à la Révolution Française, et les moines furent expulsés. En 1838, les bâtiments servent d’abri aux récoltes du propriétaire. En 1860, le propriétaire d’alors offre ce domaine à l’Archevêque de Reims, lequel va relever les ruines et construire une grande maison pour une communauté religieuse. De 1895 à 1914, les Pères Blancs y auront, grâce au cardinal Lavigerie, un séminaire de philosophie et de théologie. A la guerre 1914-1918, le Prieuré doit être évacué. Il sera détruit et incendié par l’artillerie, du 20 au 25 juillet 1918. Il faudra dix ans au cardinal Luçon pour le reconstruire. Il sera alors proposé aux salésiens qui en acceptent la prise en charge en 1929. Mais les travaux n’étant pas terminés, ils attendent 1930.

1930-1937 : P. DAUVIER Victor, premier directeur. C’est d’abord l’ouverture du noviciat salésien du Nord : les 4 premiers novices (Perro P., Poulmarc‘h, Robino H., et Lescop) arrivent le 21 août 1930 ; leur maître des novices sera, jusqu’en 1939, P. Amance GENIEYS, et leur premier assistant (socius) sera l’abbé Camille HARDY. L’autorisation officielle d’ouverture est obtenue en octobre 1930 et le 15 du mois, on ouvre alors - avec 4 élèves - un « internat-école primaire ». Les effectifs des premières années seront : 12 à 29 élèves en 1930, 66 en 1931, 98 (de la 9° à la 6° latine) en 1932. C’est le « Pensionnat Bienheureux Urbain II ». Il y aura, de 1930 à 1939, une communauté des « Soeurs de la Présentation de Broons ». En 1933, c’est déjà la fondation de l’Association des Anciens : son premier bulletin parait en décembre 1934.

1937-1940 : P. GENIEYS Amance, directeur. En 1939, la maison doit fermer : elle est en réquisition pour la guerre comme hôpital complémentaire : le noviciat part à La Guerche ; quelques confrères restent… dans les bâtiments de la ferme, autour du P. Dauvier (qui réussit à garder une chambre pour lui dans l‘école !).

1940-1942 : P. DAUVIER Victor, directeur. En 1940-1941, il y a 18 « philosophes » salésiens. En 1941, on rouvre l’école avec PP. Dauvier, Mazé, Gauthier, Lefebvre, Chodorge, Robino, Mr Dinocourt, et les abbés Huchet, Kérangoec, Cénez, Darcel, Camus, Hélier.

1942-1946 : P. FESTOC François, directeur. Il accueillit et abrita un Centre de Gestion. Il reçut également les apprentis de l’ancien mouvement « Restaurateurs Paysans » : ce fut le départ de la section agricole du Prieuré, qui durera jusque 1952-1953. L’effectif de 1943 est, malgré la guerre, de 44 jardiniers et 180 étudiants (7° à 3°). P. Pierre Perro sera l’économe de 1944 à 1947. En 1944, l’abbé François MATHIEU et Mr Bernard JEANNETEAU participent à un parachutage nocturne pour la « Résistance ». Le 23 juin 1944, lors d‘une promenade, soudainement, les allemands viennent arrêter les PP. Paul ROBINO et CHODORGE ainsi que les abbés Paul RENAUD et Auguste ETRILLARD. Seront également arrêtés le soir, sur la cour, MM. BALAVOINE (postulant ; il sera hospitalisé à Châlons jusqu‘à la libération) et ROUSSEAU (ancien élève arrivé de Paris la veille ; il sera le seul à être conduit en Allemagne !). Ils seront transférés à la centrale de Châlons-sur-Marne. Quinze jours après, le 04 juillet, Mr JEANNETEAU est lui aussi arrêté : plus tard, il sera emmené, avec P.CHODORGE, à Compiègne, puis à Péronne, d’où ils s’échapperont. Les autres seront tous relâchés avant leur départ vers l‘Allemagne. L’abbé François MATHIEU, parti à Giel, y sera arrêté plus tard et mourra en déportation. La rentrée de 1945 se fait avec 160 étudiants et 40 agriculteurs. La ferme exploite 85 hectares.

1946-1947 : P. GENIEYS Amance, directeur.

1947-1951 : P. GUILLERM Maxime, directeur. A la rentrée de 1947, il y a un cours primaire, un secondaire complet jusqu’au baccalauréat latin-grec, une école supérieure d’agriculture, et des cours agricoles saisonniers. De 1949 à 1953, P.Valéry THOMAS est responsable de la section agricole.

1951-1955 : P.JOUAN Joseph, directeur. Il construit le préau en 1951, et ferme, en 1953, la section agricole : elle était, au dire du P. Valéry Thomas, son dernier responsable, devenue une section difficile où il y avait plus d’élèves « casés » que de fils d’agriculteurs. Le 08 décembre 1954 est inaugurée, sur la route de Reuil, face à la vallée, une statue ND-des-Vignes (hauteur 3.20m+socle de 1.80m). En février 1955, la chorale, avec P. Laurendeau, participe aux festivités parisiennes pour la canonisation de Saint Dominique Savio.

1955-1962 : P. LE CAER Benjamin, directeur.

1962-1964 : P. MAZE Joseph, directeur.

1964-1967 : P. GUILLERM Maxime, directeur. Le 02 mars 1965, l’école passe sous contrat d’association (Loi Debré) avec l’état : P .GUILLERM reste supérieur et P. Adrien PINOT sera directeur « académique » de 1962 à 1967.

1967-1973 : P. LE DU André, supérieur et directeur « académique ». On supprime les classes de 2° et de 1°.

1973-1976 : P. MORTEAU Pierre. Le Père François BOUCHER est le nouveau directeur « académique » et le restera jusqu’en 1988 (15 ans).

1976-1978 : P. MAZEAS Lucien, En 1979, l’effectif est de 244 élèves dont 220 internes et c’est le début de la mixité en 6°; il y a 9 salésiens.

1978-1979 : P. MAZE Jean-Louis,

1979-1982 : P. CARAES Joseph.

1982-1991 : P. BOUCHER François. Directeur académique depuis 9 ans, il est désormais également le supérieur de la communauté. En 1984, il y a 320 élèves.

1988-1991 : P. MARTIN Christian, supérieur et directeur « académique ». En 1990, commence l’internat des filles.

1991-1993 : P. BEYLOT Alain, supérieur et directeur « académique ». Il est aussi vicaire provincial.

1993-1995 : P. SINGLIS Jean-Marie, supérieur. Il est aussi vicaire provincial. En 1993, la direction devient laïque : Mme LABOUREIX M-M, professeur sur place, est nommée directrice du Prieuré : collège et internat.

1995-2008 : P. KERGOAT Yves, supérieur. La direction académique redevient salésienne pour un temps (1997 à 1999) avec P. BERNARD Philippe, avant de redevenir laïque avec Mme Dominique CRINON (1999-2004), puis Mme Jocelyne COUTELOT (2004-2008) et Mr Eric MASSON (2008-2010+)…

2008-20.. : P. GILLET Raymond, supérieur.

 

 

Consulter

BS mars 1933 p89-91 : historique

BS juin 1934 : liste des oeuvres de Saint Jean Bosco (Pensionnat Bienheureux Urbain II)

BS nov-déc-janv 1944 p161 : guerre

BS janvier 1946 p15-16 : arrestation de Jeanneteau

BS mai 1948 p108-109 : vie (avec photos)

BS avril 1955 p41-43 : la chorale du P.Laurendeau aux festivités parisiennes pour D.Savio

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p136-137

BS sept-oct 1980 p26-27 : Binson en Champagne

 

 

 

RUE DES MARRONNIERS, Paris (16°)

Maison provinciale

1931 - 1938

 

 

A Paris, dans le seizième arrondissement, au quartier de Passy, P. Festou, provincial, installe sa nouvelle maison provinciale, en1931, au numéro 5 de la rue des Marronniers. En 1933, on ferme la procure salésienne de la rue de Bagneux, et elle vient s’installer dans la rue des Marronniers, avec son directeur, P. Florentin Cené.

1933-19.. : P. CENE Florentin, directeur. Les 25 et 26 février 1938, on organise une grande vente de charité pour les œuvres salésiennes, à la salle de l’Oasis au 91, rue de Sèvres Paris (6°)…

La maison est abandonnée en 1938, quand le père FESTOU termine son mandat de provincial et part s’installer, comme « Procureur provincial », dans la nouvelle maison de la Rue des Chantiers. (P. MOITEL, nouveau provincial, s’installera dans la nouvelle maison de la Rue Crillon).

 

 

 

 

Consulter

BS avril 1933 p115 : la Procure salésienne est transférée rue des Marronniers

 

 

 

 

La Mulatière (Rhône)

FONTANIERES, SCOLASTICAT DE THEOLOGIE, MAISON PROVINCIALE

1931 – 1988

 

 

            A La Mulatière (département du Rhône, diocèse de Lyon), les salésiens achetèrent, en 1931, un premier immeuble au numéro 5 du Chemin de Fontanière, puis au numéro 9, une maison libérée par les Chanoines réguliers de l’Immaculée Conception (fondés en 1853 par Don Gréa). Cette dernière maison au « portail hérissé de clous », deviendra vers 1940, le numéro 47. Elle fut desservie postalement par « Lyon-5° » ou « La Mulatière », selon les époques. La propriété descend abruptement jusqu'au bord de la route qui longe la Saône, mais la maison est située à flanc de colline au dessus de la gare de Perrache, et on y accède venant de la gare Lyon-Perrache, par la montée de Choulans…

            La maison provinciale de Saint-Rambert-L’île-Barbe s’y transfère le 17 juin 1931, pour le père FAURE Hippolyte, nouveau provincial. L’adresse en est : « Oeuvres et Missions de Don Bosco »...(siège et procure).

1931-1932 : P. GIMBERT Pierre, premier directeur. Dès 1931, on y ouvre un scolasticat de théologie pour le « Midi » : 12 théologiens qui suivent les cours du Grand Séminaire de Francheville ; on crée un « Groupe d’études sociales » avec P. Hyppolite Faure.

1932-1937 : P. DALLOZ Paul, directeur. En 1932, on ouvre en plus un scolasticat de philosophie : les cours ont lieu sur place avec P. Siméon. Une nouvelle revue, « Salesiana », composée par les scolastiques, paraîtra de 1932 à 1937. En 1933, les cours de théologie ont désormais lieu sur place (« Ecole Supérieure de Théologie »). En 1934, débute la construction de la chapelle : bien qu’en prévision dédiée à Saint Jean Bosco, elle sera « ND de Fontanière ». En 1934 aussi, on y réalise un Musée permanent des Missions et les 25 philosophes et théologiens aident à la revue « Jeunesse et Missions » (jusque 2.000 abonnés). En 1936, l’effectif sera de 47 confrères. En 1936, le Groupe Missionnaire lance son « Service Philatélie », et cette année-là, P. Barucq est le rédacteur de la petite revue « L’Educateur Social ».

1937-1946 : P. BERICHEL Ange, directeur. En 1937, la nouvelle revue des scolastiques « Don Bosco à Lyon » remplace « Salesiana ». En 1938, philosophie et théologie regroupent  60 étudiants ; en 1939, ils sont 47, et la mobilisation générale interrompt la vie normale. En 1940, le noviciat de La Navarre vient se réfugier quelques mois. En octobre 1940, c’est la reprise des études de théologie et de philosophie avec les démobilisés ; les patronages revivent. En 1942, on fait une « Exposition Catéchistique », et il y a 7 ordinations sacerdotales. La rentrée de 1942 se fait avec 26 théologiens. En 1944, on compte 43 étudiants au total, et des salles sont faites sous la terrasse. En 1945, il n’y a plus que des théologiens : ils sont 77 avec les « retours de guerre » , et les confrères étrangers. En 1946, les études de théologie s’y font de nouveau pour tous les confrères français.

1946-1955 : P. CHARDIN Marcel, directeur. En 1949, les « abbés » participent à l’animation de 27 patronages autour de Lyon. En 1956, il y a déjà plus de 250 prêtres passés en formation à Fontanière. Notons l’évolution des effectifs de rentrée : 55 théologiens en 1948, 66 dont 13 étrangers en 1951, 78 en 1952 (Nord : 29, Midi : 23), 68 en 1953 (Nord : 24, Midi : 20), 53 en 1954, 45 en 1955.

1956-1958 : P. DEAS Raymond, directeur. En 1957, la rentrée se fait avec 50 théologiens et 6 coadjuteurs venus étudier sur Lyon : Roger Colombel, Charbonneau, Léon Derache, Marcel Guérin, Pierre Jacquinet, Louapre.

1958-1964 : P. PHALIPPOU Emile, directeur. L’effectif de 1959 est de 72 théologiens, dont 14 belges, 3 hollandais, 3 portugais, 1 brésilien, 1 espagnol… En 1960, il y a 83 théologiens. Le dimanche 27 mai 1962 est marqué par le traditionnel tournoi de football des patros avec la FSF, à Feyzin : il y a 350 garçons, et 5 abbés de Fontanière reçoivent à cette occasion une médaille de « Jeunesse et Sport ».

1964-1970 : P. PIOT Marcel, directeur. En 1967, l’elenco indique « Ecole Supérieure de Théologie, à La Mulatière » et non plus à Lyon… En 1968, la maison provinciale quitte Fontanière pour Heyrieux : elle y restera de 1968 à 1974. A partir de 1969, la maison se vide : beaucoup d’étudiants salésiens de théologie toujours répertoriés à Fontanière sur les elenco sont en fait, installés, en équipes cooptées, dans divers appartements en ville : c’est l’époque « d’après mai 68 » et la mode est à l’immersion parmi le peuple (mais pour la douche, certains conforts, et l’expression de besoins particuliers, la maison-mère est encore un peu fréquentée…).

1970-1972 : P. PHALIPPOU Emile, directeur. En 1970-1971, il y a en formation : 35 théologiens et les 2 coadjuteurs Manéra et Rufin J-P.

De septembre 1971 à juin 1973, le premier cycle de formation des jésuites regroupant La Baume et Toulouse s’installe « à La Mulatière, chez les pères salésiens ». Notre scolasticat de théologie sera fermé en 1972.

1972-1972 : P. GUEBEY André, directeur. Vont désormais rester sur place des confrères attachés à divers services pastoraux dans les environs, même si officiellement « la communauté est dissoute le 01 septembre 1972 ». En 1974, on n’occupe plus que le 43, Chemin de Fontanière, c’est à dire « la maison des sœurs ». En 1984, les cinq confrères de la communauté sont rattachés à la communauté de Lyon-Radisson, mais continuent de loger sur place.

C’est en 1988 qu’aura lieu le départ des derniers salésiens.

 

 

 

Consulter

BS janvier 1932 p22-24 (avec photos)

BS juin 1936 : publicité en dernière page pour la…Philatélie

BS août-sept 1936 p186 : P.Barucq rédacteur de « l’Educateur Social »

BS mars 1937 p55-56 : groupe d’études sociales fondé par P.Faure (1931)

BS avril 1949 p50-51 : les patro lyonnais (27)

BS oct-déc 1960 p114-115 : Fontanière (historique, vie, effectifs)

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p138-139

BS oct-déc 1962 p17 : F.S.F.

BS janvier-mars 1965 p15-16 : Fontanière en vacances

BS oct-déc 1966 p20 : session sur le Concile (200 sdb)

DBF 62 juillet 1973 : la maison de Fontanière est vendue à l’exception de….

DBF 64 juillet 1974 : communauté dissoute et passage des jésuites

BS mars-avril 1982 p27 : Fontanière… un souvenir ?

DBF 102 juillet 1983 : le monastère Don-Bosco se vend.

 

 

Roanne (Loire)

INSTITUT SAINT-LOUIS DE GONZAGUE

1931 - 1961

 

 

            A Roanne (Loire, diocèse de Lyon), l’école industrielle Saint Louis de Gonzague, fondée en 1814, avait fusionné avec une autre institution fondée par les Frères des Ecoles Chrétiennes. Un Cours Supérieur fut ouvert en 1852. En 1882, les lois anti-congréganistes de 1880 obligèrent les Frères à abandonner leur école. Une nouvelle construction est alors réalisée pour les Frères, l’école de la rue Bourgneuf. En 1904, les Frères sont de nouveau expulsés. L’école est maintenue avec difficulté et décline. Avec la guerre 1914-1918, les difficultés s’accentuent, et en 1930, il ne reste que 12 pensionnaires et 40 externes. La suppression de l’école est envisagée, mais en 1931, elle est confiée aux salésiens.

1931-1938 : P. GAUTIER Auguste, premier directeur salésien. C’est alors l’Institut Saint-Louis-de-Gonzague, au numéro 15 de la rue Bourgneuf. La rentrée d’octobre 1931 se fait avec 110 externes et 23 pensionnaires : il y a le primaire, le primaire supérieur, et une section de tissage. Les métiers de tissage seront ensuite remplacés par des ateliers de mécanique et d’électricité. En 1933, on compte 325 élèves dont 250 externes et 75 internes. En 1934, l’effectif est de 335 élèves. En 1938, le journal de l’école s’appelle « Le Courrier de Bourgneuf », et  il y a 350 élèves avec « un primaire jusqu’au brevet, un secondaire jusqu’en classe de première, et deux sections d’apprentis (mécanique et tissage) », le tout avec internat, externat et demi-pension ; quelques grands élèves sont jécistes et aident les deux patronages paroissiaux de Saint-Louis et Saint-Etienne.

1938-19  : P. NURY, directeur. En juin 1942, l’établissement accueille la fête diocésaine des Vocations avec le Cardinal Gerlier.

1945-19  : P. MOITEL Paul, directeur. Les effectifs en 1945 sont de 360 élèves (200 primaires; 130 secondaires; 30 apprentis), et en 1951, ils sont de 375 élèves (180 primaires; 130 secondaires; 65 apprentis en mécanique et électricité). En 1949-50, il y a des salésiens étudiant la philosophie (Pierre Dubois,...). De 1949 à 1961, P. marius BAROSSO sera le "directeur académique" de l'établissement.

1952-1953 : P. RAUCH Edouard, directeur. P. Louis Tisserand quitte Thonon et vient en renfort pour l’année 1952-1953 avant de partir pour Ménilmontant.

1955-1958 : P. BAUDIN Robert, directeur.

1955-1961: ? ?    , directeur.

Les salésiens quitteront la maison en 1961 : ils reprennent cette année-là, à Lyon, l’Institution des Minimes, où quelques élèves les suivront…

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS juillet 1949 p87 : cinquantenaire de l’œuvre et BS juillet 1952 p79-82

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p140-141

BS nov-déc 1992 p24-25 : Le Minimes ...

 

 

 

 

 

 

Maretz (Nord)

SEMINAIRE INTERDIOCESAIN DE VOCATIONS TARDIVES

1932 - 1972

 

 

            A Maretz (Nord, diocèse de Cambrai), petite commune de 2.400 habitants en 1932, située non loin du nœud ferroviaire important qu’est la gare de Busigny, à 25 km de Cambrai, à la limite des départements du Nord et de l’Aisne, les salésiens s’installèrent en 1932 dans une école inoccupée et menaçant ruine. Ils y déplaçaient leur maison de vocations tardives de Melles (Belgique) avec ses 70 étudiants, et prenaient en charge de la paroisse locale.

1932-1938 : P. CRESPEL Henri, premier directeur. P. Auguste Jourdan était l’économe, mais logeait au presbytère : il fut le premier curé salésien de Maretz. Le « Séminaire interdiocésain de Vocations Tardives » débute avec 75 élèves dont 23 logent au presbytère ou chez l’habitant, faute de place. P.Valéry THOMAS fut élève de cette première cuvée. Dès 1933, P. THEBAULT commence à desservir la chapelle des cheminots à Busigny. En mai 1933, c’es la bénédiction des nouvelles constructions. En 1934, il y a 78 étudiants de 11 diocèses et 4 congrégations (dont 30 nouveaux, avec 7 de la JOC) ; P. GRALLAND anime aussi le patronage et une « Maîtrise de premier ordre » qui se déplacera le dimanche 16 décembre aux festivités en l’honneur de Saint Jean Bosco organisées à Lille en l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, avec P. Festou, provincial. P. Crespel meurt le 11 mai 1935.

1938-1939 : P.JOURDAN Auguste, directeur. En 1938, P.Jean-marie LEBAGOUSSE fonde un Groupe Missionnaire : il existait encore en 1963. En mai 1939, une belle exposition missionnaire rencontre un franc succès à Maretz.

1939-1940 : P. TANGUY Jean, directeur. En 1940, il y a encore 40 étudiants et P. Jean-Marie Le Bagousse est curé de Maretz. En 1943, on est à 85 étudiants et 65 demandes ont été refusées ; patronage, mouvements et paroisses (Maretz et Busigny) sont pleins d’entrain.

1944-1948 : P. THEBAULT Ferdinand, directeur. En 1944, l’effectif est de 80 étudiants dont 27 issus de la JOC, 6 de la JAC, 6 de la JEC/JIC, 8 des Scouts, et 7 des Cœurs Vaillants. L’année 1944 voit douze bombardements sur Busigny, noeud ferroviaire, d’où un afflux de réfugiés dans la maison.

1948-1954 : P. LE BAGOUSSE Jean-Marie, directeur. En 1948, il y a 60 étudiants (15 des Scouts, 9 de la JOC, 7 des CV, 6 de la JAC, 18 issus de ...rien !).

1954-1959 : P. MAZE Jean-Louis, directeur.

1959-1965 : P. DE BOISSOUDY Michel, directeur. En 1960, 415 prêtres sont déjà sortis des maisons de vocations tardives de Melles et Maretz.

1965-1968 : P. GRILL André, directeur. Il est aussi curé de Maretz. En 1968, est lancée l’idée de fusion des 3 séminaires d’aînés du Nord-Pas-de-Calais, dans une grande ville…

1968-1972 : P. JOUSSET Jack, directeur. Il est aussi curé de Maretz. Finalement, la maison sera fermée et la propriété vendue ; la communauté s’installera au presbytère de Maretz, où P. Jousset restera seul avec P. LE GAC, puis plus tard P. Louis JOUBERT. En 1972 , les confrères quittent Maretz pour le presbytère (meilleur !) d’Honnechy : ils y desserviront les paroisses de Maretz, Busigny, Honnechy et Maurois, jusqu’en 1995.

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS février 1933 p60-62 : ouverture

BS mai 1933 : tableau statistique des vocations tardives sorties de Melles+Maretz (par diocèse)

BS janvier 1949 : historique et statistiques

BS août-sept 1939 p250-251 : exposition missionnaire

BS novembre-déc-janv 1944 p159 : Maretz et BS octobre-déc 1957 p136-138 : historique

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p140-141

BS octobre-déc 1958 p105-107

BS juillet-sept 1963 p27 : le groupe missionnaire

BS mars-avril 1968 p14 : fusion prévue des 3 séminaires d’aînés du Nord-Pas-de-Calais

 

CROIX-SAINT-SIMON, Paris (20°)

PATRONAGE

1933 - 1936

 

 

            A Paris, dans le vingtième arrondissement, l’hôpital de la Croix-Saint-Simon était tenu par les Franciscaines Missionnaires de Marie. Vers 1921-1935, P. Urvoy est détaché du Patronage Sainte-Anne-de-Charonne (42, rue Planchat-20°) comme aumônier de l’hôpital de la Croix-Saint-Simon (et/ou des soeurs).

            En 1936, « les salésiens du Patro de la Croix-Saint-Simon emmènent leurs jeunes en colonie d’été à Pouillé » (Maine-et-Loire).

            Il est probable que les salésiens venaient de la communauté du patronage Sainte-Anne-de-Charonne pour animer ce patronage.

            Y eut-il jamais de communauté attitrée à ce patronage ?

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS juillet 1954 p74-75 : le patronage Sainte-Anne : historique et vie

 

 

 

Thonon-les-Bains (Haute-Savoie)

STELLA-JEANNE D’ARC, LE FOYER SOCIAL, PATRONAGE DON BOSCO

1933 - 1955

 

 

            A Thonon-les-Bains (Haute-Savoie, diocèse d’Annecy), capitale du Chablais (Saint François de Sales !), les salésiens arrivèrent en 1933. Ce fut au boulevard des Bains, dans une usine désaffectée, « Versoie », offerte au P. Séraphin CARTIER. L’évêque avait promis pour plus tard une paroisse ...

            PP. Rivat et Suize étaient arrivés les premiers et animaient déjà le patronage en juillet, avec les moyens du bord. Le 22 juillet, eut lieu l’ouverture officielle, avec l’aide d’un comité de notabilités locales, d’un patronage de garçons qui allait devenir plus tard le « Foyer Social ».

1933-1947 : P. CARTIER Séraphin, premier directeur. P. Louis Tisserand est son adjoint dès juillet 1933 et jusque 1939. En 1933, il y a 150 inscrits, mais une seule et unique salle ; la cour, c’est les prés et les bois voisins ; pour les jeux, on a 24 paires d’échasses, 12 jeux de dames, des poteaux de basket, et le ping-pong. On débute les cours du soir et on construit la salle d’oeuvre (550 fauteuils avec tribune de 300 places). En juin 1934, on joue la première pièce de théâtre, « Le Chant du berceau », et en octobre, le cinéma familial ouvre ses portes avec son premier film « Le Signe de Croix ». Le « Pathé-Lux » fonctionnera les jeudis et dimanches. On va ranimer la société sportive « La Stella-Jeanne-d’Arc » (Stella, créée en 1912 et devenue en novembre 1919 Stella-Jeanne-d’Arc) : société de gymnastique et clique, elle sommeillait depuis 1928 : les salésiens lance d’abord une section de basket-ball… Le dimanche 26 avril 1936, la clique et les gymnastes du Patronage Don Bosco participent aux 50 ans de l’Institut Jeanne-d’Arc, école tenue par les sœurs salésiennes (c’est en même temps le jour des élections !) : l’homélie est assurée par le P. Barucq et on passe le film « Don Bosco ». En 1938, c’est la création du Foyer Social comprenant : 1) le patronage,  « cellule maîtresse de l’organisme », avec les écoliers, les apprentis, et les ouvriers  2) la « Stella-Jeanne-d’Arc », société de gymnastique , avec clique et football (puis des sections Athlétisme, Basket, Alpinisme, Ski, Tennis de table, Billard…)  3) les mouvements spécialisés : Croisade eucharistique, Coeurs vaillants, Scouts-louveteaux (avec la troupe « Saint-Jean-Bosco » du P.Cartier), préjocisme, ouvroir-vestiaire  4) le cinéma Pathé-Lux (durant 50 ans, Mr René VINCENT y sera l’opérateur, puis le directeur)   5) la bibliothèque (3.000 volumes et 800 emprunteurs mensuels !). En 1939, tout le personnel est mobilisé (dont 3 salésiens : PP Séraphin Cartier, Louis Tisserand, et Gaudillière), mais ça continue … avec la présence nocturne du P. Cartier, et diurne de Mgr Couturon (1939-1941), missionnaire en retraite (après son séjour au Brésil). On commence l’Oeuvre du Colis du Soldat. En 1941, on organise la colonie d’été de La Verrerie à Torrens (Haute-Savoie) avec 40 garçons. P. Tisserand, mobilisé en 1939, revient fin 1942 et restera jusque1952. De 1942 à 1947, on compte environ 200 licenciés (garçons et filles) à la Stella-Jeanne-d’Arc. En 1944, on fonde une bibliothèque pour les malades de l’hôpital de Thonon. La colonie de vacances de 1944 a lieu près de Câtel, dans le Vallon de l’Essert, car celle de La Verrerie a été sabotée en représailles, par les allemands…car des maquisards y avaient séjourné… En 1945, on inaugure la Chapelle Don-Bosco, dont la construction est terminée (architecte : Maurice NOVARINA, vitraux : Paul BONY).

1947-1951 : P. ARRIBAT Auguste, directeur.

1951-1953 : P. AMIL Michel, directeur. C’est alors le Patronage Don Bosco, boulevard des Bains.

1953-1955 : P.GAUTHIER Joseph, directeur. Il sera seul avec Mr Piratton, durant la dernière année. En 1955, les salésiens quittent Thonon, car le nouvel évêque ne veut pas leur confier de paroisse…

            Voici une liste d’autres confrères ayant travaillé à Thonon : PP. GAUGIN (ancien de Thonon), FULHABER , BECK, DUFAUD, FAVERZANI, DUBOULOZ, François CARTIER …

 

 

 

 

Consulter

BS octobre 1933 p282-283 : ouverture

BS juin 1939 p184-185 : le Foyer Social

BS janvier 1949 p15-17 : activités

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p152-153

Le Foyer Social (1933-1985), plaquette 21x29.7 de 40 pages, Impr : Chablais-Thonon

DBF 111 octobre 1985 p1-6 : Le Foyer Social de Thonon

Philadelphe 49 juin 1995 p26 : l’honne uon Bosco”, René Vincent (1919-1995)

Le Père Louis Tisserand avec les jeunes, E.Phalippou-1996, Don Bosco-Nice, Imp.Toscane, p31-32.

 

 

 

 

 

Pouillé (1), Les-Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire)

INSTITUT SAINT-JOSEPH

1933 - 1996

 

 

A Les-Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire, diocèse d’Angers), au lieu-dit « Pouillé » (ancienne demeure des Comtes de Pouillé), il y eut d’abord un petit orphelinat confié aux Religieuses de Sainte-Marie-La-Forêt d’Angers, puis une école d’agriculture à laquelle les difficultés ne manquèrent pas… Son dernier directeur fut l’abbé Clémot. En 1932, un bâtiment de classe avait été construit… En septembre 1933, les salésiens reprennent cette propriété vacante de 30 à 40 hectares, après que l’évêque de Nantes eût refusé d’accueillir les salésiens dans son diocèse…

1933-1935 : P. CHAMBORD Marcel, premier directeur. P.THEBAULT y est arrivé quelques temps auparavant, envoyé de Maretz… En octobre 1933, on ouvre une école agricole et secondaire avec 40 élèves.

1935-19  : P. URVOY Eugène, directeur. En 1936, les inondations catastrophiques de janvier obligent à envoyer les élèves pour un mois à La Guerche (Bretagne) ; cette année-là voit le début du journal « La Voix de Saint Joseph ». En 1938, il y a 122 élèves, mais en 1939, il faut supprimer la section secondaire jugée indésirable !

19  -1941 : P. GAUTIER Auguste, directeur. En 1940, on accueille des théologiens belges de Vieux-Héverlé.

1941-1944 : P. GRALLAND Emile, directeur. En 1942, on supprime les classes primaires. En 1943, il y a 100 élèves, agriculteurs et horticulteurs, dont certains préparent l’entrée à l’E.S.A. d’Angers (école supérieure d‘agriculture). En 1944, la maison est épargnée malgré le largage de 150 bombes dans les environs ! En 1945, la rentrée se fait avec 80 élèves.

1946-1950 : P. CHAMBORD Marcel, directeur. De 1946 à 1948, il n’y a plus que 60 élèves.

1950-1956 : P. DARBLAY Pierre, directeur. Il ouvre, en 1951, la « section d’hiver ». Le 24 mai 1952, la maison est enfin reconnue comme « Centre d’apprentissage agricole et horticole », avec une section permanente en trois ans (80 élèves) et une section d’hiver destinée aux fils d’agriculteurs des environs (40 élèves).

1956-1965 : P. LOUARN Pierre, directeur. L’effectif de 1957 est de 100 élèves.

1965-1969 : P. DE BOISSOUDY Michel, directeur.

1969-1975 : P. MAZE Joseph, supérieur. De 1969 à 1979, P. François L’HOSTIS est le directeur académique de l’établissement.

1975-1984 : P. LORRIAUX Georges, supérieur. A partir de 1979, il devient aussi le directeur académique. En 1982, il est en plus maître des novices (avec 2 novices !), et l’effectif de l’établissement est de 420 jeunes, dont 354 internes et 87 filles ; il y a alors 38 enseignants dont 8 salésiens.

1984-1986 : P. GERNEZ Pierre, supérieur, et directeur académique (1984-1989).

1986-1989 : P. DE BOISSOUDY Michel, supérieur.

En 1988, la direction devient laïque avec Mr Gilles PLOQUIN. La rentrée de 1994 s’est faite avec 555 élèves pour 60 enseignants.

1989-1995 : P. LE CARRERES Yves, supérieur.

1995-1996 : P. L’HOSTIS François, supérieur. En 1995-1996, la communauté est constituée de cinq confrères prêtres : François LH’OSTIS, Jean-Claude BRAND, Noël CALVARIN, et Henri HELIER. (NB : il y en a 12 dans la communauté salésienne du « troisième âge », voisine mais distincte).

En 1996, la communauté disparaît pour s’intégrer dans la communauté voisine des « salésiens en retraite », seuls les PP. Brand et Calvarin oeuvrant et résidant encore dans l’école.

 

 

Consulter

BS mars 1936 p77-78 : inondations (avec photos)

BS nov-déc-janv 1944 p160

BS septembre 1946 p48-51 : initiative pédagogique, le Centre Social de Pouillé

BS juillet 1949 p78-79

BS avril 1954 p45-47 : reconnaissance de l’école

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p155-156

BS juillat-août 1968 p17-21 : au service de la jeunesse actuelle

BS mars-avril 1983 p8-12 : une école d’agriculture et d’horticulture.

 

 

 

 

 

 

 

 

Gradignan (Gironde)

ORPHELINAT, INSTITUT SAINT-FRANCOIS-XAVIER

1933 - 2005

 

 

            A Gradignan (Gironde, diocèse de Bordeaux), au canton de Villenave d’Ornon, l’abbé François Moreau (décédé en 1897) avait acheté, en 1858, la chartreuse de Monjours (24 hectares), puis la propriété « Gaston » (22 hectares), pour y installer son petit groupe d’orphelins (7 enfants, logés à Rions depuis 1857). En 1883, avec des constructions, il accueille désormais 250 jeunes. Son aide, puis successeur durant 36 ans (1897-1933), est l’abbé Lagrave, du diocèse de Bordeaux. Ils font plusieurs appels aux salésiens : en 1895, en 1897, en 1932. Finalement, les salésiens arrivent le 04 octobre 1933 pour la rentrée scolaire qui se fera avec presque 200 enfants.

1933-1939 : P. FAURE Casimir, premier directeur salésien. Il est aidé du P. GALAS, envoyé après son ordination. Toutefois, de 1933 à 1938, l’abbé Lacaume (diocésain), ancien économe, sera le directeur officiel de l’école d’agriculture  avec ses grands jardins, son verger et sa ferme modèle (50 hectares), et du Cours primaire. En 1934, arrivent les soeurs salésiennes pour s’occuper de la cuisine et de la lingerie : on a une nouvelle cuisine, un préau, et le chauffage central. En 1936, a lieu la fondation de l’Amicale des Anciens et de son journal « L’éveil ». En 1938, il y a 190 élèves, et on inaugure la nouvelle chapelle.

1939-1942 : P. SELLE Samuel, directeur. Les projets d’ateliers vont être stoppés par la guerre. En 1940, il y a encore 100 enfants, et on construit la maison des sœurs. Pour l’année 1941, signalons la rencontre à Gradignan des patronages de Bordeaux avec le cardinal Feltin (08 avril 1941), et l’accueil des théologiens belges et hollandais venant de Pouillé. Durant la guerre, la maison accueillera des groupes d’enfants et de familles sinistrées.

1942-1946 : P. FAURE Casimir, directeur. Il effectuera un court séjour en prison, « convoqué » par les allemands ! En 1945, il y a 200 élèves de 9 à 18 ans. Après la guerre, on construit de nouveaux bâtiments, et on aura jusque 300 élèves.

1946-1952 : P. FAURE Hippolyte, directeur. Les effectifs de rentrée 1947 sont de 110 écoliers de 9 à 14 ans, répartis en 5 classes jusqu’au certificat et de 80 apprentis de 14 à 18 ans (jardiniers, menuisiers, tailleurs, cordonniers, boulangers) ; parmi les activités d’alors, signalons : la musique, la colonie de vacance, l’Association d’Anciens dont le journal « L’éveil » tire à 2.000 exemplaires…; et on construit quatre ateliers, six classes, et un dortoir de 60 lits, le tout en pierre de taille. En 1948, on fait l’acquisition d’une colonie de vacances à Saint-Georges-de-Didone : c’est la villa « Rêve d’été », qu’on rebaptise « A Dieu vat » (futur villa de vacances des ADB, vers 1990 ?). En 1949, on ouvre l’école professionnelle, et en 1950, on construit de nouveau, un bâtiment de trois étages et de 44m sur 12m. Ce nouveau bâtiment des apprentis sera inauguré  en 1951 : il comprend ateliers, classe, et dortoirs.

1952-1955 : P. ROCHE Joseph, directeur.

1955-1958 : P. CORSINI Louis, directeur. On agrandit en 1956 le réfectoire des écoliers. En 1957, on construit l’aile Dominique Savio, avec bureaux, chambres, et salle des fêtes. En 1961, c’est la création de l’Institut Médico-Pédagogique (IMP)

1964-1965 : P. MELLI Léon, directeur.

1967-1974 : P.GIRAUD Jean-Baptiste, directeur. On signale dans l‘annuaire provincial de 1972-1973 : « Communauté : 177, rue Saint François-Xavier; tél. au Moulin »

1974-1982 : P. BADET Max, directeur. On signale dans l‘annuaire provincial de 1974-1975 : « Communauté : 145, rue Saint François-Xavier ». En 1978, on parle de « l’Association Saint François-Xavier-Don Bosco » avec 150 adultes dont 50 éducateurs, et 220 garçons de 8 à 21 ans dont 40 externes. P.Badet décède accidentellement en 1982.

1982-1985 : P.NEYRET Maurice, supérieur. En 1982, la direction devient laïque avec Mr Marc GARET, « directeur général ».

1985-1988 : P. HAWTHORN Edouard, supérieur.

1988-1993 : P. CARREL Jude, supérieur.

1993-1998 : P. COLLOMB-GROS Jules, supérieur. En 1996, l’œuvre comprenait :

1)         ETABLISSEMENTS AGREES :

1-         IMP Don Bosco (48 jeunes; agrée Sécurité Sociale et Aide Sociale à l’Enfance)

2-         Centre Scolaire Dominique Savio (50 cas sociaux; habilité par DASS et Justice)

3-         Centre de Rééducation et de Formation Professionnelle Don Bosco (85 places pour DASS et juges)

4-         Foyer de Jeunes Don Bosco (habilité DASS et Justice; agrée par l’Aide Sociale à l’Enfance)

2)         STRUCTURES DE FORMATION GENERALE ET PROFESSIONNELLE :

1-         Ecole Elémentaire Spécialisée Don-Bosco (avec 2 classes-perfectionnement, 1-adaptation)

(NB : 3 classes adressées par le Centre Scolaire Dominique Savio et trois par L’IMP Don Bosco)

2-         Ecole Technique Don Bosco, agrée en 1964 (pour ceux en difficulté sociale...) : maçonnerie, menuiserie, peinture, électricité, mécanique, horticulture, cuisine

3-         Institut de Recherche et d’Education Permanente (organisme agréé d’éducation permanente) ouvert au secteur géographique

4-         Centre d’Accueil et de Formation « Les Fioretti »

1998-2005 : P. RINGENBACH Bernard, supérieur.

Les salésiens quittent Gradignan en 2005.

 

 

 

 

Consulter

BS juillet 1933 p201-202

BS octobre 1936 p218-220

BS février 1939 p58-61 : nouvelle chapelle (avec photos)

BS mai 1948 p112-113

BS janvier 1952 p21-22

BS oct-déc 1957 p142-146 : centenaire (bon historique)

Saint-François-Xavier-Gradignan (Gironde, par H.Faure, 78 pages, 1957, Impr. Don-Bosco-Nice

BS oct-déc 1959 p111-113 : inauguration des nouveaux locaux (45x30m;2 étages)

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p157-159

BS sept-oct 1978 p21: à Bordeaux ...

 

 

 

 

Villeneuve-sur-Yonne (Yonne)

MAISON DES RELAIS

1934 – 1939

 

 

A Villeneuve-sur-Yonne (Yonne, diocèse de Sens), non loin de Sens, les salésiens vécurent quelques temps sur un domaine qui devait être une colonie agricole. La maison servit surtout de colonie de vacances et de centre d’accueil. P.LAGEAT y a travaillé… La maison fut remise à l’archevéché de Sens, avant la guerre 1939-1945.

 

 

 

 

 

 

 

Consulter

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p164 (3 lignes !)

 

 

Saint-Dizier (Haute-Marne)

ESTIC, ECOLE SECONDAIRE ET TECHNIQUE DE L’IMMACULEE CONCEPTION

1934 – 2006

 

 

            A Saint-Dizier (Haute-Marne, diocèse de Langres), au 1-bis rue des Alliés (aujourd’hui 1bis rue du Maréchal de Lattre de Tassigny) était situé l’ancien « Collège communal » de Saint-Dizier, fondé en 1635. Après la Révolution, il faillit disparaître, mais la municipalité le fait passer au diocèse ! Il reprit un nouveau souffle à partir de 1849, année où les effectifs étaient descendus à 52 élèves. Il devint alors le « Collège épiscopal de Saint-Dizier » et fut même tenu par les jésuites de 1887 à 1900. De nouvelles difficultés survinrent, puis ce fut la guerre 1914-1918 : il se maintint assez bien. A partir de 1920, il est dirigé par l’abbé PETIT, prêtre du diocèse : il en demeurera le directeur “académique” jusqu’en 1948. Mais, à partir de 1925, les effectifs baissent, les prêtres vieillissent, et les difficultés financières empêchent d’embaucher des laïcs. Les salésiens reprennent, en 1934, une institution en déclin avec 150 élèves (primaire et secondaire).

1934-1935 : P. COYE Raphaël, premier directeur salésien. Il y a 172 élèves, et le personnel est surtout composé de jeunes abbés terminant leur philosophie. P.Coye démissionne au bout d’un an.

1935-1937 : P. BESLAY Jules-Marie, directeur. L’abbé PERRO Pierre est de son équipe. La rentrée de 1935 se fait avec 230 élèves. En janvier 1936, on débute le journal « La Flèche de Saint-Dizier » ; la même année, on entreprend la construction d’un bâtiment qui sera utilisable dès octobre, avec une salle des fêtes, des classes et un dortoir ; on fait également les fondations des ateliers à la place d’une serre. A la rentrée de 1936 ; il y a 250 élèves (380 avec le primaire annexé).

1937-1939 : P. DALLOZ Paul, directeur. On a 300 élèves en 1937. Le 31 janvier 1938, c’est la bénédiction de la statue de « Saint Jean Bosco avec les 2 enfants ».

1939-1940 : P. THEBAULT Ferdinand, directeur. En 1939, tous les salésiens sont mobilisés pour la guerre, sauf P.Malaquin.

1940-1943 : P. MALAQUIN Maurice assure une présence. En 1940, il a réquisition complète du collège qui arrête un an...(le 13 juin 1940, la maison servit de prison pour 20 otages français). En 1941, on rouvre les classes de sixième et cinquième, en externat, dans le local annexe du « Patronage des Jeunes ». En septembre 1942, ce local est réquisitionné et les cours (sixième à quatrième) déménagent à « Sainte-Marguerite ».

1943-1944 : P. THEBAULT Ferdinand, directeur. En 1943, on ouvre la classe de troisième, mais en décembre les locaux sont encore réquisitionnés et on va ailleurs ! Le collège est complètement occupé par les troupes et il y aura des destructions, dont l’incendie de la chapelle le 25 octobre 1944. En 1945, les salésiens pensent abandonner ...

1946-1947 : P. CHODORGE René, directeur. La remise en service se fait en 1946, avec des reconstructions faites grâce au chanoine Petit, toujours directeur académique. On prend alors en charge l’école primaire Saint-Joseph.

1947-1956 : P. OHEIX Emile, directeur. P. André LE DU devient le premier salésien « directeur académique » (1948-1955). En 1952, on construit pour la section technique et commerciale… avec l’appui de la Région, et on lance l’Association d’Enseignement Technique Privé. En 1954, P. Robert GUILLOU affilie sa Manécanterie à la Fédération Française  des Petits Chanteurs et au mouvement international des Pueri Cantores. En 1955, il y a 200 primaires,  190 secondaires, et  50 professionnels.

1956-1962 : P. GOURIOU Julien, directeur. Il est aussi directeur académique. L’école devient l’école secondaire et technique de l’Immaculée Conception (ESTIC). Le mardi 27 septembre 1958 à 17h30, une vaste toiture s’effondre : un seul blessé, P. REBONDIN, qui s’en sort avec deux fractures au pied.

1962-1974 : P. PODGORSKI Henri, directeur académique. Il sera aidé des supérieurs successifs que seront : 1962-1965 P.HARDY  Camille, 1965-1971 P. MAZE Jean-Louis (P.Podgoski sera ensuite supérieur lui-même). En 1963, il y quelques filles en terminale. P. RENAUD est économe (1964-1968) et responsable du primaire (1964-1983). En 1968, la mixité est étendue à tout le lycée et P. Paul ROBINO arrive comme économe. En 1970, le primaire retourne rue François I°, dans les locaux retapés de l’ancienne école Saint-Joseph.

1974-1977 : P.MARTIN Christian, directeur académique. P. DE BOISSOUDY est alors supérieur de la communauté (1974-1982).

1977-1981 : P.LE CARRERES Yves, directeur académique. En 1977, la tutelle du primaire est remise aux Soeurs de l’Assomption : tous nos primaires vont à Sainte-Marguerite, et notre primaire devient « maternelle » du groupement. En 1979, P. Paul Robino commence à desservir les paroisses de Chamouilley et Roche.

En 1981, la direction devient laïque avec Mr Claude SONNET . La communauté salésienne demeure dans l’école, au 1 bis rue du maréchal de Lattre de Tassigny et aura comme supérieurs successifs :

1982-1988 : P.CARAES Joseph, supérieur.

1988-1994: P.GERNEZ Pierre, supérieur.

1994-2000 : P.GUILLOU Robert, supérieur. En 1995-1996, la communauté est constituée de six confrères prêtres : Robert GUILLOU, René BONNET, Henri COMPERE, Hubert GUEBEY, Jean-Yves LE DUFF, Bernard SPIRAL. En 1996, on construit un bâtiment à deux niveaux et de nouveaux ateliers (2.700 m²), rue de la Tambourine, en vue d’y transporter la section technique.

En 1997, arrive P. Michel BAZART et partent les PP. Bonnet et Le Duff. En 2000, P. Guillou se retire à Coat-an-Doc’h.

2000-2001 P. BAZART Michel, supérieur. En 2001, P. Bazart est nommé à Lyon-Radisson et P. Robin arrive comme nouveau supérieur.

2001-2004 P. ROBIN Olivier, supérieur. P. Compère décède le 12 octobre 2001 et il ne reste plus que 3 confrères (PP. Olivier Robin, Hubert Guébey, et Bernard Spiral).

2004-2006 P.BARBIER Lucien, incaricato. En 2004, il ne reste plus comme  salésiens que les PP. Lucien Barbier et Hubert Guébey.

Les salésiens quittent Saint-Dizier en 2006. P. Barbier part pour Lander (Alsace), et P. Hubert Guébey pour Les-Ponts-de-Cé (Anjou).

 

 

 

 

Consulter

BS mars 1937 p66-67 : article avec photo

BS nov-déc-janv 1944 p161 : guerre

BS octobre 1949 : centenaire

BS juillet-sept 1956 p78-81 : ESTIC

BS avril-juin 1959 p43-44 : effondrement d’un toit

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p160-162

BS oct-déc 1963 p14-15 : histoire de la Manécanterie.

 

 

 

 

Rennes (Ille-et-Vilaine)

PATRONAGE ND-DE-TOUTES-GRACES, LES CADETS DE BRETAGNE

1935 – 1959

 

 

 

            A Rennes (Ille-et-Vilaine, diocèse de Rennes), l’oeuvre de « Notre-Dame-de-Toutes-Grâce » fut lancée en 1840 par les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul, avec l’aide des Frères des Ecoles Chrétiennes. Elle fut dirigé de 1846 à 1889 par l’abbé Augustin BOURDON, d’où le surnom de l’œuvre : « Les Enclos du Père Bourdon ». Puis se succédèrent L’abbé Bruté de Rémur (1889-1910), l’abbé Vallerie (1910-1914), l’abbé Jarry (1914-1928), puis l’abbé Pocquet du Haut-Jussé (1928-1934), un professeur du Collège Saint-Vincent. La société de gymnastique « ND-de-Toutes-Grâces fut fondée en 1902 et devint en 1906 « Les cadets de Bretagne ».

La tâche était devenue rude et l’évêque appellera les salésiens…qui prendront en charge l’œuvre et sa chapelle en juillet 1935, au numéro 135 de la rue d’Antrain.

 

1935-1937 : P. BAILLY Maurice, premier directeur salésien. Il arrive avec les 4 abbés : Le Boulch A., Guillerm Maxime, Mazé Yves et Le Goff Joseph. On ouvre alors un foyer de jeunes apprentis travaillant en ville : ils sont d’abord trois, puis il y en aura de 20 à 25. Le 09 février 1936, c’est l’installation solennelle de la statue de Saint Jean Bosco, en présence de l’évêque. On lancera ensuite le journal « L’Essor », et une fanfare célèbre. P.Bailly décède brutalement le 31 décembre 1937 après sa messe du matin.

1937-1938 : P. DHUIT Julien, directeur. Il sera bien vite (après 8 mois) « rappelé » par ses parisiens de Paris-Ménilmontant !

1938-1941 : P. GRALLAND Emile, directeur. Il est lui-même, comme son père, un ancien de ce patronage… En 1938, il y a 130 enfants et un groupe d’anciens. En 1939, P. Gralland est mobilisé dans un hôpital complémentaire. De 1939 à 1941, P. LEMARCHAND Joseph est directeur intérimaire, aidé des PP. Faure et Gralland mobilisés non loin de là. En 1940, on organise une colonie d’été à Coat-an-Doch avec 55 garçons.

1941-1947 : P. LE GOFF Joseph, directeur. Le jeune P. Yvon LE LOUARN est envoyé en renfort. Durant les bombardements de Rennes de 1943 et 1944, l’œuvre ne subit aucune égratignure. Elle sert de refuge aux Assurances Sociales Agricoles et à l’école d’apprentissage de la SNCF (encore présente en 1946) ; les activités du patronage et de la pension de famille reprennent. Le 14 juin 1944, sur son lit de clinique à Rennes, P. LEMARCHAND est déchiqueté lors d’un bombardement allié. Le coadjuteur Pierre Gallé arrive en1945 et restera jusqu’en 1950. En juillet 1947, les festivités du centenaire sont relevées par la présence des Bistiklaous, chanteurs des salésiens de Coat-an-Doch.

1947-1956 : P. POULMAC’H Hipolyte, directeur. De 1947 à 1954, P. Yvon LE LOUARN sera de la communauté. En 1951, il y a 50 jeunes à la pension de famille, et P. Jack JOUSSET en est l’économe. En 1952, P. LE QUELLEC anime les « Cadets de Bretagne » qui ont 1.000 inscrits (dont 130 filles) et 400 membres actifs : il y a 6 équipes de football, 3 de basket-ball, 2 de ping-pong, et 70 gymnastes ; le patronage a 130 inscrits ; la préparation militaire fonctionne avec 50 jeunes et la pension de famille avec 30 internes.

1956-1959 : P. BOURDON Gérard, directeur.

Les salésiens quittent cette oeuvre en juillet 1959.

 

Consulter

BS juillet 1935 p218-219 : annonce d’ouverture

BS décembre 1938 p247-250 : historique et les Cadets de Bretagne

BS janv-févr 1940 p13 : voyage autour de nos maisons

BS janvier 1946 p54 : guerre

Cent ans de belle jeunesse (notes …sur…Cadets de Bretagne), J.Laumailler, 1947, 119p, format 14x21, Impr.Oberthur-Rennes

BS mars 1948 p78-79 : centenaire

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p165-167

 

Saint-Hélen (Côte d‘Armor)

CHATEAU DE LA GUERCHE, NOVICIAT

1935 – 1950

 

 

            A Saint-Hélen (Côtes-du-Nord, aujourd’hui Côtes-d’Armor, diocèse de Saint-Brieuc), à 6 km de Dinan, les salésiens reçurent de la Comtesse de Boishue (décédée en 1960), une propriété de 15 hectares : un contrat de vente fut passé officiellement avec cinq salésiens devant un notaire de Rennes en 1930 (ou 1931 ?), pour déguiser ce don fait aux salésiens. Il s’agissait d’un manoir breton, construction de 1830, où la donatrice demeura elle-même jusqu’en 1928. La première activité salésienne fut, durant l’été 1932, une colonie de vacances organisée par des salésiens de Melles (Belgique)…Les étés suivants ou à d’autres moments, les salésiens vinrent aussi s’y reposer… En 1935, les 20 élèves acceptés pour l’ouverture de la maison de Coat-an-Doch arrivent à La Guerche… puisqu’à Coat, les travaux ne sont pas terminés pour l’ouverture.

1935-1936 : P. PANSARD Louis, « directeur délégué »  par le directeur de « Coat », le P. Pastol.

1936-19..  : P. GUILLERM Maxime, directeur. De 1936 à 1939, la maison sert de colonie de vacances et de maison de repos. En 1936, les élèves de Pouillé s’y réfugient durant le mois de  janvier, à cause des grandes inondations de la Loire. En 1937, P. Florentin Cené vient y préparer l’ouverture du scolasticat de philosophie par quelques transformations : dortoirs, etc... En 1939, le noviciat de Binson vient s’y réfugier avec ses 20 novices, avec P. Coye, son directeur, et P.Genieys, son maître des novices, et P. Pinot le 'socius'. Le noviciat demeurera à La Guerche jusqu’en 1949. En mai 1940, on accueille aussi les novices belges et hollandais. En 1941, il y a les novices, les philosophes, et arrivent les théologiens de la province salésienne du Nord. En 1941-1942, quelques élèves de première de nos maisons de Caen et Pouillé arrivent. Les effectifs de 1942 sont : 16 novices, 11 philosophes, et 23 théologiens (dont Valéry THOMAS…). En 1944, un baraquement aménagé remplace la trop petite chapelle du château. En 1945, il y a 15 novices, 13 philosophes, et 30 théologiens : c’est l’année de la tournée théâtrale « Le Dieu qui bouge » qui a lieu en camion, durant l’été, de Saint-Servan à Pont-Aven.

 

19.. -19..  : P. DEAS Raymond, directeur

19.. -1947 : P. MAZE Yves, directeur. P. Déas est maître des novices de 1946 à 1949. En 1946, les théologiens sont partis à Fontanière (banlieue de Lyon), mais il y a en plus les philosophes du Midi. En 1947, le scolasticat de philosophie quitte pour s’installer à Villiers-le-Bel, en région parisienne : il n’y a plus que les novices du Nord.

1947-1948 : P. BUQUEN Maurice, directeur.

1948-1949 : P. ROBINO Henri, directeur. En 1949, le noviciat est transplanté à Dormans (Marne). En 1950, les salésiens quittent La Guerche et passent le relais aux sœurs salésiennes qui y fondent une école ménagère.

 

 

 

Consulter

BS mai 1937 p113 : article avec photo

BS janvier 1946 p14: parachutistes et p32-33 : théatre d’été

BS janvier-mars 1957 p120-121: historique

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p150-152

 

 

COAT-AN-DOC’H (1), Lanrodec (Côtes-d’Armor)

INSTITUT MISSIONNAIRE SAINT JEAN BOSCO

1935

 

 

            A Lanrodec (Côtes-du-Nord, aujourd’hui Côtes-d’Armor, diocèse de Saint-Brieuc), près de Guingamp, à 20 km de Saint-Brieuc, une bienfaitrice, Mlle de Saint-Jouan, fit don aux salésiens de son petit château de « Coat-an-Doc’h ». Cette dame avait reçu le P. Pansard en repos à son retour du Congo belge (1935) ; elle avait aussi beaucoup aidé Mgr Malan, salésien missionnaire au Brésil. Elle engagea la majeure partie de sa fortune dans les constructions scolaires de « Coat », dont elle fit faire les plans par Dom Bellot, un bénédictin : l’objectif était un juvénat missionnaire de 200 places. L’ouverture se fait en octobre 1935, mais les travaux ne n’étant pas finis, les 20 premiers élèves furent accueillis à La Guerche ( à 6 km de Dinan) durant quatre mois.

1935-1949 : P. PASTOL René, premier directeur. Secondé par P.Gralland (économe, maître de chapelle, et professeur), il a dans son équipe les PP. Pansard, Delmas, Prigent, et Mr Charles STIEN, coadjuteur. En 1936, c’est l’arrivée des premiers élèves, quittant leur accueil provisoire de La Guerche. L’ « Institut Missionnaire de Coat » est fondé. La première parution du bulletin « L’Aspirant Missionnaire » date de 1937. En 1938, il y a 105 élèves, dont 16 en troisième et 41 en sixième ; on avance progressivement vers un secondaire complet. En 1939, on pose la première pierre de la chapelle : elle sera mise en service à la rentrée 1941, laquelle rentrée accueille aussi dix étudiants en théologie. En 1943, il y a dix reçus sur 13 au baccalauréat, et 13 vocations sur 17 élèves en fin de scolarité : 8 vont chez les salésiens et 5 au Séminaire. La rentrée de 1943 se fait avec 150 latinistes de la sixième à la première. Le 07 août 1944, les allemands fusillent, au bois voisin de Malaunay, le coadjuteur salésien Prosper DUBOIS salésien et le jeune élève Francis Le Ny… suite à un vol commis (ils pensaient les allemands partis !)…Le souvenir en est gardé à la Chapelle Notre Dame de Malaunay. L’année 1945 est marquée par une rentrée avec 200 élèves, la création des Bistikaous (acteurs et chanteurs), et l’ouverture du Centre horticole.

1949-1967 : P. MAZE Joseph, directeur. En 1949, la maison a 200 élèves et plusieurs anciens sont déjà prêtres. En 1952, les Bistiklaous participent au gala salésien du 26 mai à Paris-Salle Pleyel. Le 31 janvier 1954, on inaugure de nouveaux locaux. En 1955, 50 anciens sont devenus prêtres, dont 27 chez les salésiens. En 1965, P. André KERHOAS organise son premier camp franco-allemand à LENGGRIES en Haute-Bavière, au sud de Munich.

1967-1973 : P. YVINEC André, directeur.

1973-1976 : P. BLOYET Bernard, directeur.

1976-1982 : P. YVINEC André, directeur.

1982-1991 : P. INISAN Joseph, directeur. En 1985, Coat a déjà « fourni » à l’Eglise plus de 150 prêtres ou religieux. La rentrée de 1985 se fait avec 500 élèves.

En 1992, la direction devient laïque avec Mr Pascal MOTTAIS .

Les supérieurs de communautés successifs seront ensuite :

1991-1992 : P. INISAN Joseph, toujours sur place, reste supérieur.

1992-1996 : P. LE BRAS François, supérieur. En 1995, P .René Aubry est nommé curé de Châtelaudren et recteur de Plélo, Trégoneur, Lanrodec,Boqueho et Cohiniac : il assure la responsabilité du secteur (12 clochers avec Plouagat, Bingolo, Saint-Jean-Kerdaniel, Saint-Donan, Plouvara et Plerneuf) et demeure désormais au presbytère de Châtelaudren.

1996-2002 : P. MAZEAS Lucien, supérieur. En 1996-1997, la communauté est encore constituée de 6 confrères : PP. Lucien MAZEAS, Réné AUBRY, Jean QUEGUINER, le coadjuteur Bernard TROCHERIS, et un stagiare polonais : Piotr DUDZINSKI. La communauté voisine des confrères âgés compte alors 16 confrères résidents.

2002-2007+: P. AUBRY René, supérieur. En 2005, P. René Aubry est remplacé comme curé de Châtelaudren, par P. Célestin BRUNELLIERE, son vicaire. En 2006-2007, la communauté est constitué de 6 confrères (moyenne d’âge : 70 ans).

 

 

 

Consulter

BS avril 1936 p98-101 : article avec photos

BS mars 1938 p58-59 : l’aspirant missionnaire

BS février 1939 p57-58

BS nov-déc-janv 1944 p159-160

BS janvier 1946 p14-15 : parachutistes

BS octobre 1952 p106-107 : gala salle Pleyel à Paris (Bistiklaous)

BS avril 1954 p48-49 : nouveaux locaux

BS avril 1956 p44-45 : les castors construisent

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p163-164

BS sept-oct 1973 p15-20 : survol d’une réalisation salésienne en Bretagne

BS mai-juin 1981 p24-25 : à 12 ans, visa pour le monde

BS mai-juin 1992 p10-11 : En Bavière, le Pont des Bretons pour la Paix (P.Kerhoas).

 

 

 

Millau (Aveyron)

PENSIONNAT, COLLEGE DU SACRE-CŒUR

1935 – 1942

 

 

            A Millau (Aveyron, diocèse de Rodez), dans le midi du Rouergue, il y avait un petit pensionnat primaire tenu par les Frères... C’était une « maison irrégulière et vétuste, dans un joli cadre, sur les bords pittoresques du Tarn ». En 1935, les Frères quittent ce pensionnat, et Mgr Chaillol en annonce la reprise par les salésiens le dimanche 26 mai 1935, jour des festivités en l’honneur de Saint Jean Bosco dans les quatre paroisses de la ville, avec la présence de la chorale et de la fanfare des salésiens de Montpellier.

1935-1938 : P. MOITEL Paul, premier directeur salésien. Il prend en charge la maison pour la rentrée d’octobre 1935 et va y ouvrir un cycle secondaire : il y a 230 élèves. L’équipe salésienne de ces années-là comprenait : le catéchiste P. Auguste ARRIBAT, PP. Jean GUERIN et Edmond POLI, ainsi que les abbés MELLI, BAUDIN, JUSSEAU. En 1936, débute la parution du journal: « Le Sacré-Coeur ».

1938-1941 : P. ARRIBAT Auguste, directeur. On signale en 1937, une exposition missionnaire, avec des objets de Fontanière. En 1939, la maison est réquisitionnée en grande partie, mais il y a encore 150 externes et 50 pensionnaires. A la fin de l’année scolaire 1941-1942, l’école est fermée à cause de la guerre et de la captivité : on manque de professeurs ! …. P. Arribat part pour diriger une nouvelle présence salésienne, plus modeste, à Villemur-sur-Tarn.

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS août-sept 1935 p246-247 : annonce d’ouverture

BS décembre 1937 p257 : l’exposition missionnaire

BS janv-févr 1940 p12-13 : voyage autour de nos maisons

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p165 (4 lignes !)

C’est si simple d’aimer : le Père Auguste Arribat, par E.Phalippou, 1987, 187 pages

Philadelphe 53 décembre 1995 p19-20.

 

 

 

Giel-Courteilles (Orne)

ORPHELINAT DE GIEL, E.S.A.T., DON-BOSCO-GIEL

1936

 

 

A Giel , aujourd’hui Giel-Couteilles (Orne, diocèse de Sées), près de Putanges-Pont-Ecrépin,  à 15 km d’Argentan, sur les bords de l’Orne, un orphelinat avait été fondé en 1868 par l’abbé Vauloup (17 orphelins) au lieudit « Le Télégraphe », modeste maison de Giel. Ensuite, on avait acheté la « Ferme des cours » à l’emplacement de l’orphelinat actuel, grâce au Comte Anatole de Caulaincourt (à propos de Caulaincourt, voir à l’ implantaion salésienne de Froyennes-les-Tournai). Une première construction fut ajoutée en 1876. L’Orphelinat aurait déjà été proposé à Don Bosco vers 1880… En 1902, il est confié aux Religieuses Franciscaines de Perrou dans l’Orne, avec l’abbé Hervieu comme aumônier ; ce dernier sera aidé par les abbés Cornu (né en 1831, décédé en 1898 et inhumé au cimetière de l’ESAT)

et Roussel. Il y a alors une bonne centaine de jeunes dont certains accueillis très jeunes : c’est l’ « Orphelinat Agricole de Giel ». Les sœurs rencontrent de plus en plus de difficultés avec les enfants depuis la mort du chanoine Hervieu (né en 1865, décédé en 1929 et inhumé au cimetière de l’ESAT). Le 06 juillet 1936, la maison est prise en charge par les salésiens. Ils n’ont pas trop été annoncés, d’où un accueil un peu froid ! La ferme vient d’être reconstruite, c’est alors une « ferme-modèle ».

1936-1951 : P. PANSARD Louis, premier directeur salésien. Il est aidé des abbés PREVOST, GOURIOU, LE BOULCH…La rentrée 1935 se fait avec 60 enfants de moins de dix ans, et de plus âgés qui travaillent à la ferme et seront à apprivoiser ! Les religieuses ne s’occupent plus que de la cuisine, de la buanderie, et de la lingerie. P. Pansard fait paraître son journal « L’Arche », dès1937. Le 20 juillet 1938, il fait inaugurer par l’évêque la grotte de Massabielle au bord de l’Orne ; puis il va ouvrir des ateliers provisoires de mécanique, cordonnerie, et menuiserie. En 1940, on accueille le scolasticat de philosophie (10 en 1941 ; ils seront jusque 22), et on ouvre une classe de sixième. En 1941, il y a 200 élèves (primaires, secondaires, artisans). En 1942, P.Pansard commence à construire et on débute aussi la première année de théologie pour les salésiens (P. Pinot, professeur de théologie morale...). En 1943, l’effectif est encore de 200 élèves avec 3 classes primaires, 3 classes secondaires et les apprentis (agriculture-élevage, horticulture et mécanique, cordonnerie, menuiserie). Le 09 juin 1944, l’hôpital de la Croix-Rouge avec les chirurgiens de l’hôpital américain de Neuilly s’installe dans l’école ; fin juin, les soeurs des hôpitaux d’Argentan et de Falaise s’y installent aussi avec des malades et des blessés ; en juillet, c’est un hôpital SS qui s’y ajoute... Le 10 août 1944, l’abbé François MATHIEU est arrêté pour des faits de Résistance (voir notre maison de « Binson ») : il mourra à la libération, en 1945, au camp de Bergen-Belsen. Malgré tout, l’école agricole et artisanale a toujours fonctionné durant la guerre avec environ 200 élèves ! En 1945, la rentrée se fait avec 200 élèves et on ouvre la classe de première ; P.Valéry THOMAS est avec les agriculteurs de 1945 à 1949. En 1949, le gros oeuvre du nouveau bâtiment est terminé (90x16 m ; 4 niveaux plus un sous-sol), et à Pâques 1950, on peut mettre en service les premières salles terminées ; ce n’est qu’en 1952 que l’ensemble pourra être utilisé. En 1951, c’est le départ des Sœurs.

1951-1953 : P. CABOCHE François, directeur.

1953-1955 : P. GUILLERM François, directeur.

1955-1956 : P. LABOUS Auguste, directeur.

1956-1962 : P. GUILLERM François, directeur. En 1960, il y a 200 apprentis (ajustage, forge, cordonniers, tailleurs et quelques boulangers et cuisiniers), 80 secondaires (jusqu’au bac-1° partie), et 20 primaires ; on commence cette année-là, le terrassement pour la nouvelle chapelle.

1962-1967 : P. LORRIAUX Georges, directeur. La bénédiction de la nouvelle chapelle a lieu le dimanche 09 juin 1963.

1967-1969 : P. MAZE Joseph, directeur. De 1967 à 1969, fonctionnera le « Magistero », formation pour jeunes coadjuteurs : ils seront 7 en 1966-67, 5 en 1967-68, et 3 en 1968-69.

1969-1976 : P. LE CARRERES Yves, directeur. Il lance l’appellation rénovée « Ecole Secondaire, Agricole, et Technique » (ESAT). En 1973, on compte 14 salésiens « sortis » de Giel (12 prêtres et 2 coadjuteurs).

1976-1982 : P. LE BRAS Casimir, directeur. Le 30 janvier, le coadjuteur François LOUAPRE, déprimé, décède « tragiquement », lors d’un repos en famille.

1982-1988 : P. BEYLOT Alain, directeur. En 1983, la paroisse voisine d’Habloville est confiée aux salésiens (en plus de celle de Giel) et sera administrée par P. DESRAMAUT Michel (1983-1984), P. DEVOS Jean (1984-1995).

1988-1997 : P. PELLERIN Jacques, directeur. En 1991, la paroisse de Putaneges-Pont-Ecrépin est également confiée aux salésiens et sera administrée par P. GAUTHIER Marcel (1991-2001), P. FELIX François ( 2001-2005), P. BLOYET Laurent (2005-2007+). Le secteur paroissial autour de Putanges va être remodelé (19 clochers pour 3.800 habitants, soit 15 au km²) et érigé en nouvelle paroisse « Saint-Jean-Eudes-du-Val-d’Orne » le 03 septembre 1995 : le diocèse passe cette année-là, de 550 à 37 paroisses !

En 1997, la direction devient laïque avec Mr Alain ROGER. Les supérieurs suivants seront :

1997-2003 : P. JAOUEN, supérieur. En 1997-1998, il y a encore 8 confrères dans l’œuvre (PP. Jaouen, Becot,, Dérouet, Etrillard, Toru, Volant, et le coadjuteur Jean Le Floc’h) et 3 confrères dans les paroisses voisines : PP. Marcel Gauthier et Michel Desramaut à Putanges, et P. Louis Souday à Crocy).

2003-2004 : P. FELIX François, supérieur. Il arrive d’abord comme curé de Putanges en remplacement du P. Marcel Gauthier. Si la communauté comprend alors 6 confrères, seuls trois résident dans l’œuvre de Giel : PP. Derouet, Kerbiriou et Toru.

1997-2005 : P. TORU Bernard, supérieur. La communauté rétrécie encore et il ne reste que 2 confrère résidents et 2 confrères en paroisses). P. Toru, déprimé, meurt « tragiquement ».

2005-2007+: P. CALVARIN Noël, supérieur. Les quatre confrères de la communauté sont ainsi « missionnés » : P. Laurent Bloyet remplace désormais P. Félix comme curé de Put Anges ; P. Edmond Guébey est aumônier des sœurs de Bol, près de Vire ; PP. Calvarin et Dérouet sont au service de l’œuvre.

 

 

 

Consulter

BS oct-nov 1938 p211-212 : la grotte, avec photo

BS nov-déc-janv 1944 p 159 : la vie en 1943...

BS janvier 1946 p14 : parachutistes ; p16-17 : hôpital; p31-32 : abbé Matthieu

BS octobre 1948 p138-140 : passé et présent

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p168-170

BS avril-juin 1961 p10-11 : vie et constructions

BS nov-déc 1973 p4-17 : une réalisation salésienne en Normandie (très bon article)

BS mars-avril 1986 p22-24 : une compétence tranquille

 

 

 

RESSINS, à Nandax (Loire)

CHÂTEAU DE RESSINS, ECOLE AGRICOLE de RESSINS

1936

 

 

            A Nandax (Loire, diocèse de Lyon), le Château de Ressins (du 15° siècle) domine les plaines de la Loire. Situé à 6 km de la gare de Vougy, près de Pouilly-sous-Charlieu, à 15 km au N-E de Roanne, il était la propriété personnelle de Mr Etienne GAUTHIER, « peintre de talent et soldat valeureux »… dont les parents avaient été de grands bienfaiteurs de Don Bosco. Ses héritiers en firent don à l’archevêché de Lyon pour y établir une école d’agriculture. En 1920, « l’école d’agriculture Etienne-Gauthier » y est fondée par le Cardinal Maurin. Elle dispose d’un vaste domaine de bonnes terres (110 hectares, altitude 370 m) et de bâtiments importants et modernes. Ses directeurs successifs furent des prêtres diocésains : l’abbé Dévernay, le chanoine Arnaud, et l’abbé Descombes.

Les salésiens la prennent en charge en 1936 : c’est « l’Ecole Agricole de Ressins »

1936-1938 : P. NURY, premier directeur salésien.

1938-1942 : P. KOLMER Victor, directeur. En 1940, on aménage les vastes locaux : les effectifs sont en hausse grâce au retour à la terre lancé par le Maréchal Pétain ! En 1941, il y a 95 élèves ; P. Kolmer et 2 autres membres du personnel sont arrêtés et conduits à Roanne : l’arrestation sera de courte durée… En 1945, il y a 97 élèves en deux sections, agricole et horticole.

19  -1951 : P. DELEFOSSE René, directeur. Reconnu, avec P. Kolmer, "Justes parnmi les nations", pour avoir accueilli, en 1943-1944, le jeune juif Israël Brajbort (alias Jean-Jacques Berthier, 17 ans, né en Pologne).

1951-1952 : P. SCHILLIGER François, directeur.

En 1954, l’établissement d’enseignement agricole est officiellement « reconnu ».

1955-1965 : P. SCHOENEBERGER Pierre, directeur. En 1964, il y a le Concours hippique National avec 100 chevaux engagés et 7.000 spectateurs.

1965-1966 : P. BARBELET Pierre, directeur. En 1965, l’établissement devient officiellement le « Lycée Agricole Privé de Ressins ».

1967-1978 : P. SCHOENEBERGER Pierre , directeur. La messe télévisée du dimanche 22 novembre 1970 est réalisée à partir de la Chapelle aménagée par les Anciens. A partir de 1973, P.DUFAUD est curé au presbytère de Thizy (6940) et rattaché à la communauté. A partir de 1977-1978, la direction « académique » devient laïque avec Mr Yves BERGERON (1977-2003).

1978-1987 : P. MAGDINIER Jean, supérieur. En 1986, P. MALARTRE habite à Saint-Gildas (section BTS) 42190 Charlieu ( P.BIELLMANN aussi en 1987).

1987-1993 : P. SCHMUCK Jean, supérieur.

1993-1996 : P. CHABERT Laurent, supérieur.

1996-1999 : P. FEDERSPIEL Daniel, supérieur.

1999-2005 : P. LACHAIZE Jean, supérieur. En 2003, Mr Fernand BERCHOUX devient le nouveau directeur.

2005-2007+ : P. CHRISTOPHE Henri, supérieur.En 2006-2007, la communauté comprend encore 7 confrères : PP. Christophe, Couble, Guéné, Vagnon, Biellmann, Raymond Gauthier, et le coadjuteur Alain Perrot).

 

Consulter

BS août-sept 1936 p186 : ouverture avec P.Nury

BS janvier 1937 p19-20 : ouverture et historique, avec photos

BS janvier 1946 p57-58 : guerre

BS juillet 1949 p72-73 : article avec photos

BS avril-juin 1957 p46-49 : historique et vie, avec photos

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p171-172

BS juillet-sept 1965 p30 : lycée agricole

BS janv-fév 1969 p4-17 : une école d’agriculture (pédagogie)

BS juillet-août 1969 p30 : la fête du cheval

BS oct-nov 1970 p18-25 : cinquante ans.

 

 

Grasse (Alpes-Maritimes)

INSTITUT FENELON

1936 – 1958

 

 

            A Grasse (Alpes-Maritimes, diocèse de Nice), petite ville à 17 km de la mer méditerranée, une école avait été installée vers 1886, dans une maison construite par un Frère des Ecoles Chrétiennes (frère Louvain). Elle dominait la pittoresque vallée de Mougins; non loin du centre-ville : c’était « l’école Fénelon ». Elle fut fermée en 1903.  En 1919, un groupe de parents y rouvre un établissement secondaire : « l’Institut Fénelon ». Il sera dirigé par Mr Ch. AUDRAN. Mais en 1935, devant des difficultés de tous ordres, l’évêque, Mgr Rémond, fait appel aux salésiens. P. BRON Joseph vient voir et donne un avis très favorable. Les salésiens le prendront en charge en 1936.

1936-1939 : P. TOESCA Charles, premier directeur salésien. Mr Audran, ancien directeur, reste comme directeur des études, et l’abbé diocésain Bertin reste comme aumônier. La rentrée de 1936 se fait avec 200 élèves (150 externes, 40 internes, 10 demi-pensionnaires) : il y a un secondaire de la 11° aux baccalauréats Philosophie et Mathématiques élémentaires, et un primaire préparatoire au Certificat d’études ; y fonctionnent aussi une troupe scoute, deux sections de Croisade Eucharistique, une section JEC, et une Ligue Missionnaire. En 1937, il y a 230 élèves (160 externes; 70 internes). De 1939 à 1940, l’abbé diocésain GRANDHAYE Jean fait partie de l’équipe salésienne.

1939-1940 : P. AUFFRAY Augustin, directeur intérimaire durant quelques mois, car P. Toesca est mobilisé. Le 28 janvier 1940, on inaugure l’aile nouvelle à gauche du bâtiment central.

1940-1942 : P. TOESCA Charles, directeur. De 1940 à 1948, P.Jean GUERIN est économe et fait la classe de quatrième. Pour l’année 1941-1942, notons que le journal s’appelle « L’agent de liaison », qu’une Exposition Missionnaire « Terre Sainte, Terre païenne » eut son succès, et qu’on projetait de lancer l’enseignement technique…

195  -1952 : P. AUFFRAY  Augustin, directeur.

1952-1957 : P. TOESCA Charles, directeur. Il meurt le 04 août 1957.

1957-1958 : P. TENEGAL  Aimé, dernier directeur salésien.

Les salésiens quittent Grasse en 1958.

 

 

 

 

Consulter

BS février 1937 p42-44 : ouverture et historique

BS octobre 1937 p211 : améliorations

BS février 1938 p43-45 : constructions

BS juin-juillet 1942 p60-63 : exposition missionnaire « Terre Sainte, Terre païenne »

BS janvier 1952 p19 : Croisade missionnaire

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p165 (5 lignes !)

 

 

 

Kénitra, ex Port-Lyautey (Maroc)

PAROISSE CHRIST-ROI et JUK-SPEL

1937

 

 

            A Port-Lyautey, devenu Kénitra en 1956 (Maroc, diocèse de Rabbat), en bordure de l’océan, à 40 km de Rabat, capitale du Maroc, les salésiens établirent leur deuxième implantation au Maroc : elle se fit sur l’appel de Mgr Vielle, vicaire apostolique de Rabat. La ville de Kénitra, développée par le Maréchal Lyautey, était devenue Port-Lyautey en 1932.  La paroisse de Port-Lyautey (« Christ-Roi ») fut fondée en 1914 et confiée à deux diocésains : son premier lieu de culte fut la Chapelle Saint-Michel. En 1934, la paroisse est confiée à un franciscain : il inaugure, en 1935, la grande église du Christ-Roi. Les salésiens reprennent cette paroisse en 1937.

1937-1948 : P. BESSIERE Léon , directeur et premier curé salésien. Il arrive le 11 mars 1937 avec Mr MULLAS (« son inséparable bras droit ») ,et PP. BOGGI et SANTONJA. On l’installe le dimanche suivant 14 mars 1937. La paroisse marchait mal : réputation, dettes, etc... Il y avait alors 12.000 marocains et 5.700 européens dont 5.000 catholiques (4.000 français et 1.000 italiens/espagnols). Le presbytère était correct et l’église toute neuve, spacieuse (20x50m), accueillante bien qu’à terminer. Les salésiens élargissent le champ d’apostolat, mais en le restreignant aux Européens catholiques. En 1937, on ouvre en avril, un patronage avec PP. Boggi, Santonja, et Mr Mullas : sport, clique, gymnastique (la Joyeuse Union), et chorale ; et en octobre, on débute l’école primaire de garçons que Mr ROGUES vient renforcer en 1938. En 1939, P.Santonja est mobilisé ; on accepte la paroisse-annexe de Sidi-Yahia à 28 km. En 1946, P. Léon Beissière, fatigué, fait venir son frère Cyprien comme curé : la paroisse compte alors 6.000 européens sur 30.000 habitants. En septembre 1946, le Maroc passe sous l’autorité salésienne de la Province de Paris : c’est la fin de la vice-province d’Afrique du Nord. Seuls restent, pour deux ans encore : PP. Beissière, Léon le directeur et Cyprien le curé, P. Boggi  le vicaire, et le coadjuteur Mr Mullas. P.Santonja part, et s’ajoute une nouvelle équipe (« du Nord ») : P. GEBEL André (vicaire), l’abbé RENAUD Paul, et pour quelques mois , l’abbé LE GOSLES Jean venu pour un essai (malheureux ; 3 mois !) de réouverture du primaire… tenu avant-guerre par Mr Rogues. En 1947, P. Pierre L’HOSTIS arrive pour la paroisse de Sidi-Yahia, mais la Joyeuse Union se réduit à une équipe de basket et une salle de réunion et de jeux…

1948-1958 : P. GEBEL André, directeur-curé. En 1949, on a aussi accepté la paroisse-annexe de Sidi-Slimane, à 60 km dans le bled. En 1950, l’adresse de la communauté est au 17, rue Mohammed Abdouh (ex-rue Le Mousquet). En 1951, on ouvre une école primaire nouvellement construite, et où il y a 200 élèves en 5 classes : c’est « l’école Don-Bosco », un pensionnat pour fils de colons habitant le bled : le premier directeur en est P. RICHER Pierre. On achète alors un terrain de 2.000m², puis un autre, proche du presbytère. En 1952, on ouvre une école maternelle avec 40 enfants. Port-Lyautey a désormais 200.000 habitants, dont 9.000 chrétiens. Le 05 février 1954, on commence les cours du soir pour jeunes arabes. Le 02 mars 1956, c’est l’indépendance du Maroc reconnue par la France (l’Espagne ne la reconnaissant que le 07 avril). Port-Lyautey reprend son ancien nom de Kénitra : il y a 10.000 catholiques, et 300 baptèmes par an ; les salésiens ont les aumôneries suivantes : lycée, hôpital, prison, base américaine, communauté des religieuses. En 1958, la JUPL (Joyeuse Union de Port-Lyautey) devient la JUK (Joyeuse Union de Kénitra).

19  -1966 : P. RICHER Pierre, directeur-curé (et visiteur de prison !). En 1960, c’est le départ des militaires français, puis des commerçants et des employés…

1966-1967 : P. PERRO Pierre, directeur.

1967-1973 : P. CREPELLIERE Louis, directeur. En 19671968, P. PALKOVIC est directeur de l’école Don Bosco. En 1970, c’est la « marocanisation » de l’école Don Bosco (langue et enseignants arabes ...) ; pourtant, le directeur restera un salésien jusqu’en 1984. En 1972-1973, la communauté comprend six prêtres et un coadjuteur.

1973-1982 : P. RICHER Pierre, directeur. En 1974, on ferme la grande église du Christ-Roi et le culte revient à Chapelle Saint-Michel ! La JUK périclite et P.Richer lance la JUK-SPEL, une section professionnelle d’ électricité, dont l’ouverture se fait en 1975 avec 10 élèves. En 1981, ils seront 105.

1982-1986 : P. TROADEC Denis, directeur. A partir de 1984, le directeur de l’école Don-Bosco est désormais un marocain, Mr Ben Rabah (jusque 2003) ; la chapelle Saint-Michel devient local de l’école Don Bosco ; et dans un jardin attenant, on reconstruit un presbytère et une petite « Chapelle Don-Bosco », nouveau lieu de culte. Restent donc trois « réalités » où interviennent les salésiens :

1) la paroisse du Christ-Roi (curé)

2) l’école primaire marocanisée, « Don-Bosco », avec 500 élèves de 6 à 12 ans.

3) le centre de formation professionnelle: JUK-SPEL (Mr JACQUINET Pierre, coadjuteur, en est le directeur).

NB : école Don-Bosco et JUK-SPEL se trouvent de part et d’autre de la rue ; et il y a, à 500 m de là, l’école de la Sainte-Famille, tenue par les Soeurs du Saint Sauveur et de la Sainte Vierge.

1986-1989: P. L’HOSTIS François, supérieur. En 1986-1987, il y a 97 élèves en 6 classes à la JUK-SPEL (jeunes de 17 ans et plus); les enseignants sont des coopérants français (de l’école Lamache de Lyon surtout); et il y a un professeur d’arabe ; la paroisse catholique comprend environ 450 baptisés.

1989-19  : P. DESRAMAUT Dominique, supérieur. La JUK d’alors consiste en :

) la JUK-SPEL (salésiens; scolarité en 3 ans vers le diplôme DAB de la Chambre de Commerce de Kénitra)

2) le Centre de formation féminine (90 filles; CAP de couture de CCI de Kénitra) dans l’école des Sœurs

3) la Section maternelle (230 enfants de 3 à 5 ans) dirigée par les mêmes Sœurs. De plus les prêtres assurent les services paroissiaux sur Kénitra et 4 centres du « bled » où il y a encore quelques chrétiens: Sidi Yahia, Sidi Slimane, Souk el Arba, Moulay Bousselham.

2003-2007+ : P. LOPEZ Cristobal, directeur. l achète quelques terrains environnants pour développer l’ensemble… et songe à l’ouverture d’un collège. En 2006-2007, la communauté est constituée des PP. Loupez (directeur des œuvres), J-P. Michaux (curé) et Piotr SZUMNY (économe, d’origine polonaise).

 

 

Consulter

BS mai 1937 p116-117 : ouverture

BS octobre 1937 p212-213 : article, avec photos

BS avril 1947 p25

BS janvier 1953 p20-21 : histoire et vie de l’oeuvre (article intéressant)

DBF 59 octobre 1972 : les salésiens au Maroc en 1972

BS janv-févr 1982 p28-29 : JUK

BS nov-déc 1986 p8-11 : quand le courant passe ...

BS  mai-juin 2007 N°940 p22-23 : 70 ans de présence à Kénitra

 

 

BOULEVARD JULES MICHELET, Toulon (Var)

EXTERNAT BON ACCUEIL

1937

 

 

            A Toulon (Var, diocèse de Fréjus), les demoiselles Lucie et Constance PETER avaient fondé, en 1913, une oeuvre pour la « Protection de l’enfance contre le danger moral ». Recueillant des jeunes des rues, délinquants ou déjà condamnés, cet asile pour enfants abandonnés était installé dans lancien couvent Sainte-Philomène, au 17 boulevard Grignan de Mourillon. La guerre 14-18 et d’autres difficultés obligeront les demoiselles à quitter ces lieux avec leurs 140 garçons. Elles firent construire deux bâtiments au boulevard Michelet, dans le parc du Château Lamalgue : 1) « Le Bon Accueil », pour jeunes en danger moral, au 27 boulevard Michelet. 2) « La Solitude », pour délinquants. Mais la non-qualification du personnel crée de graves ennuis, et Mlle Peter fait contacter les salésiens.

En octobre 1936, arrive un prêtre salésien avec le titre d’aumônier. Cet aumônier se libère, sans éclat, du personnel, pour introduire du personnel différent, …en réalité, des salésiens. En octobre 1937, les salésiens prennent alors officiellement la responsabilité de la maison, réduite volontairement à 35 garçons.

1937-19  : P. BUZY Jean, premier directeur salésien. Il est aidé du P. Auguste CROZE, catéchiste, et de quelques coadjuteurs. Dès 1937, on ouvre des ateliers de menuiserie, puis de couture et de cordonnerie. En 1938, on ouvrira l’atelier de mécanique.

19  -19  : P. DUPASQUIER Albert, directeur. De 1939 à 1943, la maison sera réquisitionnée par la Marine française.

1940-1941 : P. ROSSI Joseph, directeur. Fin 1940, la maison reprend une certaine vie avec 60 élèves, primaires et menuisiers.

1941-1944 : P. HAWTHORN Edouard, directeur. En juin 1943, la maison est fermée à cause de la réquisition totale par l’armée allemande, qui dynamitera, le 18 août 1944, les 2 bâtiments gênant son artillerie…

1946-1956 : P. BARBELET Pierre, directeur. Il est envoyé le 02 avril 1946 pour rebâtir l’œuvre. Il reprendra les cours le 04 novembre avec 46 élèves, et le patronage avec deux hectares de ruines pour les jeux ! En 1950, un bâtiment neuf est enfin reconstruit au 27, boulevard Jules Michelet, avec les dommages de guerre et l’aide de bienfaiteurs.

1957-1958 : P. ANFOSSO André,  directeur.

1958-1959 : P. ANFOSSI Marius, directeur.

Le dimanche 12 mars 1961, le Général De Gaulle vient pour la communion de son petit-fils Jean.

1961-1967 : P. CORSINI Louis, directeur. A la rentrée de 1962, il y a 562 élèves, tous externes, en 14 classes de la sixième à la troisième, et le patronage, inter-paroissial, fonctionne en marge de l’école : 300 inscrits, plus la JOC et les Scouts.

1967-1974 : P. WELTER Paul,  directeur. En 1970, on a un deuxième corps de bâtiments neufs.

1974-1976 : P. LINEL Georges, directeur. En 1976, il est nommé provincial.

1976-1982 : P. KLENCK Edmond, directeur. L’annuaire salésien signale l’adresse au 455 bd Jules Michelet et non plus au numéro 27.

1982-1988 : P. CARREL Jude, directeur. L’effectif est alors de 1.000 élèves (primaire et collège), et le patronage existe toujours…

1988-2000  : P. KLENCK Edmond, directeur. En 1992, la direction « académique »devient laïque pour l’« Externat Bon Accueil », avec Mr Yvon TUR . En 1999-2000, la communauté est constituée de 5 confrères : PP. Klenck, Aubert, Bignet, Lutz, Colar (moyenne d’âge : 75 ans). En 2000-2001, il n’y a plus de communauté salésienne dans l’œuvre : les 3 confrères logeant encore sur place (PP. Aubert, Bignet et Klenck) sont désormais rattachés à la communauté voisine « Toulon-Clos-des Pins » (confrères âgés).

 

 

Consulter

BS janvier 1938 p2 : ouverture d’un patronage

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p165 (5 lignes !)

BS avril-juin 1961 p20 : le général De Gaulle ...

BS janvier-mars 1963 p21-23 : historique

 

 

Domerat (Allier)

LA PERELLE,  INSTITUT MISSIONNAIRE

1937 - 1939

 

 

            A Domérat (Allier, diocèse de Moulins), à l’ouest du département de l’Allier, à 6 km à l’ouest de Montluçon, le chef-lieu de canton, au Domaine de la Pérelle, les salésiens commencèrent par des colonies de vacances, peut-être vers 1925 ... Puis, en 1937, on commencera quelques constructions pour un Institut Missionnaire, en fait… un modeste juvénat. Il donnera d’abord quelques espoirs.

L’implantation fut décidée par P. Festou, provincial de « France-Nord », puis cédée à la province salésienne « France-Midi ». Mais au bout de 3 ou 4 ans, la maison suivra un autre destin !

1938-1939 : P. GRAVELLE Eloi, directeur.

 

En 2007, le « Parc de la Pérelle » est un lieu de vie culturelle…

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS janvier 1938 p2 : entrefilet sur l’ouverture.

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p164 (4 lignes !)

 

 

 

RUE CRILLON, Paris (4°)

FOYER DON BOSCO POUR APPRENTIS

1938 - 1973

 

 

            A Paris, dans le quatrième arrondissement, au numéro 19 de la rue Crillon, près du Bassin de l’Arsenal, la dernière fondation acceptée en France par les salésiens avant la déclaration de guerre d’août 1939 se fit sur une œuvre de la « Société des Amis de l’Enfance pour l’Education et l’Apprentissage des Jeunes Garçons de la Ville de Paris ». Cette société avait été fondée en 1828 par Mr Achille Baublé, petit libraire parisien qui recueillait des orphelins et les plaçait chez des patrons alentour. En 1840, les jeunes se réunissent le dimanche dans un enclos de l’église Saint-Séverin, pour un peu d’instruction, une formation religieuse, et une petite assistance matérielle. En 1865, on installe l’œuvre sur un terrain vague de la rue Crillon : une « Société Civile » est fondée par le marquis de Mornay ; elle achète le terrain, construit, puis loue aux « Amis de l’Enfance », dont la société est « reconnue d’utilité publique » le 04 décembre  1887 par décret impérial de Napoléon III : elle accueille alors 200 garçons. En 1870, la guerre et la Commune vont arrêter quelque temps la marche régulière de l’oeuvre des apprentis. Mais on construira cependant un édifice pour loger 80 jeunes, grâce à la Comtesse Aimery de le Rochefoucauld. En 1895, Mme Jolibois lègue toute sa fortune et on continue de bâtir. L’inauguration des nouveaux bâtiments a lieu en 1898. Les jeunes sont alors accueillis vers 12 ans pour l’apprentissage. De 1901 à 1938, Mr René Renard sera le directeur de la maison ; il obtient l’aide des soeurs du Saint-Esprit pour la cuisine, la lingerie, et l’infirmerie : elle resteront 40 ans. De 1914 à 1919, les locaux sont réquisitionnés et deviennent  l’« Hôpital 140 », un hôpital auxiliaire. Puis le « Foyer des Amis de l’Enfance » reprend ... En 1938, les salésiens prennent en charge cette pension de famille pour apprentis ; elle deviendra le « Foyer Don Bosco ».

1938-1939 : P.BERNIER Jean-Baptiste, premier directeur salésien. La maison provinciale s’y transporte dès 1938, à la nomination du P. Moitel comme provincial. Les jeunes apprentis sont logés « Rue Crillon » et les jeunes ouvriers ou étudiants , « Rue des Chantiers », où s’installe alors P. Festou, provincial sortant. En 1939,  seul reste P.Moitel : les enfants sont évacués en province… En 1943, il y a 65 apprentis. De 1946 à mars 1950, la revue « Jeunesse et Missions » y est domiciliée, avec abbé Beslay, son responsable. A cette période, c’est aussi l’adresse du P. Leignel qui s’occupe des Coopérateurs et des Anciens élèves.

19  -19  : P. OHEIX Emile, directeur.

19  -19  : P. ROBINO Paul, directeur.

19  -19  : P. LABOUS Auguste, directeur. En 1951, la messe est redevenue quotidienne pour les 60 apprentis et les 15 anciens, sur insistance de nos instances de Turin….

1951-1957 : P. CENE Florentin, directeur. En 1952, « Oeuvres de Don Bosco » de la rue Crillon est la boîte « provinciale » du P. Le Boulch (à ne pas confondre avec « Oeuvres et Missions de Don Bosco » de la rue des Chantiers !). En 1954, il y a 85 garçons : en août, on organise un camp dans un chalet acheté à Montriond-le-Lac, dans les Alpes (Haute-Savoie), à 1100m d’altitude, non loin de Morzine et Avoriaz.

1957-1963 : P. DEAS Raymond, directeur.

1963-1969 : P. GUILLERM François, directeur. En 1964, on compte 96 apprentis (et 44 métiers !), selon P. Ange LORRE. Le 31 janvier 1965, en la fête de Saint Jean Bosco, Mr Triboulet, ministre, remet la « Coupe du Bon Goût Français » au Président et au P. Guillerm, directeur.

1969-1970 : P. LEFEBVRE Jean, directeur.

1970-1972 : P. DEAS Raymond, directeur.

1972-1973 : P. LECOMTE Hubert, dernier directeur salésien de l’œuvre. En 1973, les salésiens logent désormais au 13, place d’Aligre (app. 9 et 10) Paris-12° ; P. Lecomte continue la direction de l’œuvre pendant quelque temps. En 1976, l’adresse des « Amis des Œuvres Pour la Jeunesse »  (AOPJ) passe au 13, place d’Aligre.

 

 

 

 

 

Consulter

BS janvier 1939 p2 : entrefilet pour l’ouverture

BS janvier-févr 1940 p 13 : voyage autour de nos maisons

BS nov-déc-janv 1944 p160-161 : guerre

BS octobre 1955 p109-111 : historique et vie (très bon article)

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p174-177

BS avril-juin 1965 p13 : le Foyer Don Bosco à l’honneur

BS mars-avril 1981 p11 : le Foyer Crillon va renaître.

 

 

RUE DES CHANTIERS, Paris (5°)

PROCURE, MAISON DE FAMILLE

1938 - 1970

 

 

            A Paris, dans le cinquième arrondissement, au numéro 7 de la rue des Chantiers, non loin de la rue Crillon, mais de lautre côté de la Seine, cest le P. Festou, provincial sortant et nommé « procureur provincial », qui sy installe en 1938 et y finit son mandat de provincial. Cest une maison de famille, annexe de la Pension de famille pour apprentis de la « Rue Crillon » : les jeunes ouvriers ou étudiants de la « Rue Crillon » sont logés ici pour être séparés des jeunes apprentis. Dès janvier 1947, le « Bulletin Salésien Français » y a son adresse. En 1950, la maison (toujours en partie « annexe de Rue Crillon ») est désormais « officiellement » la « Procure Don Bosco » avec adresse : « Oeuvres et Missions de Don Bosco au 7 rue des Chantiers à Paris 5° » ; c’est aussi la nouvelle adresse de « Jeunesse et Missions » avec, pour responsables, P. Jules-Marie BESLAY, puis Mr Georges VILAINE et P. Angelmont GARNIER. P. Garnier sera ensuite détaché, avec P. Emile BOURDON, au « service-Jeunes » de la Propagation de la Foi (la PF !) au 5, rue Monsieur dans le cinquième arrondissement [organisme dépendant directement des évêques de France].

1952-1954 : P. GARNIER Angelmont, directeur. C’est l’époque du « Centre-Compagnons » avec Mr Bernard MICHEL… , du centre des « Amis de Dominique Savio » avec P.Georges LAIRESSE (jusque vers 1967)), et du « Centre audiovisuel » avec PP. Garnier et Henri GUERRIER… En 1954, P. Jean DUPONT est nommé « Commissaire en chef de l’année Dominique Savio » : la brigade des « affectés spéciaux » s’augmente !

1954-1955 : P. MAZE Yves, directeur. Mr Henrique PORRAS, coadjuteur salésien espagnol exilé, arrive en 1954, et quittera en1958 pour rejoindre Fontanière.

1955-1957 : P. GUILLERM François, directeur. Il y a toujours le P. Jean Dupont.

1957-1958 : P. DARBLAY Pierre, directeur. En 1956, une exposition missionnaire est organisée à Nantes du 17 octobre au 04 novembre : P. Gilles PINCE y est chargé des missions salésiennes.

1964-1965 : P. LE BOULCH Adolphe, directeur. En 1967,  les « OMDB » ont leur nouvelle adresse au 393 rue des Pyrénées-Paris-20°.

En 1967-1968, PP. Joseph JEGOU et Pierre PERRO sont les seuls occupants salésiens.

1968-1969 : P.  CORRE René, directeur.

1969-1970 : P. JUNG Jean-Pierre, directeur.

En  1970, la communauté quitte pour le 8, rue du Chemin Vert-Paris (11°).

 

 

 

 

 

 

Consulter

BS nov-déc-janv 1944 p161 : procure et maison de famille (filiale de Crillon)

BS avril 1950 ..: (nouvelle) adresse de « Jeunesse et Missions »

BS janvier 1951 p5 : entrefilet sur l’ouverture (officielle) de la Procure

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p176

BS avril-juin 1967 : passage des « OMDB » au 393 rue des Pyrénées

 

 

 

Meudon (Hauts-de-Seine)

ORPHELINAT SAINT-PHILIPPE

1939 - 1947

 

 

 

            A Meudon (à l’époque, Seine-et-Oise, diocèse de Versailles, aujourd’hui Hauts-de-Seine, diocèse de Nanterre), sur les hauteurs de Fleury-Meudon, la Duchesse de Galliena avait fait construire, puis inaugure en 1888, une maison pour accueillir des orphelins et des personnes âgées ainsi que les Frères des écoles chrétiennes. Vers 1937, la Maison Saint Philippe, dans une vaste propriété et des locaux spacieux, est surtout connue pour son  école dhorticulture réputée et les Spiritains sollicités pour reprendre lœuvre, ny restent pas longtemps (plus tard, ils reprendront  et développeront le site avec leur association « Les Orphelins-Apprentis dAuteuil »). En 1938, trois salésiens (PP. Marcel PREVOST et Maurice LAMOUR, et le coadjuteur Charles STIEN) y sont envoyés par P. Moitel, leur provincial, pour rendre les services que réclamait le départ des spiritains : ils resteront trois mois, cantonnés dans des tâches annexes, à observer. Ils sont finalement conduits à se retirer Le chef-jardinier, Mr Caroli, était un homme très compétent et son école dhorticulture était bien tenue, mais il nétait pas commode comme pseudo-directeur ! Pourtant les négociations reprendront, sur intervention du duc dAudiffred-Pasquier. Et en septembre 1939, les salésiens prennent la maison en charge. En fait, il n’occuperont guère qu’un tiers des bâtiments, un deuxième tiers étant réservé aux Sœurs bénédictines (Monastère accueilli de1938 à 1951), et le dernier tiers étant « occupé » (pendant les temps de guerre)  par la radio de la D.G.S.E.

1939-1941 : P. PANSARD Louis, premier directeur salésien. Il est à la fois le directeur de la maison de Giel (dans l’Orne) et de Meudon. Tout en restant à Giel, il ravitaille son « annexe » de Meudon, qui n’est qu’une école d’horticulture. P. Raymond PELLETIER est économe sur place et fait fonction de directeur. Il est aidé des abbés René BELLOUET, Auguste LABOUS, Joseph KERVELLA, et du coadjuteur Charles STEIN. Seul l’abbé Labous restera plus d’un an à Meudon.

1941-1945 : P. LEIGNEL Gérard, directeur. En 1942, on ouvre, avec 30 élèves, un primaire préparant le DEP et le CEP ; il y a aussi 70 jardiniers. La fête de la Saint-Fiacre du 30 août 1942 prend un air vraiment joyeux et salésien : grand’messe, vin d’honneur, déjeuner en commun, puis jeux multiples et variés avec récompenses, et enfin soirée récréative. Cette année-là, on lance aussi le sport avec le basket-ball et le football, et l’athlétisme avec le disque, la perche et les courses. La communauté est composée des PP. Gérard DESBONNET (économe), Paul ROBINO (catéchiste), GENYIES (confesseur), et des abbés Jacques COLLIN et Achille DUPUIS (pour les apprentis), de l’abbé  Paul RENAUD et du coadjuteur Jean BOGUAIS (pour les primaires), et de six postulants : RENAUD, POITEVIN, , BROHAIN (qui décède !), et 3 autres qui deviendront salésiens : René ATTIMONT, Philippe CARLIER, et  Michel LIROT. En 1944-1945, il y a 13 confrères.

1945-1947 : P.GUILLERM Maxime, directeur. Le futur pape Jean XXIII, Mgr Roncalli, venait volontiers à Meudon, du temps du P. Maxime Guillerm. En 1945, la communauté est constituée des PP. Gérard BOURDON (économe), André GEBEL (catéchiste), de Mr BROUSSE (horticulteurs), des abbés Claude AUGER et Paul RENAUD (primaires), Georges LORRIAUX (apprentis), et des démobilisés : Auguste ETRILLARD, Aimé LE GALLOU, Paul ROBINO.  Pour l’année scolaire 1946-1947, P.Maxime Guillerm reste seul, un an, avec les pères spiritains (P. Chenu) qui reviennent prendre la maison en charge. En juillet 1947, P. Gebel organise une dernière colonie de vacances avec les jeunes ... à Pleubian. En 1947, les salésiens quittent donc Meudon. En 1951, les bénédictines partiront s’installer à Vauhallan (Essone) : Abbaye Saint-Louis-du-Temple, Hameau de Limon, 91430 VAUHALLAN. Les spiritains récupéreront alors la totalité de la maison…

 

 

 

 

Consulter

BS juin-juillet 1941 p ..: entrefilet sur la reprise

BS novembre-déc-1943-janvier 1944 p160 : guerre 

BS février-juillet 1944 p182-183 : vie à la salésienne

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p177.

 

 

 

Sidi-Yahia (Maroc)

PAROISSE SAINTE-JEANNE-D’ARC

1939 - 1970

 

 

A Sidi-yahia -du-Rharb (Maroc, diocèse de Rabat), à 28 km de Kénitra, dans le bled, les salésiens vont desservir cette localité dès leur arrivée à Port-Lyautey en 1937. En 1939, les salésiens acceptent officiellement cette paroisse Sainte-Jeanne-dArc comme annexe de Port-Lyautey (Kénitra). Il n’y a ni église ni presbytère : ils seront bâtis plus tard grâce aux colons …

En 1946-1947, les salésiens sont déchargés de Sidi-yahia... !

En 1947, P. Pierre L’HOSTIS, arrivé à la communauté de Port-Lyautey, est chargé de Sidi-yahia : il fait la route à vélo (28 km), puis en train, puis rapidement se décide à habiter Sidi-Yahia. : il y fera construire le presbytère, devenant « le curé-bâtisseur ».

1951-1957 : P. L’HOSTIS Pierre, curé. A partir de 1951, l’annuaire provincial répertorie Sidi-Yahia comme implantation à part entière. En 1954, Sidi-yahia est rattaché à Sidi-Slimane, qui est désormais érigé en communauté salésienne officielle. En 1955, c’est le lancement du « Centre de Tazi ». Le 02 mars 1956, le Maroc devient indépendant : cette année-là, l’annuaire provincial indique Sidi-yahia séparément de Sidi-Slimane ; le curé dessert en plus deux annexes : Sidi-Allal-El-Tazi et Moghrane. En 1957, c’est la fin officielle du « Protectorat français » sur le Maroc, et P. L’Hostis part au Brésil (quelques mois !), puis en Corse, puis en Algérie (Kabylie) où il vivra les mêmes déchirements qu’au Maroc [rentré en France en 1962, il prendra un peu le large… avant de revenir dans le giron salésien].

1957-1964 : P. DANTEC Eugène, curé. Il réside toutefois à Kénitra. En 1960, c’est le départ des militaires français, puis des commerçants et des employés. En 1964-1965, Sidi-Yahia n’est plus sur l‘annuaire salésien.

1964-1970 : P. AUTRET Guillaume, au départ du P.Dantec pour l’Afrique Noire, assure le service de Sidi-Yahia, à partir de Kénitra. Ensuite, les confrères de Kenitra y continueront un peu de ministère jusque dans les années 1990…

 

 

 

 

Consulter

BS janvier 1953 p20-21 : Kénitra

BS janvier 1956 p6: lancement du centre de Tazi

DBF-Province Saint-Denis (grand format) N°2-année 1955-56, 20 décembre 1955 p19

DBF 91 octobre 1980 : Pierre L’Hostis, soldat inconnu de l’Eglise.

 

 

 

 

 

Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne)

ECOLE PRIMAIRE SAINT-PIERRE

1941 - 1950

 

 

            A Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne, diocèse de Toulouse), coquette petite ville sur les bords du Tarn, au nord du département, à 30 km de Toulouse, au canton de Castelnau-Magnac, arrondissement de Tarbes, il y avait une école libre dirigée par des Frères. Une donation proposée par Mme Albert MARCHET fut acceptée en 1934 par Don Ricaldone… En 1939, on presse les salésiens... Don Ricaldone autorise alors des constructions.

1939-1940 : P. FAURE Casimir, directeur, seulement pour l’annuaire provincial ! Mais la maison reste dirigée par un Frère âgé et souffrant, qui mourra en 1942. Fin 1940, le père salésien Auguste ARRIBAT vient à Villemur pour voir les travaux et songer à la « nouvelle école catholique » ! Un bâtiment neuf est en construction, avec de grandes baies vitrées, de larges couloirs, et une cour de récréation spacieuse.

Le 08 septembre 1941, un premier salésien (lequel ?) arrive pour seconder le Frère directeur.

1942-1947: P. ARRIBAT Auguste, premier directeur salésien effectif. Venant de la maison salésienne de Millau (Pensionnat du Sacré-Cœur) que les salésiens quittent « faute de personnel »… il arrive le 17 septembre 1942 avec un wagon de matériel pour achever l’installation de la nouvelle école primaire et de l’internat : ce sera « l’Institution Saint-Pierre ». La rentrée de 1942 se fait avec 85 élèves en 4 classes. En septembre 1943, le jeune profès Eugène OBRI arrive du noviciat  et restera jusqu‘en 1947 ; Maurice LAGER, coadjuteur, arrive également, mias comme réfractaire au S.T.O. : il y restera jusqu’en 1949. Durant la guerre, P. Arribat accueillera quelques enfants juifs, et momentanément quelques familles israëlites.  A Pâques 1944, un détachement allemand SS de la division Das reich réquisitionnent les locaux, mais P. Arribat réussit à garder l’usage des dépendances : les internes iront coucher dans le ferme de l’école à 3 km de là ; au débarquement allié, les allemands quittent brusquement ; Paul SUTTER, un élève israëlite était sorti imprudemment : son corps fut retrouvé peu de temps après, martyrisé par les allemands ; le 20 août 1944, une colonne allemande en déroute tue 18 personnes au village voisin de Villaudric, et quelques autres à Villemur (la colonne allemande « se rendait », mais la Résitance lui avait alors tendu un guet-apens !).

1947-1950 : P. ROSSI Joseph, directeur. En 1950, les salésiens quittent l’école Saint-Pierre de Villemur, florissante avec 150 élèves et un cours supérieur très apprécié : elle est remise à l’autorité diocésaine.

Aujourd’hui, « l’école est fermée et l’œuvre matérielle a disparu ».

 

 

 

 

Consulter

BS juin-juillet 1941 p11 : on construit; une oeuvre intéressante s’ébauche

BS décembre 1941 p4 : ouverture

Histoire des fondations salésiennes de France, JM. Beslay, tome III p165 (3 lignes !)

DBF 92 janvier 1981 p23-26 : Don Bosco à Villemur/denière guerre (E.Marchet)

La bon Père Arribat à Villemur-sur-Tarn, plaquette polycopiée, deMaurice LAGER

C’est si simple d’aimer : le Père Arribat, par E.Phaippou, 1987, 196 pages.

 

 

Sion (Suisse)

INSTITUT SAINT-JOSEPH

1941 - 1998

 

 

            A Sion (Suisse, canton du Valais, diocèse de Sion), existait un orphelinat agricole pour la formation professionnelle des ruraux d’alentour. Fondé en 1857, sur la commue de Grimisuat, au lieudit « es Places », il n’avait débuté qu’en 1858 avec les Frères de Marie et six enfants. En 1862, ils étaient 24. En 1870, le Frères furent remplacés par les Sœurs d’Ingenbohl qui déménageront l’orphelinat sur Sion, dans le quartier Saint-Georges en 1881, avant de le quitter en 1897. L’abbé diocésain Jean en devient le directeur. Dès 1895, de l’aide avait été demandée aux salésiens ; en 1901, un nouveau contact fut pris avec P. Noguier de Malijay, mais « Turin » refuse en 1902. En 1908, une convention est signée entre l’abbé Jean et les Sœurs de Saint-Joseph d’Annecy pour le service intérieur de l’établissement. En 1929, l’orphelinat est confié aux Frères de Saint-Vincent-de-Paul pour six ans ; puis les lazaristes s’en occuperont un temps. En 1941, l’abbé Moix y travaille seul, épuisé dans cet orphelinat, et les salésiens vont le prendre en charge à la demande de l’évêque, Mgr Bieler. Ce sera « l’Institut Saint-Joseph », considéré d’abord comme une filiale de Morges. Un contrat est signé avec l’évêché, le 11 février 1941 à Lyon (salésiens) et le 02 septembre 1941 à Sion (évêché).

1941-1946 : P. KREYENBUHL Vincent,  directeur. Il est aidé de labbé Jean-Joseph GRAND et dun aspirant venu de Morges. En 1941, la reprise se fait avec 20 orphelins qui suivent les cours primaires de la Ville et passent le reste du temps à lorphelinat. Dès 1941, on fait la première colonie à Vernamiège, pittoresque village au flanc du Val d’Hérens (1.400 m), dans l’école du village où les habitants feront ensuite don d’un terrain. En septembre 1941, un instituteur du « Département Scolaire du Valais » vient faire classe dans l’orphelinat : il est payé par le Canton. En 1944, les Sœurs de Saint-Joseph d’Annecy sont remplacées par les Ursulines. En 1945, on acquiert la propriété voisine ; il y a 30 élèves et on ébauche aussi une pension d’étudiants avec 5 jeunes. Le 30 mai 1946, le premier contrat avec l’évêché est remplacé par un nouveau contrat.

1946-1948 : P. GAUTHIER Pierre-Marie, directeur. Il décède en décembre 1948, et P. Pierre CONCONI assure l’interim jusqu’à la rentrée suivante. P. KREYENBUHL resté sur place, est économe et le restera jusqu’en 1950. En 1946, on achète le chalet d’Arbaz. Cette anné-là, deux tremblements de terre ont leur épicentre à Sion ! Le 24 août 1948, le Sœurs Salésiennes remplacent les Ursulines.

1949-1951 : P. TISSOT Maurice, directeur.

1951-1955 : P. ROSSI Joseph, directeur.

1955-1961 : P. PINOT Adrien, directeur. La Suisse est désormais sous la juridiction de la Province salésienne de Paris. En 1957, il y a 90 élèves. Le 12 octobre 1958, soit 6 années après l’arrivée des salésiens, la maison est enfin érigée canoniquement, mais la demande de révision du contrat avec l’évêché, datée du 03 mars 1958, n’aboutira qu’avec le nouveau contrat de 03 mars 1962 !

1961-1962 : P. LABOUS Auguste, directeur.

1962-1970 : P. HANNAUER Paul, directeur. En 1966, il y a 120 élèves (primaires et secondaires). En 1967, les internes peuvent désormais rentrer chez eux pour les fins de semaine. En 1969-1970, on construit un nouveau bâtiment.

1970-1976 : P. VOILLAT Vincent, directeur. La diminution des effectifs commence en 1971, et en 1973, le canton modifie les cycles scolaires et supprime les « classes de principe ».

1976-1984 : P. LAGGER Germain, directeur. C’est le premier supérieur suisse de la maison ! A la rentrée 1979 : il y a seulement 64 élèves en 3 classes ; on ouvre cependant, à la rue du Vieux Moulin, un « Centre de diffusion de la presse salésienne » pour la Suisse Romande ; on loue la Villa Meckert à la ville de Sion pour un nouveau centre de jeunes ; et le châlet d’Arbaz est rouvert, réaménagé ; P. Jean-Joseph GRAND lance un groupe de coopérateurs. En 1981, la ferme est vendue à la Caritas.

1984-1988: P. CORNET Jacques, supérieur. En 1986, l’oeuvre est définitivement abandonnée : la commune utilise les classes, et la « Communauté Don Bosco » habite désormais au 8, rue du Vieux Moulin, les confrères ayant une insertion pastorale nouvelle en services paroissiaux.

1988-1998 : P. PINTARIC Etienne, directeur. En 1988, la communauté se déplace à nouveau pour s’installer au 44, rue du pré d’Amédée. En 1998-1999, la communauté comprend 3 résidents (PP. Pintarec, et Devos, et le coadjuteur Bernard MICHEL) et un « rattaché », P. Vincent VOILLAT (à Cresier-Neuchatel). En 1998, la communauté est fermée : P. Pintaric va demeurer sur Sion jusqu’en 2002, en retournant habiter à l’Institut Saint-Joseph (8, rue du Vieux Moulin). Les deux autres confrères résidents partent : P. Devos dans la nouvelle communauté de Noisy-le-Sec (banlieue parisienne), Mr Bernard MICHEL à « Paris-Maison Provinciale ».

 

 

 

 

Consulter

BS juin-juillet 1941 p13 : ouverture

BS oct-nov 1941 p15-16

BS mars 1948 p80-81

BS janv-févr 1980 p9

La présence salésienne en Suisse Romande, Pierre Donnet, mémoire-Benediktbeuern-1985 : p27sq

 

 

 

 

Toulouse (Haute-Garonne)

PAROISSE SAINT-AUBIN

1943 – 1978

 

 

            A Toulouse (Haute-Garonne, diocèse de Toulouse), la paroisse Saint-Aubin était une paroisse populaire, et l’une des plus importantes de la ville. Le presbytère était au 45, rue Riquet, et l’église, vaste (100x32,5m) mais inachevée, avait été consacrée en 1853. L’installation du premier curé salésien, le P. Dalloz, fut présidée le dimanche 08 janvier 1943 par l’évêque, Mgr Saliège.

1943-1947 : P. DALLOZ Paul, premier curé salésien. Sa nomination officielle ne viendra que le 15 août 1944. Il succède, comme curé, au chanoine Roucolle, et dès le 23 mai 1943, il inaugure, dans l’église, la chapelle à Saint Jean Bosco. . En 1945, P. Antoine GALAS est vicaire de la paroisse et la communauté salésienne est érigée canoniquement. P. Dalloz quittera les salésiens en 1947…

1947-1955 : P. GAUDILLIERE René, directeur et curé. En 1947, naît le bulletin « Chrétienté ». En 1948, ce sont les grandes festivités en l’honneur de Saint Jean Bosco. P. Joseph GAUTHIER arrive comme vicaire de 1950 à 1953. En 1951, les grandes festivités sont en l’honneur de Saint Dominique Savio, et on fait le premier camp Don-Bosco dans les environs de Chamonix, aux Houches, non loin d’un groupe de chalets ‘Le Paradis’ : c’est un camp d’adolescents et de jeunes. Le 30 mars 1952, on inaugure le Foyer Don-Bosco, centre d’éducation populaire, dans la crypte de Saint-Aubin.

1955-1956 : P. RIVAT Jean-Baptiste, directeur. P.Gaudillière demeure curé.

1957-1958 : P. GAUDILLIERE René, directeur et curé.

1961-1965 : P. PONS Marcel, directeur et curé. En 1963,  on inaugure de nouvelles orgues à l’église Saint-Aubin, et cette même année, on ouvre au Houches le ‘Centre d’adolescents’, en collaboration ave la JOC : c’est le C.I.A.L.C. dont l’adresse : « 45, rue Riquet à Toulouse ».

1965-1972 : P. GEBEL André, directeur et curé.

1972-1978 : P. LASSERRE Jacques, directeur et curé. De 1972 à 1975, P. Marcel JACQUEMOUD est à la paroisse voisine Sainte-Thérèse de Toulouse (59, av. Jean Rieux). De 1972 à 1978, P. Michel AMIL est à la paroisse Saint-François d’Assise de Toulouse (31, av. Raymond Naves). En 1974, l’annuaire provincial note, pour cette communauté salésienne : ‘Oeuvres de Don Bosco’ et non plus ‘Paroisse Saint-Aubin ». Le 04 juin 1978, les salésiens (PP. Prigent, Neyret, et Lasserre) quittent Toulouse après 35 ans de présence.

 

 

 

 

 

Consulter

BS nov-déc-janv 1944 p94 et p102-103 : ouverture

BS mars 1948 p83 : festivités sur 2 jours en l’honneur de Saint Jean Bosco

BS juillet 1951 p86-89 : festivités en l’honneur de Saint Dominique Savio

BS juillet 1952 p76-77 : Foyer Don Bosco dans la crypte St Aubin

BS janvier 1955 p20-21 : semaine Dominique Savio

BS janvier-mars 1964 p14-18 : Saint Jean Bosco au pays du Mont-Blanc (historique/Les Houches)

BS avril-juin 1964 p12-13 : nouvelles orgues

BS juillet-août 1978 p8 : adieux à Toulouse

BS mars-avril 1991 p29 : à Toulouse, le gâteau des 20 ans (anciens du Foyer de la Crypte)

 

 

LE RUISSEAU, Alger (Algérie)

PAROISSE SAINTE-MONIQUE, LE RUISSEAU

1945 - 1958(+)